Vos lieux de culte

Découvrez leur message pour la fête nationale. 
 

Notre fête nationale nous permet à nous toutes et tous, quels que soient nos engagements, nos appartenances, nos sensibilités ou nos options religieuses ou politiques de mesurer avec reconnaissance l’importance de toutes les institutions qui constituent notre pays, notre canton, nos communes depuis des générations.

Reconnaissances et préoccupations


Reconnaissances pour l’école, les hôpitaux, les EMS, les CMS, les assemblées et conseils communaux, cantonaux ou fédéraux, l’armée, les Eglises, ... et tant d’autres encore, sans parler du tissu associatif tellement important pour la vitalité de notre Suisse que nous fêtons ce soir.

Reconnaissance donc, mais aussi préoccupations.

En effet, jamais autant qu’aujourd’hui, nos institutions sont soumises à des pressions difficiles pour s’adapter, se transformer, et répondre aux attentes de la population et des défis contemporains.Dans un monde complexe qui bouge en permanence, nos institutions qui offraient des repères efficaces et rassurants deviennent pour celles et ceux qui les portent sujets de souci, de stress, de désinvestissement ou de fatigues. Ce qui était incontestable hier, est devenu fragile aujourd’hui.
Nos institutions souffrent, et notre société avec.

Lieux précieux de présences

Alors, humblement, sans prétendre à aucune recette qui de toute façon n’existe pas de manière unique, j’aime me rappeler avec vous ce soir, d’une institution très présente dans le paysage de notre patrimoine biblique et qui incarne ce que nous connaissons aujourd’hui avec le défi de nos institutions : le TEMPLE DE JERUSALEM.

Le Temple, au fil des siècles dans l’Ancien Testament, a constitué longtemps un rêve, un projet, puis il est devenu après sa construction LE lieu de la Présence de Dieu, des repères éthiques, du calendrier annuel, des festivités de l’Etat. Bref l’Institution par excellence. Et qui a connu passablement de questionnements, de réformes, de menaces, ou de redéploiements au fil des générations.

Ce soir en particulier, j’aimerais m’arrêter sur un épisode de l’histoire de cette institution : nous sommes presque 600 ans avant Jésus-Christ, et après que le Temple a été menacé, il est finalement détruit lors de l’assaut militaire de Babylone qui entre dans Jérusalem et qui emporte avec lui une partie de la population en tribut de guerre comme c’était déjà malheureusement le cas dans les conflits à l’époque.
Et là, en exil à Babylone, le prophète Ezéchiel a la vision d’un nouveau Temple reconstruit à Jérusalem : depuis la colline du Temple, sous le Temple coule une rivière qui s’élargit pour devenir un torrent débordant qui va féconder la mer morte et permettre à des arbres fruitiers de pousser le long de ses rives.

C’est le rêve pour toutes nos institutions : un renouveau avec du monde, de l’intérêt, de l’efficacité, des fruits !

Soins et espérance

Ce que je retiens et ce que je nous laisse pour continuer à soigner nos institutions avec espérance, c’est les deux éléments qu’Ezéchiel a découverts dans sa vision :

  • L’image du torrent qui va donner la vie au cœur de la mer Morte et qui fait pousser des arbres fruitiers, c’est le rappel que toute institution, comme le Temple de Jérusalem, n’a de sens que dans l’attention aux autres. Une institution qui vit pour elle-même ne peut que mourir.
    Nos plus beaux hôpitaux, nos CMS les mieux organisés, nos parties officielles de giron les plus émotionnantes n’ont de valeur que si elles apportent de l’énergie, du soutien et du sens à la population. Aux autres. Et en particulier aux plus fragiles dans le paysage de notre pays, de notre canton. Nos institutions doivent sortir d’elles-mêmes, quitter leurs habitudes séculaires pour rejoindre les préoccupations des gens d’aujourd’hui. Et pas seulement répondre aux principes d’hier !
  • La deuxième condition exigeante pour la vitalité de nos institutions, c’est la source de leurs actions. Sous le Temple de Jérusalem, dans les faits, il n’y a pas de source. Aucune trace archéologique de cela. Cette vision a rappelé à Ezéchiel et à ses contemporains que sans la quête perpétuelle de la Source avec un grand S, sans la quête permanente de Celui qui donne la vie, l’espérance, le pardon, sans la quête incessante de Celui qui veut bénir l’humanité, nos institutions resteront stériles.
    Quelle est la Source pour vous et moi aujourd’hui dans nos actions et dans nos initiatives ? Le profit ? Une ligne à valoriser sur son CV, le fun, l’expérience, la soumission aux traditions ?
    La Source, c’est la quête de ce Dieu qui a su inspirer celles et ceux qui se sont investis avant nous pour le service notre société, de notre pays.
    Il y a ce soir entre les pétards, les feux d’artifices et le chasselas l’appel à cette autre Source : Celui qui peut encore donner avenir et espérance à nos engagements.

     

Bon 1er Août à chacune et à chacun ! 

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Pensée du jour

Confiance, encore… (Genèse 15,1-6)

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