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La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2024 a pour thème: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même» (Luc 10, 27).

Du bout du banc au bout du monde

La Semaine pour l'unité des chrétiens a été préparée par une équipe œcuménique du Burkina Faso animée par la communauté locale du Chemin Neuf. Ceux qui nous invitent à la prière sont donc des chrétiens durement éprouvés par deux coups d’Etat en un an, des chrétiens menacés par une pression djihadiste toujours plus forte, contraints par une réduction de la liberté de parler et d’informer dans un contexte de crise économique.

Ce sont ces chrétiens-là qui nous invitent à dépasser les barrières historiques, culturelles et spirituelles pour se retrouver ensemble dans la prière, la méditation et le chant. Ce sont ces chrétiens-là qui nous invitent à ne pas renoncer à l’espérance qui nous fonde et à la parole qui nous vivifie, mais au contraire à nous confronter toujours à nouveau à ce qui relève d’un défi permanent: aimer Dieu et son prochain.

Ils nous rappellent qu’il y a urgence à toujours essayer de vaincre la haine par l’amour. Au Burkina Faso comme en Israël-Palestine, comme en Ukraine, sans parler des conflits non médiatisés, la parole de l’apôtre Paul résonne comme un refus de tout fatalisme: «Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien» (Romains 12, 21). La seule manière de sortir du cercle vicieux de la loi du talion, c’est d’oser croire en cette parole et plus encore d’essayer de la mettre en pratique.


La parabole du Samaritain, texte choisi pour cette Semaine de l'unité 

Jésus répond à la question de savoir qui est notre prochain, non pas en égrenant le livre des inaccessibles héros de la foi, mais en citant en exemple l’engagement d’un anonyme en faveur d’un homme terrassé.
Il montre à travers lui ce qu’est le minimum humain: reconnaître dans un homme (ou une femme) souffrant le visage de toute l’humanité et tout mettre en œuvre pour le remettre en capacité de se relever.
En citant ce Samaritain, Jésus ne parle pas de foi, de dogme, de catéchisme, mais d’humanité, d’amour concret, de solidarité humaine, d’engagement.

Aujourd’hui, autant que la crise climatique, c’est l’humain en l’homme qu’il faut sauver. Wilfred Monod disait : «Mieux vaudrait avoir servi Jésus-Christ sans le nommer, que d’avoir nommé Jésus-Christ sans le servir !»
Du bout du monde jusqu’au bout du banc. Il est souvent bien plus facile de passer de longues heures à parler des conflits lointains et de passer sous silence ceux qui sont sous nos yeux et dans lesquelles parfois, nous nous enlisons. Dans nos familles, dans nos communautés ecclésiales, entre nos Eglises, il est nécessaire d’essayer de vaincre le mal par l’amour. Ici et maintenant, il est nécessaire d’avoir le courage et la ténacité de tout entreprendre pour restaurer les relations blessées.
Il faut là aussi que notre espérance se nourrisse de la parole de Dieu qui nous parle d’amour incarné, actif, engageant.
 

La Semaine de l’unité des chrétiens nous invite donc à ce que nos histoires personnelles et collectives soient vivifées par l’Esprit saint. Que cette semaine ne soit pas celle des vœux pieux, mais celle de l’engagement de tous et de chacun à vivre de cette espérance qui nous fonde, au cœur des drames et des appels au secours qui arrivent jusqu’à nous, au cœur des divisions et des séparations dont nous sommes témoins et parfois acteurs.
 


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