Voyage au Rwanda
Depuis trois ans, déjà, la région de Lavaux soutient des classes de couture pour mamans célibataires au Rwanda, plus précisément à Rubengera et Musango. Grâce aux dons et aux fonds récoltés au travers des vide-dressings, il est possible de financer la formation de 40 jeunes femmes entre 14 et 21 ans. Il faut dire que ces filles-mères, comme elles sont nommées au Rwanda, sont exclues de leur foyer lorsqu’elles se retrouvent enceintes. En effet, cela est vu comme très honteux non seulement pour elles, mais aussi pour leur famille. Par le travail fait par l’Eglise presbytérienne sur place et notamment la diacre Andréanne, ces mamans sont accompagnées durant une année en recevant une formation de qualité, un accompagnement pour rétablir les liens avec leur famille et, en fin de formation, une machine à coudre. Avec tout cela, elles peuvent démarrer leur propre commerce et prendre un nouveau départ, avec leur bébé. Si vous voulez venir acheter des trésors pour vous vêtir à petit prix, écologiquement et surtout en faisant une bonne action, vous trouverez notre prochaine vente de seconde main le 30 et 31 mai 2026 à la salle Davel de Cully.
Voyage de janvier 2026
Ce début d’année, nous sommes partis à la découverte de ce verdoyant pays qu’est le Rwanda, mais surtout nous sommes allés à la rencontre de ses habitants. Nous étions 14 voyageurs : la famille Gerber avec Irène, Christian et Lili, Sophie, Camille, Isaline, Manon, Léa, Irène, Cameron, Loïc, Lucas, Fernando et Cécile qui en plus de mettre tout son cœur dans ce projet nous a servi de guide pendant le séjour.
Que vous raconter sur ce voyage… tant d’expériences, de découvertes culinaires (tel le vin de banane), de moments chargés d’émotion et de nombreuses heures en mini van avec notre conducteur Fidèle. Alors pour vous en donner un aperçu, je pense que le mieux est encore de laisser la parole aussi à ceux qui l’ont vécu avec moi.
J’ai demandé une chose ou une image qui les a marqués durant ce voyage.
En voici les résultats :
Les enfants : ils étaient choux, comme ceux à Nyarubuye, un des endroits où l’on a célébré le culte ensemble. Nous ne nous comprenions pas, mais ils ont aimé nous voir, essayer nos lunettes et danser ensemble.
Les tambours : ils étaient là pour nous accueillir à chaque fois que nous arrivions dans une école et nous avons pu les essayer en se concentrant pas mal pour suivre le rythme.
La solidarité : au Rwanda, les gens s'entraident comme au temps de nos parents et de nos grands-parents. Nous l’avons vu lors des visites aux familles pauvres par exemple, les voisins se préoccupent les uns des autres et n’hésitent pas à donner de la nourriture à ceux qui en ont besoin.
Les maisons des pauvres : lorsque nous nous sommes rendus chez eux pour leur rendre visite et leur offrir quelques cadeaux, ils nous ont accueilli et nous avons vu leur habitation. Elles tenaient à peine debout et c’était à se demander comment ils vivaient dedans. Il a plu très fort le lendemain et je n'ai pas pu m’empêcher de penser à eux.
La résilience des Rwandais : lorsqu’on se dit qu’il y a eu un génocide, il y a un peu plus de 30 ans, cela semble inimaginable. Les habitants sont tournés vers l’avenir, vers la construction de leur pays, tous ensemble.
La choré des jeunes de notre groupe : quand ils ont dansé et que tout le monde les a rejoint, ça a vraiment amené quelque chose. C’était une danse qu’on a montré, qu’ils ne connaissaient pas et tout le monde a rejoint, on faisait union. Les filles, les parents, les bébés, les pasteurs, tout le monde a senti cette énergie amenée par les jeunes. C’était beau !
Le moment de partage plus ou moins improvisé avec les jeunes de Rubengera : il pleuvait alors nous n’avons pas pu faire du volley ensemble. Nous sommes restés à l’intérieur et nous avons chanté, même beaucoup plus que ce que nous avions en tête au début.
Si tout un voyage ne peut pas vous être partagé au travers de ces quelques lignes, j’espère qu’elles vous auront donné un petit aperçu de ce qui s’y est vécu, une curiosité pour le projet que nous soutenons là-bas et pourquoi pas une folle envie de vous rendre vous aussi au pays “des milles collines”.
Camp jeunesse CEVAA 2026
Du 20 au 26 juillet 2026, plus de cent jeunes issus des Églises membres de la Cevaa se sont retrouvés à Kpalimé au Togo, pour vivre une semaine intense autour du thème : « Agissons aujourd’hui pour changer demain », en écho au thème de l’Action Commune Jeunesse.
Ce camp s'est affirmé comme un véritable laboratoire de transformation, préparant le terrain à des projets locaux durables portés par une jeunesse engagée. En expérimentant, en reliant leur vie à la foi et en bâtissant collectivement des solutions, les participants et les participantes ont acquis des compétences qui serviront leurs communautés respectives.
Le quotidien des jeunes a été rythmé par une vie spirituelle faite de prières, de méditations et d'ateliers bibliques créatifs. Le programme incluait également des exposés thématiques sur la crise écologique, l’éducation au numérique et l'agroécologie, ainsi que des ateliers créatifs (chorale, théâtre, danse, percussions, arts plastiques). Des activités pratiques comme l'artisanat, le jardinage, la cuisine durable et l'écoconstruction, complétées par des moments de sport et de bien-être, ont enrichi ce séjour. A titre d’exemple, les ateliers de cuisine sont devenus un espace d'apprentissage collectif alliant tradition, créativité, savoir-faire et convivialité. En préparant ensemble des plats inspirés du Togo et des pays représentés, comme l'ablo, les feuilles de patate ou le zowè, les jeunes ont cultivé la coopération, la patience et la joie de servir. La cuisine s'est ainsi transformée en un lieu de fraternité, prouvant qu'en partageant le pain, les jeunes apprennent concrètement à « habiter autrement la vie ».
Au-delà des activités, cet événement a permis une rencontre interculturelle entre des jeunes venus d'Afrique, d'Europe, du Pacifique et des Caraïbes, nourrissant une réflexion commune sur la manière d'habiter autrement la vie dans un monde marqué par des crises écologiques, sociales et spirituelles. À ce titre, un participant témoigne de la force de cette expérience partagée : « Ce camp a été pour moi bien plus qu'un simple séjour à Kpalimé. C'est la découverte concrète que nous, jeunes issus de cultures si différentes, partageons une même foi et une même urgence à agir pour notre planète. En cuisinant ensemble, en débattant des enjeux climatiques et en priant côte à côte, j'ai compris que le changement ne commence pas demain, mais maintenant, à travers nos gestes quotidiens et notre solidarité internationale. »