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Carte schématique de la Région Morges - Aubonne avec ses paroisses

La même « dotation disponible » pour tous !

De 19 postes en 2012, la nouvelle région Morges-Aubonne devait passer à 16 EPT en 2018. Cette réduction était planifiée et devait être progressive. Un système de calcul de la dotation disponible pour les besoins et les buts propres à chaque paroisse a été établi, garantissant une équité entre les paroisses. Les tâches régionales ont été réparties entre les ministres, de manière à équilibrer la sur ou sous dotation des paroisses, calculée en fonction du nombre de protestants et de la dispersion. La réduction s’est effectuée au gré des départs de ministres.

   

Fusion des cultures des régions

La Région 4 était une grande région dotée de moyens régionaux, la Région 3 une petite région fonctionnant beaucoup plus sur le bénévolat, dans une très grande proximité. La fusion des cultures a pris 2-3 ans, ne s’est pas faite sans difficulté, particulièrement au sein du CSCFA.  Trois ans pendant lesquels le Conseil régional a porté une attention particulière aux liens avec ce dernier.

Stabilisation de l’effectif ministériel

Jusqu’en 2015, avec la réduction de dotation, il y a eu passablement de changements de ministres, puis l’effectif s’est stabilisé, permettant d’affiner les coopérations. Un sérieux bémol toutefois dans la paroisse de Gimel-Longirod, où les repourvues se sont mal passées, avec des périodes de vacance importantes et difficiles. En 2017, l’ORH n’est plus en mesure d’assurer le remplacement de postes vacants, ce qui suscite pas mal de colère parmi les ministres et les Conseils.

Une identité régionale qui se construit au gré d’événements régionaux.

Après la fusion des régions, le conseil régional a souhaité créer un événement régional, pour donner l’occasion aux paroissiens de la nouvelle région de se rencontrer. Une fête régionale 2013 a été organisée le 29 septembre, assez ambitieuse, avec repas, animations l’après-midi, et pour finir une Thomasmesse. L’événement a rassemblé plus de 200 personnes pour la thomasmesse, environ 250 personnes en tout. La fête a mobilisé pas mal de forces bénévoles, venant bien sûr des paroisses. Dans le bilan de la fête, une certaine concurrence avec les activités paroissiales a été relevée. Un groupe de réflexion a conclu de la manière suivante sur la raison d’être d’un événement régional. Il répondait à la question suivante :

« Comment, d’où je suis, ministre, laïc, membre d’un conseil ou pas, je serais motivé par des événements régionaux et lesquels »

Enjeux tournés vers l’intérieur de l’Eglise : - Rassembler à une échelle plus grande des gens avec qui partager sa foi -  Prendre conscience des forces, encourager dynamiser. -  Mettre en valeur tout à tour les paroisses -  Ne pas concurrencer les paroisses -  nourrir les participants.

Enjeux tournés vers l’extérieur de l’Eglise  : -  Rendre visible -  Répondre à des intérêts psycho-affectifs autres, auxquels les cultes traditionnels ne répondent pas. -  Nourrir

Le groupe suggérait les formes possibles suivantes : Lecture continue de la Bible, Marche de l’unité pélerinage, concert rock par et pour des jeunes, aspect musical, comédie musicale, théâtre.

Pour le résumer en quelques phrases : des événements régionaux devraient être d’une autre nature que ce qui se fait en paroisse pour ne pas concurrencer, permettre de fraterniser, rendre visible le témoignage de l’Eglise, encourager en prenant conscience des forces, rassembler avec un projet enthousiasmant, répondre à des intérêts psycho affectifs autres que les activités paroissiales. Une idée un peu différente est aussi apparue : un projet régional devrait mettre en valeur tout à tour les paroisses.

L’évènement régional suivant fut la Passion selon saint Marc, de Kaiser, à Vendredi Saint 2015. Un chœur ad hoc a été constitué qui a rassemblé 110 chanteurs, pour répéter et interpréter cette passion peu connue, sous la direction de Thierry Daenzer, avec l’orchestre baroque de Joux. Des extraits de la passion étaient intégrés dans le culte de vendredi saint au temple de Morges, et un concert donné l’après-midi. Ce fut une belle expérience pour les chanteurs, dont nombre de néophytes, et un joli succès populaire, avec un temple archi plein pour le concert. Ce fut aussi l’occasion de créer l’ASACREMA, pour la recherche de fonds, association qui continue de soutenir des projets culturels de la Région ou des paroisses. Avec le soutien de quelques communes, l’événement fut aussi l’occasion finalement de gagner de l’argent, récompense d’un intense travail.

