Faire sabbat
« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage. » Exode 20, 8-10
Les agendas débordent une dernière fois avant de rendre les armes. Les fins d’années scolaires et paroissiales s’enchaînent – spectacles, bilans, cérémonies, au revoir. La lumière s’étire tard dans le soir comme pour retarder la conclusion. Et dans cette abondance un peu épuisante, quelque chose murmure : respirer autrement.
Ce murmure, la Bible le connaît bien. Elle lui a même donné un nom, un commandement, une forme : le sabbat….
… Le sabbat n’est pas un luxe de spirituel bien installé, c’est une justice. Il concerne le plus vulnérable, le plus fatigué, celui qui n’a pas voix au chapitre. Dans une société où la productivité définit la valeur des personnes, ce commandement est d’une grande modernité…
…le sabbat ne demande pas de changer d’emploi du temps, il demande de changer de regard. Se tenir là, dans le moment présent, et y reconnaître une présence. L’été n’est pas encore là. Mais la lumière de juin est déjà longue. C’est peut être le bon moment pour apprendre – ou réapprendre – l’art de faire sabbat.
Cet article est signé par Dina Rajohns, pasteure de la paroisse de Granges et environs. Retrouvez-le dans son entier en Une du cahier régional, dans le journal Réformés de juin 2026, en page 29.
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