Vos lieux de culte

 L’EERV a transféré diverses compétences au plan vaudois, romand, suisse ou dans le domaine de l’œcuménisme, à divers organismes protestants et travaille de concert avec d’autres organismes ou associations œcuméniques pour apporter entraide et accompagnement .

Retrouvez ci-dessous les actions en cours et les principaux organismes au sein desquels l’EERV est représentée et qui agissent, en son nom ou avec son soutien, dans le dialogue pour la solidarité et l’entraide : 

Actions en cours :

Message de Pâques 2024

Jésus n’est pas ici, mais il est ressuscité !

Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers la terre quand ils leur dirent: «Pourquoi cherchez- vous le vivant parmi les morts? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité» (Luc 24,5)
Aujourd’hui, dans le monde autour de nous, nous voyons énormément de douleur, de souffrance et de mort. Il semble que nous soyons encerclé-e-s par la mort lorsque nous pensons aux milliers de personnes qui meurent à cause des guerres, aux millions d’autres qui périssent de famine et de faim, aux centaines de réfugié-e-s qui se noient en mer, et aux nombreux autres qui meurent tous les jours à cause de la violence à motivation ethnique, raciale et sexiste. Nous nous habituons à la violence et à la mort comme si elles étaient normales.

En cette période de Carême, nous nous rappelons la souffrance et la mort brutale et sacrificielle de Jésus Christ. Certains de ses disciples et nombres de ses adeptes, y compris des membres de sa famille et ses ami-e-s, croyaient que tout en resterait là, Jésus mort. Lorsqu’elles et ils se sont rendu- e-s sur la tombe le jour de sa résurrection, c’est exactement ce à quoi ils et elles s’attendaient. Elles et ils avaient oublié la promesse de Jésus: il ressusciterait le troisième jour. Vous pouvez alors vous figurer la question profonde des anges «Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts?» Cette question n’a pas pour but de dire que Jésus n’est pas parmi les morts; il s’agit d’une affirmation !

Christ est ressuscité et la mort est conquise.
La tombe vide est un signe de VIE au milieu de la souffrance et de la mort. Ce message est clair: avec la résurrection de Jésus, la mort est conquise. Si nous sommes tenaillé-e-s par l’angoisse des morts insensées et inutiles dans le monde aujourd’hui, nous nous rappelons que le serviteur souffrant qui est mort pour nous, souffre non seulement avec nous, mais apporte également la vie à quiconque croit. Jésus a dit: «Je suis la résurrection et la vie: celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais» (Jean 11,25).

La tombe vide est un signe d’ESPÉRANCE. Le don de la vie éternelle n’est pas une spiritualisation ou une romancisation de la mort, mais une promesse et l’espérance que le Seigneur ressuscité apportera la justice et le bien. L’espérance est un don eschatologique qui nous dit qu’en dépit de nos luttes et de nos souffrances actuelles, nous ne sommes pas seul-e-s; le Christ ressuscité est à nos côtés et renouvelle l’espérance et la joie. Or, l’espérance n’est pas l’acceptation passive de la mort, mais une source d’inspiration pour honorer, respecter et apprécier la vie, don de Dieu. L’espérance nous appelle à résister et à nous opposer aux systèmes et aux autorités injustes qui nient et ôtent la vie, car le Dieu de vie défend la justice et la paix dans le monde.

La tombe vide est un signe d’AMOUR. Elle nous dit que rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ. L’apôtre Paul le souligne clairement lorsqu’il s’adresse aux Romains 8,38-39: «Oui, j’en ai l’assurance: ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Autorités, ni le présent ni l’avenir, ni les puissanceni les forces des hauteurs ni celles des profondeurs, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur.»
Certes, nous sommes encerclé-e-s par la mort dans le monde aujourd’hui. Dans une telle situation, rappelons-nous le message de Pâques: «Jésus n’est pas ici, mais il est ressuscité.» Dans chaque situation de souffrance et de mort aujourd’hui, rappelons-nous que le Seigneur ressuscité nous apporte la vie, l’espérance et l’amour. Que la paix du Christ soit avec vous toutes et tous.