De nouvelles expériences de partenariats

La Passion 2015 fut l’occasion d’expérimenter un partenariat avec des gens hors du cercle des pratiquants : le directeur de chœur qui a offert sa prestation, les choristes de bords divers, l’orchestre, les fondations qui ont subventionné, la presse, ce fut aussi l’occasion de créer un site web dédié, à l’intérieur du site EERV, et de recueillir les inscriptions par formulaire informatique. Cf. Passion.eerv.ch

Célébration œcuménique régionale au Rosey en 2015 : partenariat avec le collège du Rosey

Sous l’impulsion de l’Abbé Edgar Imer, la plateforme œcuménique régionale a été créée en 2013. Elle fut le lieu où a germé la reprise des célébrations oecuméniques régionales de l’ancienne Région 3. Le projet a débouché sur une célébration au collège du Rosey au Jeûne fédéral 2015. Les paroisses ont accepté de renoncer au culte local au profit de cette célébration régionale. Belle expérience de partenariat avec l’école du Rosey, qui a rassemblé entre 600 et 700 personnes. Et suscité beaucoup de plaisir. Voir diaporama sur morgesaubonne.eerv.ch. Décision a été prise dans l’évaluation de reconduire une telle célébration, dans deux ans.

La Cuvée de la Réforme en 2017 : partenariat avec les vignerons et les artistes

C’est au printemps 2015 que l’idée est née dans le cadre des formateurs d’adultes, Etienne Guilloud parlant de la brassée Castellion réalisée dans les Franches Montagnes. Au début 2016, les vignerons encaveurs ont été sollicités de donner du raisin de la récolte 2016, et d’accueillir des manifestations dans leurs caves en 2017, jubilé de la Réforme. 3500 bouteilles ont été réalisées, avec leurs étiquettes et cravates, 25 manifestations ont eu lieu, et une deuxième édition de 3500 bouteilles à été réalisée. La cuvée de la Réforme s’est vendue dans d’autres paroisses, et même d’autres cantons. Elle a eu un bon écho médiatique. Les rencontres ont été belles et ont laissé de beaux souvenirs.  Toute l’opération a aussi laissé un bénéfice financier appréciable, fruit de beaucoup de travail. La complémentarité des compétences a été une belle réussite dans l’équipe de pilotage, avec deux théologiens, Claire Clivaz et Etienne Guilloud,  un œnologue, Philippe Corthay, et un organisateur, François Paccaud.

Une culture de la solidarité apparaît peu à peu

Les rencontres de présidents et trésoriers ont pour but d’échanger des nouvelles et des expériences, et aussi de communiquer autour du budget. Il apparaît que certaines paroisses possèdent des immeubles qui génèrent des revenus, tandis que d’autres n’ont que les offrandes et les actions de recherche de fonds pour se financer. Comment tenir compte de cette disparité ? Une idée émise par le trésorier de Morges-Echichens est adoptée par les personnes présentes : préférer la liberté du don à la « taxation ». Dès 2013 ou 2014, le concept de contribution solidairement responsable est créé pour tenter de résoudre le problème de la disparité des ressources financières des paroisses. Un 20% de la contribution à la Région est appelé contribution solidairement responsable : une rencontre des présidents et trésoriers avec le Conseil régional permet, au moment du bouclement des comptes, de décider qui peut mettre combien de ces 20%.  Par la suite, certaines paroisses ont pu les verser sans problème d’autres en ont été dispensées. Certaines années, le bénéfice de la Région a permis de dispenser toutes les paroisses de cette part solidairement responsable.

Cet élan de solidarité s’est traduit aussi par des dons entre paroisses. Une paroisse en difficulté financière s’étant vu attribuer le bénéfice régional d’une année, a tenu l’année suivante à rendre à la Région la somme qui lui avait pourtant été donnée et non prêtée.

