Ensemble à table (Galates 2,11-21)
2022-05-24
Quand Pierre, pour éviter un conflit avec ses proches, s’abstient de manger avec les chrétiens d’origine païenne, Paul estime qu’une limite a été franchie, qui porte atteinte à la vérité même de l’Evangile. L’apôtre en est convaincu, nous sommes rendus justes devant Dieu, non pas par notre observance de la Loi religieuse, mais par la foi, c’est-à-dire par Jésus-Christ mort et ressuscité pour nous. Même si la Loi préconise aux juifs de ne pas manger avec les non-juifs, prendre les repas ensemble est un signe essentiel de l’unité dans la foi. Et la foi passe avant la Loi. Quand se soumettre à la Loi devient plus important que vivre par la grâce de Dieu, c’est comme si le Christ était mort pour rien. D’une part personne ne peut observer strictement la Loi sans échouer parfois (dans la langue biblique, l’échec s’appelle péché). D’autre part, une observance littérale s’avère stérile, si l’on ne cherche pas à en comprendre l’esprit. Or, le Christ est allé jusqu’au bout de l’exigence de la Loi, il l’a accomplie pour nous et à notre place. N’allez pas chercher plus loin la grâce de Dieu: elle est là, incarnée en son Fils! La Loi n’est pas abolie. Sous le régime de la grâce, elle devient une source pour notre réflexion éthique, une aide pour nos choix de tous les jours.
Olivier Schopfer
Prière:
Seigneur, nous te rendons grâces pour ton Fils, qui nous libère d’une observance stérile et nous permet de nous rencontrer, manger ensemble, apprendre à s’aimer, comme il nous a aimés.