Pasteur Jerry Pillay Secrétaire général - Conseil œcuménique des Églises -  https://www.oikoumene.org/fr 


Journée mondiale de la prière

« La même prière fera le tour de la terre »

C’est en 2017 au Brésil que la Journée mondiale de prière (JMP) 2024 a été confiée au comité palestinien. « Un lien d’amour pour la paix » est le mot d’ordre donné cette année pour cette journée autour de la terre.

Il est proposé que cette journée se déroule dans le monde entier le 1er mars. 
Tout au long de cette journée, la même prière fera le tour de la terre rassemblant des hommes et des femmes dans des cathédrales, des cases en terre cuite, des paillotes, des temples ou des maisons particulières. Les mêmes paroles seront prononcées dans des langues différentes par des personnes vivant des situations critiques ou paisibles. 
Lors de cette journée du 1er mars, le peuple de Dieu fera une immense ronde tout autour de la terre, vibrera d’un même cœur, et manifestera concrètement la communion qui unit les enfants de Dieu aux femmes chrétiennes palestiniennes. 
Lors de ces célébrations, nous les entendrons partager avec nous leurs peurs, leurs deuils mais l’invincible espérance qui les habite.

(…) lire l'entièreté du message ci-dessous de Frédéric Keller, pasteur. Responsable réformé à l’œcuménisme


Télécharger le cahier de préparation 


« La même prière fera le tour de la terre »

C’est en 2017 au Brésil que la Journée mondiale de prière (JMP) 2024 a été confiée au comité palestinien. « Un lien d’amour pour la paix » est le mot d’ordre donné cette année pour cette journée autour de la terre.

JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE 
Il est proposé que cette journée se déroule dans le monde entier le 1er mars. Tout au long de cette journée, la même prière fera le tour de la terre rassemblant des hommes et des femmes dans des cathédrales, des cases en terre cuite, des paillotes, des temples ou des maisons particulières. Les mêmes paroles seront prononcées dans des langues différentes par des personnes vivant des situations critiques ou paisibles. Lors de cette jour- née du 1er mars, le peuple de Dieu fera une immense ronde tout autour de la terre, vibrera d’un même cœur, et manifestera concrètement la communion qui unit les enfants de Dieu aux femmes chrétiennes palestiniennes. Lors de ces célébrations, nous les entendrons partager avec nous leurs peurs, leurs deuils mais l’invincible espérance qui les habite.

Une solidarité œcuménique renforcée 
Un même mot d’ordre résonnera alors et elle sera tirée de notre héritage commun : « Un lien d’amour pour la paix » Ephésiens 4, 1-7. La Bible comme l’histoire de la théologie nous rappelle que les chrétiens de tous les temps ont toujours cherché à éclairer leurs actualités par leur expérience du Dieu vivant. La plus grande partie, sinon l’ensemble des textes bibliques, a une tonalité politique. Il s’agit d’une manière ou d’une autre de mettre en ordre le chaos ambiant, de dénoncer les violences et les prétentions des puissants, de raviver l’espoir de celles et ceux qui semblent submergés par les épreuves. Ces femmes palestiniennes n’échappent pas à cette règle et ceux qui peuvent en être choqués réagiront en réalité, sur le même principe mais à partir d’un autre point de vue. Il est alors bon de réentendre les principes fondamentaux de la Journée mondiale de prière : être fidèles et inventives : la JMP invite chacune à rester fidèle au texte de la célébration qui lui est remis par égard envers les femmes qui l’ont rédigé… Cette démarche élargit l’horizon de celles et ceux qui y participent, stimule une prière œcuménique vivante et renforce la solidarité œcuménique au niveau local et mondial.

Partager
Oser être ouvertes et accueillantes exige de dépasser nos propres résistances, de surmonter les obstacles, de traverser les frontières et de saisir l’ampleur et la pro- fondeur de l’expérience chrétienne.
Partager permet de donner et de recevoir. En partageant prière, musique, art et culture, nous découvrons nos points communs ainsi que nos différences, tous deux sources de louange et d’enrichissement. Grâce à l’offrande JMP, les ressources des unes sont ainsi partagées avec d’autres femmes et enfants dans le monde entier.
Accueillons donc l’appel du comité palestinien : « Nous vous appelons, sœurs et frères du monde entier, à nous rencontrer dans l’amour. Nous vous invitons à prier avec nous pour une solution juste et pacifique qui mettre fin à la souffrance humaine. Nous vous invitons à exprimer votre solidarité avec nous pour la sécurité et la paix de tous les peuples du monde. »

Frédéric Keller, pasteur. Responsable réformé à l’œcuménisme.


