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Bientôt le soir, demain dimanche 15 mai
Cinquième dimanche de Pâques

   Vous le savez, il y a plus de 10 conflits internationaux dans le monde actuellement. Non seulement en Ukraine, mais aussi au Yemen, en Ethiopie, au Myanmar, en Haïti, en Syrie, et j’en passe. C’est affligeant, vraiment. Mais qui suis-je pour juger de la folie des dirigeants et des parties en conflit ? Il y a certainement des raisons profondes qui ont conduit à la violence des armes.
   Il n’en reste pas moins que cela m’attriste et parfois même me met en colère de voir ce gaspillage d’énergie et de moyens, surtout quand on sait qu’un jour, il faudra tout de même reconstruire. Quelle perte de temps !

   Alors, quelle espérance peut jaillir de nos cœurs de croyants devant l’ampleur des dégâts humains et environnementaux ? C’est encore et toujours vers le Christ, mort et ressuscité qu’il faudra alors tourner tout entier notre regard. Pâques un jour, Pâques toujours !
   Le croyant se souviendra qu’un monde nouveau est possible, par le Christ ! Qu’une Terre Nouvelle nous est donnée à habiter d’ores et déjà dans ce monde ici bas. Cette promesse constitue les prémices du Royaume, ce qu’on appelle le “déjà-pas-encore” de la foi ! On relira en ce sens les quelques versets de l’épître aux Ephésiens, au chapitre 2, les versets 15 et 16, qui nous parlent de l’unité et de la paix offertes en Christ pour tous les peuples.
  
    Tout cela signifie que nous devrions désormais arrêter de monter la violence en épingle et chercher à savoir qui a tort ou raison. Il n’y a plus de temps à perdre à cela. Car ce à quoi nous sommes destinés, c’est à être un seul et même peuple en Christ. Et cela devrait désormais occuper toute notre attention !
   Non pas qu’il faille taire les différences et se couler dans la masse et l’uniformité. Ce n’est pas ce que dit l’Ecriture d’ailleurs. Il s’agit bien plus et bien mieux de réussir à se rencontrer entre les peuples, se réconcilier, ouvrir les bras et le cœur solidement ancré, pour s’accueillir chacun comme les dépositaires d’une même grâce, celle que Dieu a manifestée avec largesse et pleinement en Christ; cette même grâce, que Dieu a posée en filigrane dans la beauté de chacune des traditions religieuses qui traversent notre monde.
   Non pas, et non plus, que l’un aie davantage raison que l’autre. Il ne s’agit pas de se lancer dans des joutes oratoires des religions. Mais chacun est invité à mettre humblement le genoux à terre … que cela soit devant le mystère de la Vie ou mieux encore devant le Christ Seigneur et victorieux. Mettre son genou à terre et déposer devant elle, devant Lui, ses propres prétentions et revendications. Et cela vaut pour les croyants en Christ, bien plus encore que pour tous les autres !

   Que la grâce et la paix du Christ nous aident sans cesse à faire la paix entre nous et à nous rapprocher les uns et les autres, pour former avec Lui, le Christ, un seul peuple de frères et sœurs.
   Que cette promesse soit bientôt une réalité pour les peuples de la terre, et qu’elle le soit déjà et surtout entre nous, frères et soeurs en Christ, issu·e·s d'églises et de confessions différentes. 

   Amen !

Sandro Restauri, pasteur

 

 

Pensée du jour

L’ouverture d’un horizon (Jonas 2,1-11)

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