Veillez à ce que personne ne vienne à se soustraire à la grâce de Dieu ; qu’aucune racine amère ne se mette à pousser, à causer du trouble et à infecter ainsi la communauté. (Hébreux 12.12-17 "v. 15")
2026-06-04
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Jeudi 4 juin 2026
Cette marche ne mène pas nulle part. Il est donc urgent de persévérer, de manière non solitaire, mais solidaire. Tous sont athlètes, dans cette course, même le boiteux. Chose étonnante, le faible est ici non seulement préservé d’une sortie de route, mais appelé à guérir. Hier, les yeux fixés sur Jésus, aujourd’hui, les yeux fixés les uns sur les autres. L’un n’empêche pas l’autre. La communauté est, en tant que telle, lieu de vigilance mutuelle. Tous sont littéralement appelés à une forme d’« épiscopat » pour que chacun parvienne au but. La vigilance porte sur les dangers de laisser monter une amertume contagieuse, telle celle qui a entravé la marche des Hébreux au désert. L’Église aussi est menacée de cette maladie aujourd’hui. Antidote : poursuivre cette paix déjà donnée. Entrer en processus et non en procès. Ne point brader la grâce. Comment renoncer à sa filialité ? La figure d’Ésaü vient exemplifier ce choix fatal, mais pour le rendre autant impensable qu’impossible.
Jean-Baptiste Lipp
Prière: Psaume 129
Strophe d'un cantique: Nos faibles mains se lassent de combattre, nos tristes coeurs se lassent d’espérer. Viens sans retard, oh viens nous délivrer ! Notre courage est si prompt à s’abattre, notre courage est si prompt à s’abattre. ALL 31-25,3