Carême œcuménique à Saint-François

L'hospitalité à Saint-François du 14 février au 23 mars 

Exposition, table ronde, conférence et célébration œcuméniques 

Pour ce temps œcuménique de la Passion et du Carême 2024, l'église Saint-François se penche sur le thème de l’Hospitalité avec une exposition du photographe Olivier Christinat, une table ronde, une conférence ainsi qu’une alternance de cultes et de messes.
Consultez tous les événements au programme sur le site  https://www.sainf.ch/temps-de-careme-passion-oecumenique.../ 

 L’esprit sainf » se veut une église résolument ouverte et poursuit deux axes inspirés par l’histoire de l’église franciscaine. Un axe spirituel qui fait écho à la vie conventuelle du Moyen-Age ainsi qu’un axe de dialogue avec la culture contemporaine qui résonne avec le riche patrimoine artistique de cette église (orgues, vitraux, portes en bronze).

https://www.sainf.ch/


Evénements au Moyen-Orient

La plateforme interreligieuse dans son dernier message (lien) dit « C’est pour que cette paix se construise et advienne dans tout territoire en guerre, que nous sommes unies et unis dans la prière dans la diversité de nos religions et confessions.»

Voici une proposition de prière de la Communauté des Eglises chrétiennes dans le Canton de Vaud, rédigée par Frédéric Keller, responsable œcuménique cantonal :

Seigneur les mots nous manquent !
Encore une fois la barbarie semble devoir l’emporter.
Encore une fois les populations civiles sont prises en otages de puissances qui les dépassent.
Nous te prions pour les familles déchirées, les enfants traumatisés, les otages et leurs familles terrorisées. 

Seigneur que le désespoir et la haine n’aient pas le dernier mot.
Redis-nous l’inaliénable dignité de chaque être humain, quelle que soient sa nationalité, sa religion ou son origine ethnique.
Seigneur ici et là-bas suscite des ouvriers de paix, suscite des semeurs d’espérance,

Parce que seule la vérité peut construire une paix durable, délivre-nous des jugements hâtifs et donne-nous d’accueillir l’histoire complexe et douloureuse de cette terre.

Seigneur ensemble nous voulons nous mettre à l’école du Christ qui nous a montré le chemin qui permet de vaincre le cycle diabolique de la violence et de la vengeance, qui peut renverser les murs de haine qui séparent les peuples (eph2)

Lien vers le message de la Plateforme interreligieuse (18 octobre 2023) : Face aux drames effroyables, la Plateforme interreligieuse du canton de Vaud appelle à préserver la paix religieuse

Action en cours :

La présidente de l’Église évangélique réformée de Suisse ERS, Rita Famos, s’est rendue en Arménie du 18 au 21 septembre en tant que membre d’une délégation du Conseil œcuménique des Églises COE.
La délégation voulait attirer l’attention sur le fait que l’Azerbaïdjan isole depuis des mois les environ 120’000 Arméniens de la région du Haut-Karabakh/Artsakh. Tandis que la délégation approchait de l’entrée du couloir de Latchine, elle n’a pas été en mesure de continuer en raison de la reprise soudaine du bombardement de Stepanakert par les forces armées azerbaïdjanaises.

source evref.ch - crédit photo © Grigor Yepremyan Mother See of Holy Etchmiadzin

Lien vers
Aide d’urgence pour les réfugiés·e·s arméniens du Haut-Karabakh

Soutien avec l'EPER et Terre Nouvelle

Retour sur le 1er Forum chrétien vaudois

Un lancement réussi, dans une joyeuse fraternité et une souriante bienveillance.
(cliquez sur l'onglet ci-dessous pour lire la chronique en intégralité)
Chronique de Martin Hoegger. 

Lancement réussi du Forum chrétien vaudois 

Le premier jour de juillet, plus de 60 personnes se sont donné rendez-vous à Saint Légier, dans les locaux de la Haute École de théologie (HET-PRO) surplombant la Riviera lémanique, pour le premier Forum chrétien vaudois. Un lancement réussi, en présence de trois représentants des autorités ayant donné le feu vert : Emmanuel Jeger et Jean-Baptiste Lipp du Conseil synodal de l’EERV et Jean-François Bussy, président de la FEV ; un trio qui s’est réjoui de l’excellente équipe d‘organisation.
C’est dans une joyeuse fraternité et une souriante bienveillance que premier Forum chrétien vaudois s’est déroulé.

