Si quelqu’un peut maîtriser un homme seul, deux peuvent lui résister ; la corde à trois brins ne rompt pas vite. (Ecclésiaste 4.1-12 "v. 12")
2026-09-21
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Lundi 21 septembre 2026
L’auteur de ces versets expose ici les injustices, les bassesses et les détresses qui font inéluctablement partie de la réalité humaine. Sa lucidité sans complaisance ne le conduit pourtant pas à professer alors un dégoût de la vie ; ce qu’il exprime, c’est bien plutôt un refus de plier face à la puissance énigmatique que le mal veut exercer sur toute existence humaine. Que le mal ne soit pas tout-puissant, l’Ecclésiaste le déclare lorsqu’il écrit que, jusque dans leur faiblesse, deux hommes, s’ils s’unissent, peuvent s’opposer victorieusement à leur adversaire. Mais ne se pourrait-il pas que l’Ecclésiaste n’en appelle pas seulement à une nécessaire solidarité interhumaine ? En parlant d’une corde à trois brins – et non pas simplement à deux brins ! – ne veut-il pas attirer l’attention, de façon imagée et discrète, sur ce tiers qui, dans le secret, mais de façon souveraine, s’attache à « tresser » toute existence humaine et à empêcher qu’elle ne rompe sous les coups des oppresseurs ?
Philippe Nicolet
Prière: Psaume 72
Strophe d'un cantique: De quoi t’alarmes-tu, mon cœur ? Reviens à l’espérance ! À ton Seigneur, à ton Sauveur, remets ton existence ! Car nuit et jour, dans son amour, Il veille sur ta vie : Jamais il ne t’oublie. ALL 47-10,1