[…] avant que la poussière ne retourne à la terre, selon ce qu’elle était, et que le souffle retourne à Dieu qui l’a donné. (Ecclésiaste 12.1-14 "v. 7")
2026-09-26
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Samedi 26 septembre 2026
Si, comme l’écrit l’Ecclésiaste, les maux de la vieillesse et la mort finissent par occuper tout l’horizon, alors à quoi sert-il de vivre ? Or l’Ecclésiaste offre ici une autre voie que celle de la dévalorisation de la vie ici-bas. Il le fait d’abord en appelant celui à qui il s’adresse à se souvenir de son Créateur ; puis il affirme que, jusque dans la mort, Dieu reste le propriétaire du souffle qui donne la vie. À l’instant du trépas, ce souffle de vie retourne vers le Dieu, Seigneur de toutes choses. C’est dire que si les dégradations de l’âge et la mort finissent par l’emporter, rien, pas même la mort, ne peut toutefois briser la souveraineté que Dieu exerce sur toute vie. Dès lors, ce qui fonde l’espérance, ce n’est pas l’affirmation de l’immortalité de l’être humain, mais bien la proclamation de la toute-puissance créatrice de Dieu. C’est Dieu qui dispose de l’esprit de vie et rien ne peut lui enlever le pouvoir d’en faire don, toujours et encore, à ses créatures.
Philippe Nicolet
Prière: Psaume 77
Strophe d'un cantique: Souffle du Dieu vivant, écarte enfin la mort ; Que pour jamais, dès maintenant, j’appartienne au Dieu fort ! ALL 35-11,4