Robin Reeve (Fédération évangélique vaudoise) accueille l’assemblée dans cette Haute École où il enseigne. Ex-président de la Communauté des Églises dans le Canton de Vaud, il voit dans ce Forum « un chemin nouveau qui répond à un besoin de renouveler l’œcuménisme ». Cette initiative nous fait découvrir ce qui nous unit et comment nous pouvons agir ensemble pour être témoins de Jésus-Christ.

Frédéric Keller, responsable de l’œcuménisme dans l’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) rappelle la première rencontre du Forum chrétien romand, en 2021. https://romandie.forumchretien.org/forum-leysin-2021/ « Quelque chose de fort a été vécu à Leysin : nous nous sommes reconnus comme frères et sœurs en Christ : c’est le socle », dit-il. Il y a appris à poser ces questions : qui manque autour de la table, qui n’a pas été invité ou qui s’en est exclu ?



De gauche à droite : Frédéric Keller, Philippe Becquart, Roula Lopez et Robin Reeve

Pour Philippe Becquart, adjoint du représentant de l’évêque dans le canton, c’est une immense joie de savoir que le Seigneur nous réunit et qu’il va nous guider. Le mot clé est, pour lui, celui de « discernement ». « Nous avons prévu de ne pas trop prévoir et invitons à une docilité à l’Esprit, qui nous permettra de discerner comment aller de l’avant ». Il remercie aussi les autorités des Églises qui soutiennent pleinement cette initiative et sont présentes.

Pour lancer la rencontre, Roula Lopez, formatrice d’adultes dans l’Église catholique, distribue des ballons à gonfler sur lesquels chacun est invité à écrire un mot qui signifie l’action œcuménique. Les ballons sont ensuite lancés par terre. Par petits groupes les personnes sont alors invitées à dire comment elles comprennent le mot écrit sur le ballon qu’elles ont ramassé. Et la salle se transforme en une ruche bourdonnante !

Qui manque autour de la table ?

Anne Cathy Graber, pasteure mennonite, nous parle à travers l’internet depuis Paris, où elle enseigne l’œcuménisme (Centre Sèvres). Membre du comité du Forum chrétien mondial, elle est sans doute la plus qualifiée à expliquer son histoire et ses buts, dans le monde francophone.

Le Forum chrétien mondial est né en 1998 à la suite d’une impulsion donnée par le Conseil œcuménique des Églises afin d’impliquer davantage les « Églises émergentes », principalement évangéliques et pentecôtistes dans le mouvement œcuménique.

Les fondateurs ont perçu l’urgence d’ouvrir la table du dialogue à d’autres partenaires. La question qui est posée est simple : qui manque à la table de la rencontre ? Cette image de la table suggère la notion d’hospitalité.

La pasteure précise que le Forum ne veut se substituer à aucune autre instance, mais favoriser la rencontre à travers l’écoute et la prière, ce qui d’ailleurs, dynamise le dialogue.

Dans les rencontres les participants viennent pour la moitié des Églises dites « historiques » et pour l’autre moitié des Églises plus jeunes. Le Forum veut créer un espace ouvert « pour confesser le Dieu trinitaire et Christ homme parfait et Dieu parfait et pour aborder ensemble les défis du monde d’aujourd’hui », comme l’affirme sa base spirituelle.

Partager son itinéraire de foi : le cœur d’une rencontre du Forum.

Raconter son histoire de foi ou sa rencontre et son cheminement avec Jésus-Christ, dans un cadre sécurisé et sécurisant...en sept minutes, tel est le cœur d’une rencontre du Forum chrétien, précise A.C. Graber.  

Ce partage des étapes de notre vie où l’on a expérimenté la présence du Christ et notre réponse à celle-ci est décisif. La méthodologie a fait ses preuves dans plusieurs contextes. Tout commence par écouter l’autre. Découvrir le pèlerinage de foi de l’autre suscite la confiance et l’amitié spirituelle. « La conséquence est la reconnaissance interpersonnelle, dans les deux sens du terme: action de grâce et découvrir en l’autre un vrai disciple du Christ ».

