Vos lieux de culte

Le Conseil exécutif de l’Église réformée vaudoise

Le Conseil synodal est composé de sept membres (3 ministres et 4 laïques) élus par le Synode. Il élabore le programme de législature pour 5 ans et exerce la direction générale de l’EERV.

Les compétences principales du Conseil synodal sont énumérées à l’article 19 du Réglement général d'organisation (RGO) de l'EERV.
En tant que direction collégiale, le Conseil synodal est l'instance exécutive, de surveillance et d'administration.

Il a la charge notamment de :
- veiller au développement de la vie spirituelle et communautaire de l’Eglise,
- élaborer le programme de législature et coordonner l’ensemble des activités de l'EERV, 
- proposer un programme acté par le Synode et mis en œuvre par des directives, décisions ou actions, déclinées par ses pôles de compétences (Services et Offices cantonaux, services communautaires, Régions, etc.) 
- mettre en œuvre les décisions du Synode et lui rendre compte de sa gestion
- veiller à l’organisation et à la coordination des Régions
- représenter l’EERV y compris l’ensemble de ses lieux d’Église et de ses structures de coordination à l’égard de l’État, des communes, des autres Eglises et communautés religieuses et des tiers.  
- représenter l’EERV dans son rôle d’employeur des ministres et des laïcs salariés ;
- établir le budget et les comptes, ainsi qu’assurer la gestion des finances de l’EERV.

Les conseillères et conseillers synodaux dirigent chacune et chacun un Office et/ou service de l'EERV.

Nouvelle composition du Conseil synodal au 1er septembre 2023

Anne Abruzzi, présidente
Vincent Guyaz, vice-président
Christian Daenzer, trésorier 
Michel Blanc, conseiller synodal
Laurence Bohnenblust-Pidoux, conseillère synodale
Philippe Leuba, conseiller synodal
Laurent Zumstein, conseiller synodal

Le dernier billet du Conseil synodal paru dans le Journal réformés.ch :

Pour gouverner après Pâques
Vincent Guyaz, conseiller synodal - numéro d'avril 2024 

TRANSFORMATION – Notre Eglise se prépare à tenir ce mois d’avril un Synode important pour faire évoluer sa gouvernance. C’est-à-dire, redéfinir ensemble notre organisation pour assumer notre mission dans ce canton avec les ressources qui sont les nôtres : témoigner, célébrer, encourager, aider, accompagner, inspirer, soutenir, interpeller… et tant d’autres responsabilités confiées par le Christ à son Eglise. Concrètement, il faudra définir la taille d’une paroisse, les spécificités de ministères, les prérogatives des un·es et des autres… 
Quand je relis l’histoire de la jeune Eglise dans le livre des Actes des apôtres, je suis frappé par deux choses : 
– Les équipes de Paul s’embarquent pour des voyages qui vont durer des années. Pas juste un mois et on revient ! Le Souffle de Pâques nous pousse à une vision qui porte plus loin que les deux prochaines saisons qui nous préoccupent. Il ne s’agit pas seulement de décider où auront lieu les confirmations en 2026, mais de déterminer qui pourra offrir du catéchisme dans quel territoire ces vingt prochaines années !
– Les jeunes communautés développent une audace généreuse : à Antioche, on envoie en voyage missionnaire près de la moitié du colloque ministériel vers de parfaits inconnus. Sans avoir calculé les pourcentages qui resteraient pour faire vivre la paroisse. Par conviction et désir de témoigner au-delà du cercle ordinaire.

Puisse le récit des Actes nous inspirer non seulement au Synode, mais dans tous les lieux que nous fréquentons, dans la confiance que le Ressuscité reste présent à son Eglise.  

Serrons-nous la ceinture !
Michel Blanc, conseiller synodal - numéro de mars 2024 

ENDURANCE Le chemin est exigeant, les nuits de réflexion sont encore longues jusqu’au dimanche de Pâques. Comment faisaient nos aïeux et aïeules pour supporter ces 40 jours de jeûne ? J’avance, je tâtonne année après année. Sous toutes ses formes, le jeûne est au menu, si j’ose dire, de la plupart des religions. Lectures philosophiques, méditations, l’encadrement de notre corps, que nous croyons en souffrance, nous semblent importants. Et pourtant les exercices me démontrent justement que le corps ne souffre pas, au contraire ! Il se réjouit de cette mise au repos, de ce nettoyage. Plus simple pour moi que ces éternels régimes calculateurs, où mon poids fait du yo-yo. Oui, c’est cela : une souffrance présagée se transforme en allègement, en délivrance, en purification. 
C’est l’image que j’ai aussi du week-end de Pâques, du vendredi qui nous rappelle notre austère humanité au dimanche où l’annonce de la résurrection nous fait rayonner de joie. 
Se serrer la ceinture pour mieux déguster ; économiser pour s’offrir un plus gros cadeau ; le bon sens qui règle nos habitudes : cela me fait rêver que la période que nous vivons dans notre Eglise est peut-être le présage d’un avenir décoiffant ? Avec vous tous et toutes, nous y arriverons !  



