Valérie N'Duhirahe

D'où venez-vous ? Comment êtes-vous venue dans la région ?
Je suis née en 1953 à Bienne, où j’ai passé une partie de mon enfance et de ma jeunesse dans une famille protestante pratiquante. Aînée de trois filles, j’ai fréquenté assidûment un groupe de jeunesse ainsi que le groupe biblique des écoles.
À l’âge de 19 ans, je suis partie à Fribourg pour entreprendre des études universitaires. J’y ai obtenu un diplôme de pédagogie curative et d’enseignement spécialisé. En 1981, je me suis mariée avec François, un étudiant congolais catholique rencontré durant mes études. Notre mariage a été célébré conjointement par un prêtre et un pasteur, un beau symbole d’ouverture œcuménique.
Je suis arrivée à Nyon en 1983 avec mon mari, qui travaillait à Genève, et notre première fille, Cécile. Nos deux autres filles, Stéphanie et Lucie, sont nées Nyon. Même si nous n’étions alors pas très proches de la paroisse, nos trois filles y ont été baptisées et ont suivi le catéchisme ainsi que leur préparation à la confirmation au sein de la paroisse protestante de Nyon.

Quel est votre engagement professionnel ? Quel est votre parcours personnel ?
Après mes études à Fribourg, j’ai travaillé en Angleterre, d’abord dans un hôpital puis dans un centre de jour pour jeunes adultes, tout en suivant des cours d’anglais.
De retour en Suisse, j’ai exercé à la Castalie, en Valais, puis dans une école d’enseignement spécialisé à Cossonay. Parallèlement, j’ai poursuivi des études à Genève qui m’ont permis d’obtenir une licence en sciences de l’éducation en 1981.
À Nyon, j’ai enseigné au Centre logopédique avant de travailler pendant une vingtaine d’années au Service Éducatif Itinérant de la Fondation de Vernand. J’accompagnais à domicile de jeunes enfants vivant avec différents handicaps, en étroite collaboration avec leurs familles. Ce travail passionnant m’a énormément apporté sur le plan humain et professionnel. Jusqu’à ma retraite en 2017, j’ai ensuite exercé comme enseignante spécialisée de soutien pédagogique dans les écoles de la région.

Qu'est-ce qui vous a motivée à participer à l’animation de la paroisse et, en particulier, à votre mission actuelle à l’Éveil à la Foi ?
C’est en grande partie grâce à une retraite ignatienne vécue à Sornetan en 2001 avec Cécile Bailly et Françoise Guye que je me suis rapprochée à nouveau de l’Église. Depuis lors, j’ai participé presque chaque année à une retraite ignatienne. J’ai également repris une participation plus régulière aux cultes et à la vie paroissiale.
J’ai rejoint la Communauté Chrétienne de Base (CCB), un groupe réunissant catholiques et protestants autour de célébrations œcuméniques mensuelles. Cette communauté m’a beaucoup apporté et soutenue durant de nombreuses années.
J’ai aussi siégé au Conseil de paroisse durant trois législatures, dont une en qualité de secrétaire. Cette expérience m’a permis de beaucoup apprendre et d’apprécier le travail en équipe.
Les activités paroissiales, la CCB et les retraites ignatiennes ont constitué un précieux soutien durant les années où mon mari connaissait d’importants problèmes de santé et où les conflits qui frappaient son pays d’origine, la République démocratique du Congo, pesaient lourdement sur notre famille.
Plus récemment, pendant le congé maternité de Sarah Isaline Golay, Catherine Abrecht m’a demandé si je pouvais donner un coup de main à l’Éveil à la Foi. Ce qui devait être un engagement temporaire s’est prolongé pour mon plus grand bonheur !

Quelle satisfaction retirez-vous de cette fonction ?
Cette activité bénévole me ressource beaucoup. Elle me permet de rester en contact avec les enfants et leurs familles, ce qui a toujours été au cœur de ma vie professionnelle.
J’ai également la joie de voir participer parfois à l’Éveil à la Foi mes deux petits-enfants, Émile et Isimbi, les enfants de notre fille aînée. Les voir grandir, poser des questions, s’émerveiller et débattre de tout est une source de bonheur immense. Leurs discussions animées et leur curiosité contribuent à nous garder jeunes de cœur !
Lorsque nos deux autres filles, qui vivent à l’étranger, reviennent en Suisse, nous partageons également de très beaux moments familiaux. Ces liens familiaux sont pour moi une grande richesse.

Quel message pourriez-vous donner à nos paroissiens ?
J’aimerais inviter chacun à garder les yeux ouverts sur la vie. Malgré les difficultés inévitables, il est important de ne pas baisser les bras, de rester attentif aux merveilles qui nous entourent et de privilégier les rencontres humaines.
C’est tout un programme, bien sûr ! J’essaie moi-même de le vivre chaque jour avec l’aide de la prière. Mais comme le dit le proverbe, ce qui compte avant tout, c’est le chemin parcouru.

Pensée du jour

Vous êtes forts, et la parole de Dieu demeure en vous, et vous êtes vainqueurs du Mauvais. (1 Jean 2.12-17 "v. 14")

Lire la suite Proposé par : Pain de ce jour