Philippe Dépraz, un paroissien pas comme les autres
Des débuts : de la Vallée de Joux à Nyon
« Comment as-tu atterri à Nyon ? » m’a-t-on demandé une fois…
Né à la Vallée de Joux – un grand-père facteur et l’autre horloger – après des études scientifiques, j’ai suivi une formation de pilote de ligne à Zürich.
Je cherchais un appartement près de Genève – mais encore dans le Canton de Vaud ! Ainsi, un peu par hasard, grâce à des connaissances nyonnaises devenues amis depuis, ma femme Béatrice et moi sommes devenus nyonnais d’adoption en 1973.
Une vie paroissiale engagée
Nés tous deux dans une famille chrétienne, nous nous sommes naturellement insérés dans la vie de la Paroisse Réformée de Nyon.
J’ai toujours eu de la joie à participer aux divers évènements proposés : cultes, groupes bibliques, retraites, formations bibliques diverses et activités en soutien d’organismes d’entraide ont rythmé ma vie – je devrais dire notre vie.
Un regard ouvert sur le monde
En tant que pilote, j’ai été heureux et enthousiasmé d’aller à la rencontre du « vaste monde » avec ses richesses.
La vie culturelle à New York, deux mois en déplacement professionnel à Hong-Kong avec toute la famille, la faune de la savane au Kenya, la vie sous-marine aux Maldives ou à Cuba, entre autres… Que de découvertes sur les merveilles de notre planète. Elles ont façonné ma personnalité.
Une vocation de partage à la retraite
À ma retraite, après plusieurs retraites spirituelles, j’ai ressenti le besoin de partager les richesses de mes découvertes.
C’est ainsi que, un peu par hasard aussi, j’ai eu l’occasion de suivre une formation de prédicateur laïc. Elle me permet de célébrer des cultes dans notre Région.
Une conscience écologique éveillée
Je ne pourrais terminer ces quelques lignes sans mentionner que, depuis 5 ou 6 ans, j’ai été – et je suis – profondément marqué par la conscience que nous touchons nos limites planétaires.
Situation à laquelle ma génération a contribué avec toute son énergie – dans les deux sens du terme ! Je ressens l’urgence de ralentir notre course folle. Ce que je nomme pour ma part l’effet « Greta Thunberg - pape François - Covid19 ».
Une Église appelée à se réinventer
C’est dans ce contexte que l’Église est appelée à trouver de nouveaux chemins à l’écoute de Jésus le Christ, le Prince de la Vie – ceci pour le bien des hommes, des femmes et des enfants du XXIᵉ siècle.
Nous tous, chrétiens ou non, faisons partie intégrante d’une Création souffrante à bien des égards.
Une Église en mouvement
Pour moi, si l’Église inclut nos frères et sœurs orthodoxes, catholiques, anglicans et évangéliques – elle commence par l’EERV dont je fais partie.
Église un peu moins « au centre du village » qu’il y a 50 ans. Mais Église en mouvement, en train de dessiner un nouveau chemin au service et à la rencontre de nos contemporains.
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