Conseils d’Eglise : je participe !
Anne Abruzzi, présidente du Conseil synodal - numéro de Février 2024 

SERVIR Oui, j’ai envie de participer à un conseil, parce que j’aime mon Eglise et je souhaite servir. Quelle reconnaissance pour toutes celles et tous ceux qui font ce pas. Il est aussi essentiel, au-delà de cette reconnaissance, que tous ces engagements se vivent dans la joie et aient du sens. 

Je suis convaincue que c’est possible lorsque nous rejoignons un lieu d’Eglise dont la mission correspond à nos valeurs, à ce qui nous tient à cœur. Les lieux où servir sont si variés, que ce soit dans un conseil paroissial en étant proches de nos concitoyens et concitoyennes, dans un conseil régional avec des tâches organisationnelles ou encore dans un conseil qui soutient la mission dans le domaine cultuel, de la diaconie, de la formation ou encore du partage et des échanges au-delà de nos frontières. Grâce à l’engagement de chacune et chacun, notre mission au service de toutes et tous peut se poursuivre. 

Alors posons-nous ces questions : quels sont mes dons ? Qu’est-ce que j’ai envie d’apporter en participant ? Est-ce que cela correspond aux attentes du lieu ? En effet, cette rencontre, cette adéquation entre ce que j’ai à donner et ce que l’autre a besoin de recevoir est primordiale. C’est elle qui permet à mon engagement d’être porteur de vie, d’être un « oui », décidé en toute liberté, dans le respect de qui je suis et de qui sont les autres. 
C’est alors que le service se vit dans la joie d’offrir, de faire fructifier nos dons et que la volonté de Dieu est faite et devient fête. 
 www.eerv.ch/participer  


La lumière de Noël… l’obscurité d’un monde en guerre
Philippe Leuba, conseiller synodal - numéro Décembre 2023- Janvier 2024  

GUERRES « Un enfant nous est né… » chanteront les chrétiens pour célébrer l’espérance de Noël. « Un enfant nous est né… », placer notre espérance dans cette naissance alors que des milliers d’autres bébés meurent au Proche-Orient ou en Ukraine, n’est-ce pas illusoire et dérisoire ? Comment les chrétiens peuvent-ils encore avoir la foi alors que le message de cet enfant qui nous est né paraît tellement absent de ce monde ? Face à la folie du monde, ne nous reste-t-il que la foi du charbonnier ? Non ! Cet enfant qui nous est né n’est pas venu éradiquer la violence ou la folie du monde. La naissance qui fonde notre espérance s’est accompagnée du massacre des enfants jusqu’à  2 ans, ordonné par Hérode dans tout le territoire de Bethléem. Il a fallu que cet enfant qui nous est né subisse jusqu’à la crucifixion pour parfaire l’espérance qu’il lègue au monde. 
Mon Royaume n’est pas de ce monde. La folie du monde n’est pas la démonstration de l’inexistence de Dieu. Elle est, au contraire, la concrétisation de l’imperfection humaine et renvoie à son opposé : la sagesse de Dieu. Elle révèle douloureusement l’extraordinaire portée du sacrifice du Christ et de la promesse qui l’accompagne : d’un monde ô combien imparfait, par et au-delà de la résurrection, le Règne. 
Cet enfant qui nous est né est aussi celui qui a dit : « En ce monde, vous êtes dans la détresse, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »


Le temps de gouverner
Laurence Bohnenblust-Pidoux, conseillère synodale - numéro de novembre 2023 