Après cet exposé l’assemblée se partage en dix groupes de six personnes pour vivre ces « partages des itinéraires de foi », la plupart sortent dans la nature magnifique environnant le « Forum Emmaüs ». Au retour dans la salle les visages souriants témoignent sans beaucoup de paroles que le courant a passé !

Désir d’une nouvelle étape
Après le déjeuner, les participants se sont livrés à un exercice de discernement en trois temps. D’abord à l’écoute de la Parole de Dieu à travers une « Lectio divina ».

Tout commence par l’écoute de la Parole de Dieu, souligne Robin Reeve, en citant le Psaume 143, un « psaume de désir ».  C’est elle qui donne de discerner le chemin à suivre : « fais-moi connaître le chemin où je dois marcher !  Fais-moi dès le matin entendre ta bonté ».

Il invite à lire plusieurs fois de suite le récit du songe de Jacob dans le livre de la Genèse. Après un temps de silence chacun peut dire ce qui l’a rejoint dans ce grand texte qui parle d’un nouveau départ dans la vie du patriarche. Suit un moment de prière libre où de nombreuses voix expriment à la fois la reconnaissance pour le chemin parcouru et le désir de vivre une nouvelle étape.

Rêves
La journée se termine par un travail en groupes où l’on rêve de projets œcuméniques pour le canton de Vaud, suivi par un échange en groupes confessionnels.
Un constat : il y a beaucoup de choses qui se font déjà… mais qui sont peu connues ou qui ont besoin d’être dynamisées, comme la « Nuit des Églises ».

Des rêves sont aussi partagés, comme le nécessaire renouveau communautaire, à travers des groupes de partage, en particulier dans les Églises réformées et catholiques qui voient leurs assemblées se réduire comme peau de chagrin.
Comment les Églises peuvent-elles aussi collaborer pour davantage de partage, de justice sociale et pour l’écologie ? « Le confort de nos petites paroisses ne doit pas être plus fort que l’appel de l’Évangile », a dit une participante.

Devant nous, il y a aussi des étapes importantes à considérer : 2025, la date commune de Pâques avec les Églises orthodoxes et les 1700 ans du Concile de Nicée. Une réflexion sur les fondements de notre foi pourrait avoir lieu à cette occasion. 2027 avec l’anniversaire de la première conférence œcuménique de Lausanne...et l’horizon 2033, le Jubilé des 2000 ans de la résurrection du Christ. Comment nous y préparer pour donner dès maintenant un témoignage commun au Ressuscité qui nous a unis aujourd’hui et nous conduira ?

Et les jeunes ?
« Il y a beaucoup de cheveux blancs parmi nous », remarque Nicodème Roulet, étudiant à la HET-PRO. Où sont les jeunes ? Sans eux l’œcuménisme dans le canton n’a pas d’avenir ! Comment les rejoindre alors que la question œcuménique se pose autrement pour eux : ils se rassemblent surtout autour de projets. D’autre part il n’y a pas de membres d’Églises d’immigrés. « Il ne faut pas démarrer de projets sans ces deux catégories ». Sans oublier les marginaux, les handicapés, l’Église persécutée et la communion avec le peuple juif.

Donne-nous des amis !
Tout commence par l’amitié : « Seigneur, donne-nous des amis » ! Telle a été la prière d’une personne a faite dans un petit groupe. Or, la démarche du Forum favorise cette amitié spirituelle. Nous en avons fait l’expérience aujourd’hui ! On a senti aussi qu’il y avait une grande qualité relationnelle entre les responsables de cette journée. La prière, l’écoute et l’encouragement mutuel sont essentiels.
A la fin de cette rencontre, il est réjouissant que six autres personnes (deux de chaque famille d’Églises) aient accepté de former un groupe de travail pour discerner sur quel chemin le Forum chrétien vaudois pourrait avancer.

Pour conclure, laissons la parole à Frédéric Keller : « Il s’est passé quelque chose aujourd’hui: joie de la rencontre et de la communion. On se sent autorisé à réfléchir comment faire un prochain pas ». Et à Philippe Becquart : « Nous avons vécu une fraternité et une bienveillance qui font chaud au cœur. Qu’on soit aussi nombreux est aussi un signe de l’importance de l’œcuménisme ».