Parallèlement, le budget de la Région, notamment au niveau des salaires, a sensiblement diminué. Le budget de fonctionnement de la Région était de 160'000 en 2013, après la fusion des régions, et il est de 104'000 pour 2019. La diminution est de 35%.  Le budget FA 2013 était de 93'000.-, il est de 47'000.- pour 2019. La diminution est de 49,5%. Si la dotation des postes régionaux n'a pas diminué, l'activité générée par FA spécialement, ou plutôt le flux financier, a diminué de moitié. Cela ne signifie pas que les ministres de service communautaire travaillent moins ! Par contre leur travail est devenu plus difficile et plus ingrat. 

2016 : Prise de conscience que les ministres n’arrivent pas à suppléer à un poste vacant.

Au printemps 2016, une discussion au colloque des ministres a recherché des moyens de s’organiser pour venir en soutien à une paroisse ayant un poste vacant. Dans un climat serein, les ministres ont imaginé diverses manières d’exercer ce soutien. Six mois plus tard, il se trouvait que contre toute attente, une paroisse avait un poste vacant. La discussion reprise en colloque régional n’a pas permis d’organiser ce soutien. Les ministres disant : nous ne pouvons pas travailler pour une autre paroisse sans l’accord de notre Conseil. Le 3 février 2017, les Conseils ont été réunis par le Conseil régional pour explorer ensemble les manières possibles d’avoir une solidarité. Le modèle des paroisses subsides, ou partenaires a été encouragé, dans un premier temps, cela consiste à économiser des forces ministérielles en regroupant certaines activités sur deux paroisses : par exemple préparations collectives de mariages et de baptêmes, un ministre célébrant pour deux paroisses certains dimanches des vacances d’été. Les Conseils ont pris conscience d’une solidarité nécessaire.

En 2016-17, le non remplacement d’un congé maternité par l’ORH a suscité de l’incompréhension et de la colère, mais aussi le sentiment d’une nécessaire solidarité régionale. Le message officiel de l’ORH est que dans la situation de pénurie ministérielle annoncée pour ces prochaines années, l’ORH ne pourra plus fournir des remplaçants, et qu’il faudra se débrouiller en équipe régionale de ministres. Le Conseil régional a souhaité anticiper cette situation annoncée en imaginant des manières de s’organiser. Il a présenté deux modèles à l’AR d’automne 2017, intitulés « paroisses subsides » et « Maillage ».

La non-entrée en matière du Synode de mars 2018 concernant la répartition des postes dans les 5 enveloppes a conduit le Conseil régional à mettre en œuvre la demande faite lors de l’assemblée de constituer un groupe de travail pour travailler à ce problème de manière participative.

2018, une étape significative de la conscience d’un destin commun.

Le groupe de travail a œuvré de mai à octobre 2018. Il a beaucoup travaillé sur le renouvellement de l’activité de l’Eglise, ce qui lui a été reproché, des paroisses estimant qu’elles seules ont à réfléchir au renouvellement de leur activité. Des pistes de renouvellement ont néanmoins été présentées à l’AR de novembre 2018, qui en a pris acte, « comme impulsion et suggestion à l’Ensemble régional pour économiser les forces ministérielles et renouveler l’activité de l’Eglise » à télécharger sur ce lien

L’Assemblée régionale du 14 novembre 2018 adopte le « pot commun »

L’Assemblée a donc adopté le document « Priorités, regroupements, renouvellement de l’activité de l’Eglise »   Elle a aussi pris la décision suivante :

« L’Assemblée régionale Morges-Aubonne adopte le modèle d’organisation souple « Pot commun » pour permettre de gérer d’éventuels postes vacants en tant qu’Ensemble régional, de manière équitable, transparente et solidaire. »

Elle mandate le conseil régional de soumettre à l’Assemblée régionale de mars 2019 le modèle « Pot commun» avec une dotation chiffrée tenant compte des décisions du Synode de mars 2019. »

Notons que le colloque des ministres a exprimé le souhait de mettre en avant aussi d’autres valeurs. 

« En mettant en avant le modèle du pot commun, nous avons choisi un modèle complexe qui fait intervenir des caculs pour garantir l’équité. On peut dire que cette méthode (plutôt le budget temps que le pot commun ?) nous divise actuellement entre ministres, sa compréhension, son adéquation par rapport à notre métier et notre vocation, à cette pâte humaine et relationnelle qui fait notre quotidien. A côté des valeurs « équité, transparence, solidarité » nous mettons en avant « continuité, proximité, cohérence ».

