Avec soin (Esdras 7,1-28)
2000-05-12
Une nouvelle ère s’ouvre et un homme l’incarne, Esdras dont le nom signifie «Dieu secourt». Il est un modèle pour le judaïsme qui se constitue après l’exil. A lui seul, il est un nouveau Moïse, soucieux de la Loi, un nouvel Aaron, prêtre par ascendance, un nouveau David ou Salomon par la tâche politique qu’il endosse. Outre ses qualités cultuelle, morale, sociale, légale et politique, la lettre du roi perse reconnaît en Esdras que la sagesse de son Dieu est dans sa main. Etre sage, dans la tradition biblique, est la caractéristique des bons gouvernants. Un bon gouvernant est mû par le soin avec lequel il se donne à sa tâche, soin qu’il suscite aussi autour de lui. Cette expression «avec soin», parfois traduite par «exactement» ou «avec diligence», revient à quatre reprises dans la lettre du roi: soin à l’ouvrage, soin à l’obéissance, soin au culte, soin au respect de la loi de Dieu ou de celle du roi. Ainsi commence la lignée des scribes qui sera tant décriée par Jésus. Peut-être parce qu’ils n’étaient plus enracinés dans ce qui contribuait à l’autorité d’Esdras: sa connaissance des textes, sa quête insatiable de les comprendre et de les mettre en pratique, et son souci de les faire connaître.
Débora Kapp-Lopes
Prière:
Seigneur, nous unissons nos voix pour reprendre la bénédiction d’Esdras. Ce qu’il dit reste bon pour nous: Tu te penches sur chacune, chacun de nous, tu es fidèle et poses ta main sur nous, tu rassembles nos vies dispersées pour les unifier en toi. Béni es-tu, toi notre secours!