Précédentes actualités :

Semaine de prière pour l'Unité des Chrétiens - 18-25 janvier 2024

La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2024 a pour thème: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même» (Luc 10, 27).

Du bout du banc au bout du monde
La Semaine pour l'unité des chrétiens a été préparée par une équipe œcuménique du Burkina Faso animée par la communauté locale du Chemin Neuf.
(...)

Du bout du banc au bout du monde

La Semaine pour l'unité des chrétiens a été préparée par une équipe œcuménique du Burkina Faso animée par la communauté locale du Chemin Neuf. Ceux qui nous invitent à la prière sont donc des chrétiens durement éprouvés par deux coups d’Etat en un an, des chrétiens menacés par une pression djihadiste toujours plus forte, contraints par une réduction de la liberté de parler et d’informer dans un contexte de crise économique.

Ce sont ces chrétiens-là qui nous invitent à dépasser les barrières historiques, culturelles et spirituelles pour se retrouver ensemble dans la prière, la méditation et le chant. Ce sont ces chrétiens-là qui nous invitent à ne pas renoncer à l’espérance qui nous fonde et à la parole qui nous vivifie, mais au contraire à nous confronter toujours à nouveau à ce qui relève d’un défi permanent: aimer Dieu et son prochain.

Ils nous rappellent qu’il y a urgence à toujours essayer de vaincre la haine par l’amour. Au Burkina Faso comme en Israël-Palestine, comme en Ukraine, sans parler des conflits non médiatisés, la parole de l’apôtre Paul résonne comme un refus de tout fatalisme: «Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien» (Romains 12, 21). La seule manière de sortir du cercle vicieux de la loi du talion, c’est d’oser croire en cette parole et plus encore d’essayer de la mettre en pratique.


La parabole du Samaritain, texte choisi pour cette Semaine de l'unité 

Jésus répond à la question de savoir qui est notre prochain, non pas en égrenant le livre des inaccessibles héros de la foi, mais en citant en exemple l’engagement d’un anonyme en faveur d’un homme terrassé.
Il montre à travers lui ce qu’est le minimum humain: reconnaître dans un homme (ou une femme) souffrant le visage de toute l’humanité et tout mettre en œuvre pour le remettre en capacité de se relever.
En citant ce Samaritain, Jésus ne parle pas de foi, de dogme, de catéchisme, mais d’humanité, d’amour concret, de solidarité humaine, d’engagement.

Aujourd’hui, autant que la crise climatique, c’est l’humain en l’homme qu’il faut sauver. Wilfred Monod disait : «Mieux vaudrait avoir servi Jésus-Christ sans le nommer, que d’avoir nommé Jésus-Christ sans le servir !»
Du bout du monde jusqu’au bout du banc. Il est souvent bien plus facile de passer de longues heures à parler des conflits lointains et de passer sous silence ceux qui sont sous nos yeux et dans lesquelles parfois, nous nous enlisons. Dans nos familles, dans nos communautés ecclésiales, entre nos Eglises, il est nécessaire d’essayer de vaincre le mal par l’amour. Ici et maintenant, il est nécessaire d’avoir le courage et la ténacité de tout entreprendre pour restaurer les relations blessées.
Il faut là aussi que notre espérance se nourrisse de la parole de Dieu qui nous parle d’amour incarné, actif, engageant.
 

La Semaine de l’unité des chrétiens nous invite donc à ce que nos histoires personnelles et collectives soient vivifées par l’Esprit saint. Que cette semaine ne soit pas celle des vœux pieux, mais celle de l’engagement de tous et de chacun à vivre de cette espérance qui nous fonde, au cœur des drames et des appels au secours qui arrivent jusqu’à nous, au cœur des divisions et des séparations dont nous sommes témoins et parfois acteurs.