Création de l’outil « Simulateur de dotation et soutien poste vacant »

La répartition des tâches régionales permettait déjà d’équilibrer les sur- ou sous-dotation des paroisses, le « soutien poste vacant » est une nouvelle couche de solidarité qui s’y ajoute pour venir en aide à un lieu d’Église qui a un poste vacant. Un outil informatique est créé pour faciliter une représentation de la répartition des forces de travail équitable et transparente : le simulateur. Un deuxième outil d’organisation est proposé aux ministres pour planifier l’usage et la répartition du temps de travail : le budget temps annuel. Ce dernier outil n’est pas adopté comme règle commune à tous les ministres, mais peut aider les ministres qui le souhaitent à avoir une prévision plus précise de leur engagement dans l’année à venir, et il est très aidant pour une paroisse qui doit demander du soutien en raison d’un poste vacant. Il est précieux aussi pour évaluer le soutien à fournir.

La partie bleue représente le temps de travail ministériel disponible pour les objectifs propres de chaque paroisse.
La partie jaune représente le temps de travail dédié aux tâches régionales
La partie rouge représente le temps de travail fourni en soutien poste vacant.
Le point violet indique le temps de travail reçu en soutien poste vacant
Cet outil permet de se représenter plus facilement l’utilisation de la ressource qu’est le temps de travail.

Les forces et les acquis de la Région Morges-Aubonne

Un esprit d’entraide et de solidarité entre les ministres et entre les lieux d’Église
Une solidarité financière entre les lieux d’Eglise
Un service Solidarité en lien avec les paroisses
Une formation des adultes dynamique et bien fréquentée
Des projets et événements régionaux d’une certaine ampleur
Un équilibre entre les lieux d’Église
Un secteur caté jeunesse fort, avec de nombreux Jacks et l’AJRM, Association de Jeunesse de la Région Morges
Des paroisses engagées dans un renouvellement et une diversification de leurs cultes
Des paroisses créatives et attentives aux liens avec les communes
Des paroisses qui se regroupent en paroisses partenaires. 

Pas seulement rassembler les braises, mais aller chercher du bois

Le regroupement d’activités entre paroisse permet de maintenir une masse critique et de vivre des événements stimulants. Toutefois, comme le nombre de protestants pratiquants diminue, à terme, si l’on ne va pas chercher du bois, le feu va s’éteindre. C’est pourquoi la vision du Conseil synodal met en priorité la création de liens avec les familles, fortement absentes de nos vies d’Église.

2020 – 2021 : La vision et la mission avant les dotations

Solidarité, équité, transparence sont les valeurs portées par les outils mentionnés, précieuses pour la dynamique interne de l’Ensemble régional. Le contexte de notre société est toutefois fortement marqué par la sécularisation, et le modèle de l’Église multitudiniste du « peuple vaudois tout entier » correspond de moins en moins à la réalité. Les forces, les acquis, l’esprit et les outils de coopération interne nous permettent d’envisager sereinement le renouvellement de la vision d’Église.

Mais l’équilibre et la bonne dynamique interne à la Région ne suffisent pas à faire face aux mutations de notre société. Une nouvelle vision de l’Église s’avère nécessaire. Le Conseil synodal élu en 2019 a entamé un large processus de Vision Mission Stratégie, dont le Synode a pris acte en septembre 2020. Ce travail va se décliner en un programme de législature, soumis au Synode en décembre 2020.

Il est logique d’allouer nos forces en fonction d’une vision et d’une mission de l’Église tournées vers l’avenir, et pas seulement dans la continuité du passé.  C’est pourquoi nous sommes appelés à travailler dans notre Ensemble régional, en hiver 2020-2021, sur un projet « Familles » inspiré de la Vision.

Le processus synodal qui devait mettre en œuvre la réduction de dotation à l’été 2020 a connu un blocage et un report. Ce n’est qu’en juin 2021 que la future dotation de chaque Région sera connue. Notre tâche actuelle est donc de construire ensemble un projet « Familles » pour notre Ensemble régional, et de décider des forces que nous voulons lui allouer.

Pensée du jour

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En exil de moi-même (Jérémie 25,1-14) Pas très joyeuse la prophétie… Comment peut-on concilier cette annonce de malheurs avec un Dieu d’amour? Peut-être d’abord en remplaçant, dans notre lecture, le mot «Seigneur» par «la vie».

Lire la suite Proposé par : Pain de ce jour