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Demain dimanche 5 décembre 2021, 2e dimanche de l’Avent :
en marche vers le Prince de la Paix !

Nous voici en route pour vivre bientôt un nouveau Noël. Les annonces de toute part pourraient nous donner envie de sauter à pieds joints sur ces fêtes de fin d’année, tant la situation sanitaire semble à nouveau partir en vrille.  D’aucuns sont peut-être pris par le désir soudain et fugace de boucler la maison à double tour, s’endormir comme une marmotte et se réveiller aux beaux jours.
Néanmoins, une parole résonne, comme chaque année à pareille saison, et cette année plus fort encore : “Préparer la route au Seigneur !”  Que vais-je faire de cet appel que Jean le Baptiste fait résonner dans le désert à la suite du prophète Esaïe avant lui ? J’ai le choix de fermer mes oreilles à cette parole, trop occupé que je suis à entendre la clameur des chiffres. Ou je peux y donner suite et oser le pas de la confiance.
Dès lors, je ne vais pas simplement préparer Noël comme on prépare frénétiquement une grande fête avec guirlandes et bougies, cadeaux et sapins, bûches et friandises … mais je vais prendre le temps de préparer cette route du Seigneur, celle qu’Il veut déjà commencer
par tracer VERS MOI. Et je disposerai mon être intérieur et ferai de l’ordre dans ma tête et dans mon coeur.
Pour cela il me faudra commencer par faire l’inventaire de ces lieux en moi, dont j’aurai envie que le Seigneur vivant prenne soin et qu’il transforme par sa grâce. Car je peux être proactif dans mon salut, non pas que tout dépende de moi, mais tout pourrait commencer par mon désir, fugace lui aussi, de laisser place en moi à Celui qui fait grâce et libère, parce qu’Il est le Prince de la Paix !

 

   “Préparer la route au Seigneur !” (Luc 3, 3-6) Cette parole d’Esaïe, quelques cinq six siècles avant notre ère, vient prendre place dans le ministère de Jean Baptiste, le précurseur de Jésus. C’est ainsi qu’est défini son ministère, son rôle dans cette histoire du salut. Avant d’entrer pleinement dans le ministère public de Jésus, il a fallu cet homme au désert qui invite à préparer une voix royale à Celui qui va profondément changer le cours de l’humanité, à Celui qui va commencer par changer profondément le cours de MON humanité, faite de chair et de sang.

   En relisant le début de ce chapitre 3 de l’Evangile de Luc, on peut être surpris de voir cette succession de noms et de titres. Des gouverneurs de toute sorte, de toute part. Et puis les noms des deux grands-prêtres, Anne et Caïphe, comme isolés dans ce magma de puissances étrangères qui ne devraient rien avoir à faire en Palestine… Qu’on se le dise : La situation d’alors n’est pas moins compliquée que celle que l’on rencontre un peu partout dans le monde d’aujourd’hui. Hier comme aujourd’hui, le spirituel doit composer avec la réalité temporelle et civile du monde.
   Et c’est dans cette situation géopolitique, économique, sanitaire aussi, que vient prendre place Jean Baptiste avec son invitation à préparer le chemin du Seigneur.

   Pour préparer le chemin du Seigneur, Jean-Baptiste appelle clairement les gens autour de lui à la repentance et à la conversion du coeur ! Car c’est par là que commence le vrai Noël, le vrai chemin. Et lorsque le croyant prend la mesure de tout ce qui l’empêche de vivre pleinement son humanité, à cause entre autres des choix qu’il a faits dans sa vie ou du mal dont il s’est rendu complice, c’est à ce moment que Dieu peut entrer en action, Lui le vrai gentleman qui ne force jamais la porte de ma propre liberté.

   “Changez de vie, Tournez-vous vers le Seigneur, le plus que Vivant!” proclame Jean Baptiste. Et lorsque le croyant engage sa vie dans cette dynamique, c’est alors qu’il voit se produire des choses étonnantes.
   Des montagnes et des collines qui s'aplanissent ! Elles cessent ainsi de faire obstacle et d’obstruer l’horizon vers lequel nos pas veulent désormais se diriger.
   Les ravins et les vallées sont relevés! Ah ! Ces gouffres qu’on pensait naturels, mais qui malgré tout empêchaient de rencontrer l’autre, et de rencontrer le Tout autre! Par sa grâce, Le Plus-que-Vivant, encore lui, vient combler les béances et colmater les brèches. C’est là l’œuvre de sa grâce.

   Dans la balance des actifs, c’est bien le Seigneur qui investit le plus d’énergie. Ce qui s’opère alors n’est que grâce. La seule chose qui m’appartienne en définitive c’est de laisser de l’espace au Seigneur, et lui permettre de faire son œuvre de création en moi, son œuvre de recréation et de salut ! Ce que j’ai à faire, c’est de prendre conscience du chemin qui est le mien et de le convertir, de le diriger et le tourner sans cesse vers celui qui est lumière et paix !

Sandro Restauri, pasteur

 

Pensée du jour

Appel à la reconstruction (Zacharie 6,1-8)

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