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Publié leConduire des célébrations là où les forces manquent !
La région Joux-Orbe compte deux officiantes du culte nouvellement diplômées. Présentation de leur parcours et explication sur les célébrations qu’elles conduisent et dans quels contextes.
En 2025, Florence Mugny et Gaëlle Werro ont toutes les deux intégré la première volée de formation pour devenir officiantes de culte. Une initiative de l’Eglise réformée vaudoise (EERV) qui offre la possibilité à des personnes formées et reconnues de conduire des célébrations. Nouvellement diplômées, elles sont désormais disponibles dans la région Joux-Orbe pour conduire des célébrations là où la demande existe, mais les forces manquent.
Florence Mugny et Gaëlle Werro qui possédaient toutes deux déjà un solide bagage théologique ont donc pu suivre la formation d’introduction à la liturgie (FIL) donnée par Cèdres Formation pendant plusieurs mois. Ce cursus permet d’acquérir des bases solides pour conduire des célébrations chrétiennes de sensibilité réformée dans divers contextes (paroisses, EMS, etc.).
« Cette formation permet de préciser nos intentions, notre posture, d’explorer les diverses attentes de l’assistance, de voir les différentes étapes d’un culte, d’expérimenter par des mises en situation pratiques et évaluées notre performance comme la voix ou le contenu. Par ailleurs, nous avons l’occasion d’écouter d’autres dans le même exercice », développe Gaëlle Werro.
Des contextes différents
Gaëlle Werro concentre son activité sur les EMS afin de créer un lien de proximité avec les résidents. « L’aumônerie en milieu de santé est un domaine qui m’intéresse et c’est la raison pour laquelle j’ai commencé dans ce but diverses formations depuis 2021, explique-t-elle. Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir le faire à l’EMS de Ballaigues ainsi que prochainement au CAT à Vallorbe. »
De son côté, Florence Mugny est disponible pour conduire des cultes dans diverses paroisses de la région. « Pour ma part, je suis particulièrement attachée à une tradition liturgique et je me reconnais davantage dans des cultes “classiques”. C’est ce qui me parle le plus et qui m’est aussi le plus naturel mais je reste ouverte pour explorer d’autres manières de célébrer dans le futur », explique celle qui est membre de la Fraternité de prière oecuménique de Romainmôtier depuis une dizaine d’années.
La réponse à un appel
Quand on leur demande si la question de la légitimité leur fait peur. Toutes deux affirment ne pas la craindre. Pour les deux femmes, le plus important est de pouvoir rendre service et apporter l’Evangile là où il y a besoin. « Pour ma part, j’ai le sentiment d’avoir répondu à un appel. Un désir du coeur auquel l’institution a répondu. Et si d’autres personnes se sentent appelées, alors je les invite elles aussi à tenter l’expérience », répond Florence Mugny.
Gaëlle Werro s’appuie, elle, sur l’étymologie du mot liturgie qui signifie « le service du peuple » ou « une œuvre accomplie pour le bien du peuple » comme le lui a expliqué un pasteur. « J’essaie simplement d’être l’instrument qui permet aux résidents d’avoir accès à cette parole de Vie, car ils ne peuvent plus y accéder par leurs propres moyens », avance-t-elle.
Pour les deux officiantes de culte, cette nouvelle expérience les nourrit spirituellement et humainement. « Les célébrations sont toujours de très beaux moments de partage avec les résidents lesquels témoignent facilement de leur reconnaissance pour le temps qui leur est consacré », confie Gaëlle Werro. « Pour moi, c’est comme une grâce, un cadeau que d’être au service de la communauté », conclut Florence Mugny.
Par Numa Francillon