Louis Worms
D'où venez-vous ? Comment êtes-vous venu dans la région ?
Je suis né à Genève et j’ai passé toute mon enfance et mon adolescence à Nyon et à Prangins. Cela dit, ma mère est belge et mon père est français, en plus d’être suisse. Je suis donc venu au monde dans la région et y ai vécu toute ma vie jusqu’à mon départ à St-Gall en septembre 2024.
Quel est votre engagement ? Quel est votre parcours personnel ?
Mon engagement de vie vis-à-vis de moi-même, aussi banal que cela puisse paraître, est d’essayer de continuellement m’améliorer. Cela dit, le domaine dans lequel je tente d’y consacrer le plus d’efforts est le plan spirituel et mental. J’ai l’intime conviction que nous sommes tous porteurs d’amour et de lumière, et que plus nous nous débarrassons de nos blocages mentaux et spirituels, plus cette lumière et cet amour deviennent faciles d’accès.
Indirectement, mon engagement premier — celui que j’ai explicitement formulé lors de mon baptême — est donc le suivant : être capable d’apporter le plus de lumière et d’amour possible.
Mon parcours personnel est, somme toute, assez banal. J’ai effectué mon école primaire à Prangins, avant d’aller en VP à Nyon-Marens, puis d’obtenir ma maturité gymnasiale à Nyon (même si j’ai redoublé deux fois).
À côté de cela, j’ai joué au Rugby Club de Nyon jusqu’à mes 19 ans, avant de commencer le kick-boxing K1 à Machine Factory à Gland. Aujourd’hui, je suis étudiant en bachelor d’affaires internationales à l’Université de St-Gall.
Comment avez-vous eu un contact avec la paroisse ?
C’est par l’intermédiaire de Marc Weiler. Je l’ai rencontré au gymnase d’Etoy (où j’ai terminé ma maturité après avoir redoublé deux fois à Nyon), où il officiait — et officie toujours — en tant qu’aumônier. Ma sœur a également été baptisée dans cette paroisse avant moi.
Quelle a été votre démarche vous conduisant au baptême comme jeune adulte ?
Cela a été une longue démarche, pour être honnête. Tout a commencé par une prière sincère, à laquelle j’ai reçu une réponse lorsque j’avais 16 ans, ce qui a fortement éveillé ma curiosité pour le monde spirituel. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à lire la Bible (ce que je n’ai jamais cessé de faire depuis).
Avant de prendre contact avec Marc à 19 ans, j’avais quelque peu délaissé la spiritualité au profit de la philosophie, principalement le stoïcisme. Lors de notre rencontre, il m’a donné un livre d’Anthony de Mello, qui a radicalement changé ma manière de percevoir le monde et les écrits que j’avais pu aborder auparavant. Il m’a également recommandé de lire L’Odyssée du sacré de Frédéric Lenoir, ce que j’ai fait.
Tout cela a donné lieu à une recherche spirituelle beaucoup plus ouverte. J’ai pris plaisir à explorer de nombreuses écoles de pensée et formes de spiritualité, afin de tenter de comprendre — ou du moins de mettre en mots — l’essence de Dieu.
Entre-temps, ma petite sœur, qui avait 14 ans à l’époque, s’était elle aussi engagée dans une quête spirituelle qui a abouti à son baptême. Cet acte de dévouement et cette déclaration de foi m’ont profondément inspiré à faire de même, car il me semblait également que la foi chrétienne était la « bonne porte d’entrée » pour moi.
De plus, j’ai beaucoup résonné avec le mysticisme chrétien d’Anthony de Mello, mais aussi avec celui de Maître Eckhart. Les écrits de C. G. Jung ont également eu un impact important sur ma manière de percevoir cette essence divine présente en chacun de nous. Ils m’ont permis d’aborder la liturgie et la spiritualité chrétienne de manière intuitive et profondément parlante pour moi, confirmant ainsi un désir présent depuis maintenant cinq ans.
Quel message pourriez-vous donner à nos paroissiens ?
C’est une bonne question…
Je dirais simplement que la lumière est en nous et qu’elle ne s’éteint jamais.
Et aussi : merci de m’accueillir parmi vous !
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