RÉCITS Les élections fédérales sont derrière, c’est le temps pour les élu·es de délibérer, d’évaluer et de voter pour le bien de notre pays. Le Synode vaudois discute notamment du dossier « gouvernance ». 
Pour parler gouvernance, trois récits bibliques me viennent à l’esprit. 
La prière de Salomon : « Il te faudra donner à ton serviteur un cœur qui ait de l’entendement pour gouverner ton peuple, pour discerner le bien du mal… » (1 Rois 3, 9). Discerner le bien pour l’aujourd’hui. Le bien et le mal sont des concepts éternels, lorsqu’ils touchent à la dignité, à l’intégrité des personnes, à la nature ; et contextuels, dans le cadre de structures, de visions et de mission. 
Et puis l’injonction de Jésus, après avoir lavé les pieds de ses amis : « Si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13, 14). Ouvrir ainsi son angle de vie et agir pour le bien commun du plus grand nombre. 
Enfin, le message de Paul : « Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des apôtres, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues… » (1 Corinthiens 12, 27-28). L’unité du corps repose sur la spécificité de chacun·e. Il n’est pas bon qu’une seule personne condense en elle tous les tâches, fonctions et rôles. 
Nous sommes invité·es à gouverner, en discernant le bien dans l’aujourd’hui, en agissant les un·es pour les autres, et en vivant l’unité dans la diversité !


Quelle image les ados ont-ils de Dieu ?
Vincent Guyaz, conseiller synodal - numéro d'Octobre 2023 

ÉLECTROCHOC Je repense à un entretien de préparation aux Rameaux avec une jeune fille, il y a quelques années : « En fait, je crois que Dieu est un Etre généreux, bon, patient et toujours présent à nos côtés… Et ce n’est pas ce que j’ai toujours perçu au caté… » 

Ce bilan, à quelques jours de la confirmation, a constitué un électrochoc : quelle image avais-je véhiculée ? Moi, mais aussi toute l’équipe de collègues, de Jack’s, de paroissiens… 
D’un côté, je me réjouissais de cette confession de foi d’une jeune fille qui s’appuyait sur cette confiance fondamentale de la grâce offerte en Jésus-Christ et, en même temps, j’entendais que notre programme de caté n’y avait pas forcément beaucoup contribué… 

Ces jours d’automne où de nombreux groupes d’enfants, de préados et de jeunes se retrouvent pour un programme, un parcours en vue des Rameaux, un weekend ou un camp, je me rappelle avec confiance que le témoignage de la tendresse de Dieu se faufile heureusement malgré tout entre nos programmes et nos organisations 
Et j’aime me dire – malgré toute l’estime que j’ai pour les processus institutionnels dont nous avons besoin en Eglise, et dont nous sommes souvent friands – que nous avons autant à nous soucier de l’image de Dieu que nous renvoyons à nos contemporains que de nos concepts et convictions théologiques ou pédagogiques. 
Que la grâce et la joie vous accompagnent, vous qui vous engagez auprès des enfants et des jeunes.   


Douter mais croire : le dilemme 
Christian Daenzer, conseiller synodal - numéro de septembre 2023 

SCIENCE De la mise au point des premiers télescopes jusqu’aux ordinateurs quantiques, les inventions et découvertes humaines nous permettent d’avancer dans la compréhension du fonctionnement de l’Univers et la formidable évolution que connaissent la Terre et les vivants depuis la Création. 
A chaque nouvelle découverte, les hommes tentent de la faire concorder avec l’histoire de la Création telle que décrite dans la Bible. 
Pas facile : accepter une toute-puissance qui a créé, contrôlé et organisé cet infini qu’est l’Univers est très difficile à admettre et comprendre. Ni la plus performante des intelligences artificielles ni le plus puissant des ordinateurs ne pourront prouver quelque certitude que ce soit. 
Accepter l’existence de Dieu dans le cœur de chaque humain. Cette certitude personnelle n’est ni transposable ni imposable : c’est un choix que chaque femme et chaque homme est invité•e à faire durant son passage ici-bas. 
Je comprends les personnes qui, devant la difficulté de faire confiance à un Dieu invisible, constatent que ceux qui devraient être des témoins convaincus de sa grandeur ne sont pas à la hauteur du témoignage à apporter. 
Conscient de mes fêlures, j’accepte avec grande reconnaissance l’offre que Dieu propose à tous : nous aimer malgré nos faiblesses et manquements. Nous accompagner jour après jour sur le chemin de nos vies. Développer nos forces pour son service et pour sa gloire. 

Merci, Père, toi qui n’as pas hésité à donner la vie de ton Fils afin de combler le fossé abyssal existant entre un Dieu saint et ses créatures ! A Toi seul soit la gloire pour l’éternité…
 


Retrouvez chaque numéro en pdf sur le site reformes.ch/journal


Pensée du jour

Demander le discernement (Genèse 32,2-13)

Lire la suite Proposé par : Pain de ce jour