Vos lieux de culte

Dialogue

Le conseil est un lieu de dialogue et d’échange où chacun·e doit avoir une place. Oser prendre la parole est une nécessité pour chaque conseiller, conseillère. Pourtant il n’est pas toujours aisé de s’exprimer et de partager ses idées surtout lorsqu’elles nous semblent aller à contre-courant. Il faut parfois un peu de courage pour être vrai. Etre authentique, dire les choses même difficiles de manière constructive sans vexer ni blesser, cela s’apprend ! L’animateur ou l’animatrice de séance devra porter toute son attention à ce que chacun·e se sente libre de s’exprimer.

Décisions

Un certain nombre de décisions devront être prises lors de réunions de conseil. Si le conseil a pris le temps de définir une vision, une mission et une stratégie qui relève de la mise en œuvre, la plupart des décisions feront l’objet d’un consensus.
Quand il faudra néanmoins prendre une décision plus délicate l’alternative ne se fera pas simplement entre le consensus et le vote majoritaire. Il est possible d’entrer dans une démarche de consentement. 
La prise de décision par consentement nécessite d’accorder le temps nécessaire à la discussion jusqu’à ce que tous les acteurs·trices puissent donner pleinement leur accord.

La prise de décision par consentement implique que les conseillers et conseillères soient informé·e·s et documenté·e·s sur la question et/ou le problème à résoudre, ses enjeux et son cadre. Il faut que la situation soit analysée en conseil, que les objections soient écoutées et prises en compte, que les conseillers et conseillères soient aptes à communiquer avec objectivité et qu’il règne un climat de confiance mutuelle. Tout cela prend du temps qu’il est nécessaire de prendre mais au moins tous les membres du conseil sont impliqué·e·s. 

L’une des premières conséquences de ce type de fonctionnement est la nécessité de l’anticipation. Le conseil ne devrait pas prendre de décision sur un objet lors de la première séance où il discute de cet objet.
Pour certaines décisions, un vote formel sera réglementairement nécessaire.

La solidarité

Une fois que les débats auront eu lieu et que les décisions auront été prises, les membres du conseil feront preuve de solidarité. Chaque membre du conseil est entièrement libre et responsable des interventions qu’il fait sur les questions abordées en réunion du conseil. Mais une fois la décision prise, cette décision s’impose à tous et chaque conseiller et conseillère en est solidaire, particulièrement dans la présentation des décisions du Conseil paroissial aux membres de l’Église locale.

Toute décision prise par un conseil doit être conforme aux règles de l’EERV et aux décisions des synodes. 

C’est pourquoi, en particulier, le ministère du conseil paroissial[1] est une pièce essentielle de notre régime presbytéro-synodal, car il est à la charnière de l’Église locale et de l’Église dans son expression synodale. Le conseil assure l’ouverture de l’Église locale sur l’universalité, c’est-à-dire sur tout ce avec quoi cette Église est en solidarité.


[1] En fait valable pour tout conseil : le conseil, par sa fonction, doit être en lien avec le reste de l’Église.

Conflits

Des tensions et de la discorde ont toujours existé dans l’Église ; les épîtres de l’apôtre Paul s’en font l’écho.

Un conflit est toujours signe que des changements sont nécessaires. Cependant, les conflits ne sont pas positifs en soi. Ce qui est créateur et générateur de changement positif c’est de les comprendre et de les gérer. Ceci est d’autant plus aisé que l’on s’y prend tôt. Le caractère émotionnel, éruptif et incontrôlable du conflit peut faire peur et les personnes impliquées se sentent rapidement dépassées.

Il y a quelques signes précurseurs auxquels il s’agit d’être attentif : une sensation de « froid » au niveau du climat, des conseillers et conseillères qui hésitent à s’exprimer, un conseil qui peine à prendre des décisions, des coups de colère çà et là, des informations qui circulent « par derrière »… Dans ces cas, une régulation s’impose de toute urgence. Toutes les discordes, même bénignes, méritent que l’on s’y arrête et que l’on cherche à leur trouver une solution.

Confidentialité

Au sein d’un conseil il est nécessaire de travailler de manière confidentielle. Tant que le collège n’a pas décidé de lever cette obligation, chaque membre devra respecter strictement cette règle de confiance entre les membres d’un conseil. Si les décisions du conseil sont destinées à être connues, tout conseiller et conseillère est tenu·e à une totale discrétion quant au déroulement des débats au sein du Conseil paroissial, et une discrétion plus totale encore (si cela est possible) au sujet des personnes.

Sinon il n’y a plus de liberté de parole au sein de nos conseils ou commissions.


Pensée du jour

Une histoire de famille (Genèse 44,1-17)

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