Le temps de Carême

Carême, ce temps liturgique de 40 jours qui précède Pâques. 40 jours qui font référence aux 40 jours que Jésus a passé dans le désert sans manger. Ce temps a un fort ancrage dans la tradition catholique, que l'on associe notamment au jeûne.
Côté réformé, s'il est tenu à distance pour des raisons théologiques de salut par la grâce (sola gratia), il connait un regain d'intérêt en particulier chez les jeunes et se traduit aujourd'hui fortement autour des notions de temps pour ralentir, pour faire le tri et de temps pour revenir à l’essentiel, à la sobriété. 
Une invitation à prendre soin de son intériorité, à s’interroger sur ses priorités, à cultiver la solidarité. 

Ce chemin vers Pâques peut devenir un espace de respiration, de méditation et de recentrement dans un quotidien souvent surchargé. 
En 2026, le carême commence le mercredi 18 février. 


Billet spirituel : Je veux plus de carême dans les millefeuilles¹ (journal 24heures en date du 14.02.2026)

Le mercredi des Cendres, le 18 février prochain, nos frères et sœurs catholiques entreront en carême. Pour les orthodoxes, ce sera le lundi 23 février, appelé « Lundi pur », premier jour du grand carême.

Même si plusieurs paroisses protestantes célèbrent le mercredi des Cendres par un office des Cendres, le carême et ses quarante jours de jeûne et de pénitence ne font pas vraiment partie de « l’ADN » protestant, bien que cette période avant Pâques ait de tout temps été liturgiquement marquée dans le calendrier. La raison en est théologique : les Réformateurs suspectaient que les fidèles accomplissaient, pendant cette période, des actes de pénitence dans le seul but de gagner leur salut.
Loin de ces considérations théologiques, les sociologues ont remarqué une nette recrudescence des pratiques de sobriété et de modération pendant le carême, notamment chez les jeunes, d’autant plus lorsque le carême coïncide avec le mois du jeûne du ramadan, comme ce sera à nouveau le cas cette année (du 17 février au 19 mars).

Faut-il y voir le besoin de s’alléger ?
Pour s’alléger, l’Évangile nous propose une méthode : « Commencer par soi. » S’alléger pour distinguer l’essentiel du superficiel, pour se consacrer sans modération à l’émerveillement, à la gratitude qui, comme l’écrivait Nicolas Dieterlé, est le « seul remède au désarroi ».

Décidément, oui… je veux plus de carême dans les millefeuilles !

Jean-François Ramelet Pasteur, responsable de l’esprit sainf.

¹- Clin d’œil au premier «seul en scène» de l’humoriste et comédien François Silvant
Source - billet spirituel publié le 14.02.2026 dans l'édition du 24heures 


Toutes les actualités en lien avec le Carême

Du 18 février au 2 avril 2026 

Pensée du jour

Il y aura un lieu de refuge pour tout meurtrier. (Deutéronome 19.1-13 "v. 3")

Lire la suite Proposé par : Pain de ce jour