En relation : le site internet de la CTEC Suisse ( Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse seule plateforme œcuménique)

Voyage à Rome – Veillée de prière œcuménique


Le samedi 30 septembre 2023, au soir, aura lieu une veillée de prière œcuménique en présence du Pape François et des représentants de diverses Églises, pour nous unir dans la louange et le silence, dans l’écoute de la Parole.
L’occasion pour les chrétiens de multiples origines confessionnelles de se retrouver et d’élargir l’espace de leur tente!
Voir le site www.together2023.net

Par le baptême et par l’Écriture Sainte, ne sommes-nous pas sœurs et frères en Christ, réunis en une communion, encore imparfaite mais bien réelle ?
N’est-ce pas le Christ qui nous appelle et nous ouvre une voie pour avancer avec lui en compagnons de route, ensemble avec celles et ceux qui vivent aux marges de nos sociétés ? 
En chemin, dans un dialogue qui réconcilie, nous voulons nous rappeler que nous avons besoin les uns des autres, non pas pour être plus forts ensemble mais comme une contribution à la paix dans la famille humaine.
Dans la reconnaissance pour cette communion qui grandit, nous pourrons puiser l’élan pour relever les défis d’aujourd’hui devant les polarisations qui fracturent la famille humaine et le cri de la Terre.
Dans la rencontre et l’écoute mutuelle, marchons ensemble comme peuple de Dieu.
 

Intéressé·e à participer? 

Toutes les informations sur le voyage auprès du pasteur Timothée Reymond au 021 331 57 77
ou par e-mail: 

A la une : Retour sur le Sommet œcuménique entre Catholiques et protestants (Nov. 2022)

Le Conseil de l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS) et la Conférence des évêques suisses (CES) ont échangé sur des questions fondamentales et actuelles lors d’une retraite, les 22 et 23 novembre 2022 au couvent de Kappe am Albis (Canton de Zurich).
L'échange sur les chances et les défis des Églises dans une société de plus en plus sécularisée était au centre de la rencontre.

Des intervenants de haut niveau ont introduit des thèmes d'actualité : aumôneries interreligieuses, relation entre religion et Etat, œcuménisme. Lors de la table ronde qui a suivi, les membres du Conseil EERS et les évêques ont réaffirmé leur volonté d'aborder ensemble les défis communs.
(...)
Pour aller plus loin : 
Retrouvez le communiqué complet de l'EERS 
Lire l'article sur cath.ch

Une délégation reçue en Audience papale

Une délégation protestante et catholique des aumôniers d’écoles suisses romandes a été reçue ce 7 octobre 2022 en Audience papale.

Après un accueil de la délégation par la Garde suisse pontificale, le travail œcuménique des aumôniers a ainsi été présenté au Pape.
Le dialogue s’est ainsi construit autour du lien transgénérationnel, de la motivation et de la générosité d’âme de l’Eglise où toutes et tous sont bienvenues et bienvenus.
Retour sur cette Audience en consultant ci-dessous l'article de Vatican News 

Lien vers notre page Présence dans les écoles, gymnases et universités 

Retour sur : La célébration "Ensemble pour sauvegarder la Terre" du 2 octobre 2022

La Communauté des Églises Chrétiennes du canton de Vaud (CECCV) et ses Églises membres s’engagent au quotidien en faveur de la transition écologique et sociale.  La célébration « Ensemble pour sauvegarder la Terre » - qui s’est tenue le 2 octobre à la cathédrale - traduit de manière concrète cette mission par la signature publique d’une Déclaration d’engagement du Comité de la CECCV.
Participative, inclusive et ouverte à toutes les générations confondues, la célébration « Ensemble pour sauvegarder la Terre » a réuni les principales Églises chrétiennes du canton de Vaud autour de la sauvegarde de la Création.
Des textes, des chants et des gestes symboliques sur le thème Feu – Air – Eau – Terre ont réuni grands et petits et rythmé la célébration qui a accueilli également le Comité de la CECCV pour la signature publique de la Déclaration d’engagement visant la mise en place concrète d’une transition écologique et sociale en Église.

Voir le communiqué complet (format pdf)           Lire la Déclaration du Comité de la CECCV

Lien utile : Voir l'article la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse – CTEC

COE - Conseil œcuménique des Églises

Le Conseil Oecuménique des Eglises s'est réuni du 31 août au 8 septembre à Karlsruhe pour la première fois depuis 50 ans sur sol européen.
En tant que membre fondateur du COE, l (EERS) l'Église réformée suisse participa à cette plus grande et importante rencontre œcuménique au monde et s'est mobilisée pour le dialogue et la réconciliation. 
Créé en 1948, il représente plus de 580 millions de chrétiens issus des Eglises orthodoxes, anglicanes, baptistes, luthériennes, méthodistes et réformées, ainsi que de nombreuses Églises unies et indépendantes. 

