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Bientôt le soir, demain dimanche 5 février

   Dieu parle. C’est ce que partagent toutes les traditions monothéistes, juives, chrétiennes et même musulmanes. Les Écritures le disent et le rappellent tout au long de ses pages. C’est dire combien cela fait partie de l’essence même de la foi.

   Dieu parle et sa parole soutient le monde, le façonne et le maintient ... nous laisse entendre le prologue de Jean, au premier chapitre de l’Evangile. Derrière cette affirmation théologique forte, il importe de situer cette parole, non seulement comme la parole créatrice, mais fondamentalement comme un geste d’alliance. Dieu parle, parce que, pourrions-nous le dire, Il ne peut ni ne veut se taire. Cela fait partie de son identité, de son essence même ! Il parle parce que, avant d’être Dieu créateur, Il est Dieu vivant et Dieu d’Alliance, un Seigneur qui cherche de toute éternité à communiquer; mieux encore : à entrer en communion.
   Croire que Dieu parle s’appuie sur cette affirmation et conviction que Dieu veut se manifester, se révéler, s’approcher. Reprenons. En créant, comme il le fait au premier matin du monde, le Seigneur Dieu n’agit pas en tant qu’architecte distant voire en merveilleux ingénieur ou puissant ordinateur. Il agit comme un passionné d’amour ; un amoureux qui exprime sa joie et sa passion dans une œuvre majestueuse et délicate.

   En croyant que Dieu parle, je dois pouvoir dire et me dire que Dieu ME  parle, à moi, simple créature dans l’immensité de la création. Tu me diras, qui suis-je dans ce vaste monde pour prétendre que Dieu me parle ainsi, à moi ? Et je te rétorquerai alors : et toi qui es-tu pour limiter Dieu de cette manière ? Toi qui es capable de comprendre qu’il existe aujourd’hui des super ordinateurs capables de stocker et utiliser des milliards et plus de données, sans oublier les intelligences artificielles, comment ne comprendrais-tu pas que Dieu puisse être plus puissant encore ?

   Avant de se demander comment Dieu parle, il importe - et c’est mon appel ce soir - de s’interroger pourquoi Dieu ne me parlerait-Il pas ? Pourquoi ne s’approcherait-Il pas de moi, simple personne éparse dans l’immensité de sa création ?
   Je peux répondre non; et c’est alors moi qui ferme la porte au possible de Dieu. Je peux décider que oui, et j’ouvre alors la porte sur laquelle Dieu tambourine de toute éternité avec passion. Je pourrai alors faire mienne cette prière du jeune Samuel : “Parle Seigneur ! ton serviteur écoute!” (1 Samuel 3,10)
Amen!

Sandro Restauri, pasteur

Pensée du jour

Un Dieu qui entend et sourit (Genèse 21,1-21)

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