Ainsi, tu n’es plus esclave, mais enfant ; et puisque tu es son enfant, Dieu te donnera l’héritage qu’il réserve à ses enfants. (Galates 4.1-7 "v. 7")
2026-10-07
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Mercredi 7 octobre 2026
Paul décrit un retournement d’une douceur souveraine : l’esclave, courbé sous la loi, devient fils sous le regard du Père. Ce changement découle de l’adoption, pas d’un quelconque mérite. Il s’agit d’un accueil, pas d’une ascension. L’esclavage vient du dehors : il contraint, il isole, il mutile. Mais la spiritualité naît du dedans, comme une lumière retrouvée, une voix reconnue. L’enfant ne possède rien, et pourtant il hérite de tout : du nom avant des choses, d’une intimité avant d’un bien. Dieu ne donne pas seulement à ses enfants, il se donne en eux. L’héritage n’est pas un avoir, mais un être : être avec lui, être en lui. Ainsi, ce verset ne proclame pas un changement de statut, mais une naissance nouvelle. Là où régnait la servitude, s’ouvre désormais une demeure pour notre épanouissement. En surface, l’enfant semble, comme l’esclave, vivre la contrainte. Mais il vit dans une dynamique de libération, contrairement à l’esclave dont l’obéissance est la seule perspective.
Claude Demissy
Prière: Psaume 85
Strophe d'un cantique: Il est le Dieu qui, dans sa main, de ses enfants tient le destin. Ainsi qu’un Père, il nous conduit, et dans la plus profonde nuit, devant nos yeux sa gloire luit. ALL 41-18.2