Revivez L'EXPÉRIENCE EN VIDÉO 360° avec ContactGPS de Media-pro


Les entités et partenaires oecuméniques


La Fraternité de prière œcuménique de Romainmôtier

Engagée à prier pour l’unité des chrétiens dans l’Eglise de Jésus-Christ, et insérée dans une tradition oecuménique de plus de 50 ans, la Fraternité de prière oecuménique (FPO) est rattachée à un lieu : l’Abbatiale de Romainmôtier. 
Elle est composée de membres catholiques et protestants, ainsi que de chrétiens d’autres dénominations, dans un climat d’unité et de partage. 

 

 

Horaires des offices et renseignements 
Ceux-ci ont lieu du mardi au samedi, aux heures suivantes, dans le chœur de l’Abbatiale : 8h30 - 12h - 18h30

Offices hebdomadaires particuliers:
- le jeudi soir à 18h30, une Eucharistie est célébrée durant l’office.
- le samedi à 18h30 se tient la vigile du dimanche, suivie d’un temps de prière.

Plus de renseignements: 
Lien vers la page dédiée Fraternité de prière oecuménique - Paroisse de Vaulion - Romainmôtier 

La Fraternité œcuménique de prière de l'abbatiale de Payerne

La Fraternité de prière œcuménique de l’abbatiale de Payerne, créée le 2 juin 2022, par les Églises catholique romaine et réformée vaudoises propose un nouveau lieu d'unité et de prières entre chrétiens, avec des cérémonies organisées chaque jeudi soir. 

Depuis de nombreuses années les élans œcuméniques sont portés à Payerne, entre autres autour de l’abbatiale. A sa réouverture en juillet 2020 après de gros travaux de restauration et de rénovation, petit à petit, une fraternité s’est organisée qui a abouti à la rédaction d’une charte d’engagement comprenant actuellement une dizaine de membres.
Des réformés et réformées et catholiques assurent quotidiennement des prières dans l’abbatiale protestante.

En savoir plus 

La Communauté de l'Etincelle

La communauté œcuménique de l’Etincelle, membre de l’Eglise Evangélique du Canton de Vaud, est une association de parents et d’amis de la région lausannoise qui porte depuis plus de 50 ans le souci d’offrir une dimension spirituelle et un accompagnement aux personnes atteintes d’un handicap mental et de leurs familles qui en font la demande.

En collaboration avec les paroisses, elle offre :

  •  un parcours de catéchisme dispensé par l’aumônier de la pastorale spécialisée
  • des moments d’accompagnement pour les familles par l’écoute et des rencontres
  • un groupe de prière qui partage ensuite un pique-nique fraternel
  • des cultes qui rassemblent les membres de l’Etincelle avec les fidèles de la paroisse marraine
  • des sorties « Grands Samedis » qui permettent à tous de vivre des moments fraternels et ludiques  autour d’un repas, d’un bricolage ou de visites culturelles

Camp Biblique Oecuménique de Vaumarcus

Le Camp Biblique de Vaumarcus a été créé en 1943 sous l’égide des Unions Chrétiennes. Il est devenu oecuménique en 1971 sous la responsabilité de la Fédération de la jeunesse catholique et protestante de Suisse Romande.

Une expérience communautaire 
Les participant-e-s au camp forment une communauté qui se renouvelle chaque année. Les activités proposées, la rencontre intergénérationnelle, et le vécu fraternel favorisent un enrichissement mutuel dans un esprit de créativité.

Une expérience biblique 
Le camp invite à l’exploration d’un texte biblique. Des ateliers créatifs et des échanges entre les participant-e-s permettent de chercher dans la Parole de Dieu une parole qui fait sens aujourd’hui, qui met en route et encourage à l’engagement

Une expérience oecuménique 
L’Association travaille à l’unité entre chrétien-ne-s de diverses confessions. Les participant-e-s célèbrent, prient, dialoguent et cheminent ensemble, dans le respect de chacun-e.
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Notre page Dialogue interreligieux
Pensée du jour

Conflit de valeurs (Genèse 25,27-34)

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