Retrouvez ci-dessous les messages du Conseil synodal et du Conseil d'Etat vaudois, ainsi que les origines de cette fête chrétienne.

Message du Conseil synodal

Jeûne fédéral : rendre grâces et agir pour la paix

Le Jeûne fédéral nous offre un temps à part – comme le souligne le Conseil d’Etat dans son message. Il nous permet d’habiter ce dimanche dans son esprit particulier : un temps pour méditer, et rendre grâces pour la paix.

La paix ? Oui, la paix. Ici, nous en bénéficions, et devons la cultiver. Nous le faisons, modestement mais collectivement : au début de ce mois, lors de la cérémonie où la FACCV (Fédération anglicane et catholique-chrétienne du canton de Vaud) exprimait sa reconnaissance d’avoir été reconnue d’intérêt public, l’évêque catholique-chrétien de Suisse l’a souligné : «la vraie paix confessionnelle est vivante. Elle ne consiste pas à effacer nos identités, mais à apprendre à nous recevoir les uns les autres comme un don. Décidé par les autorités civiles à une époque où la Suisse était encore traversée par de vives tensions religieuses, [le Jeûne fédéral est] une sagesse politique et spirituelle. 
Le gouvernement de l'époque a compris que pour faire nation, il fallait offrir aux différentes traditions chrétiennes un espace commun pour se poser, rendre grâce et porter ensemble la responsabilité du bien commun.» 
Le Jeûne fédéral coïncide aussi cette année avec le Yom Kippour de la communauté juive – et nous rappelle ainsi que la paix religieuse dépasse les confessions chrétiennes pour s’étendre aux diverses religions (ou absence de religion !) des habitantes et habitants de notre Canton. Heureux les artisans de paix !


Message du Conseil d'État

A lire ci-dessous ou à consulter sur le site de l'État de Vaud

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Quel sens conférer au Jeûne fédéral, sachant par ailleurs que le message qu’il porte a évolué à travers les époques ? Durant les périodes de disette ou d’épidémie de peste qui ont ponctué le XVIe siècle, les autorités de plusieurs Cantons réformés ont instauré des journées de prière et de pénitence hebdomadaires ou mensuelles. Par la suite, le jour de jeûne, sous des formes différentes entre la fin du XVIIIe et la première moitié du XIXe siècle, a revêtu la fonction d’appel à la concorde, à la paix religieuse et l’unité du pays. Si, aujourd’hui, la date du Jeûne fédéral coïncide toujours avec la reprise des travaux parlementaires des Chambres fédérales, la dimension d'actions de grâce, de pénitence et de prière accolée à ce jour s’est étiolée au fil du temps pour se retrouver concrétisée à travers la tarte aux pruneaux et le lundi férié. Et si c’était à travers la conjugaison de ces deux symboles les plus immédiats qu’il était possible de donner un sens actuel au Jeûne fédéral : le partage, non pas uniquement d’une pâtisserie, mais d’un temps libre, voire libéré ?

Avec l’acuité de son coup de crayon, Patrick Chappatte imaginait dans un dessin de 1995 – déjà ! – un personnage rappelant la figure du Penseur de Rodin assis sur son écran d’ordinateur en train de méditer, sur une ère de repos en bordure de l’autoroute de l’information. Reprendre le contrôle du temps, tout un programme, comme le parcourt l’exposition « Flemme ! Histoire de la fatigue » (Pôle muséal de Moudon). De la flemme qui ne renvoie pas à la simple oisiveté, des interstices temporels peuvent se dessiner et s’y glisser des moments de partage. Plus que des interstices ou des failles, ce sont de véritables tranchées qu’aménagent les personnes partageant leur temps au service des autres à travers le bénévolat. La cinquième édition de l’Observatoire du bénévolat en Suisse atteste de façon précise et détaillée de l’apport indispensable des bénévoles à la cohésion sociale, que cela soit dans les domaines du sport, de la culture, de la jeunesse ou encore de la solidarité. En comptabilisant la totalité des heures consacrées annuellement aux actions bénévoles, on atteindrait près de 590 millions d’heures. A son échelle, la Fédération ecclésiastique catholique romaine du canton de Vaud (FEDEC-VD) recense dans son rapport d’activité 2025 l’engagement bénévole de quatre mille personnes représentant 300'000 heures.

Ce temps partagé constitue aussi une attention, une ouverture et une forme d’accueil de l’autre. Cet accueil peut revêtir une dimension spirituelle qui parcourt les traditions religieuses. Pour le théologien Maurice Zundel, accueillir l'autre comme un absolu consiste à voir en chaque être humain le sanctuaire d'une Présence divine intérieure, le visage d'autrui devenant le lieu même de la révélation divine. On retrouve l’importance du visage chez le philosophe Emmanuel Levinas qui place la Torah au centre de son éthique pour autrui. Pour Levinas, le visage de l’autre est un absolu qui représente une altérité irréductible

Chères concitoyennes, chers concitoyens, que ce lundi du Jeûne soit placé sous le signe du temps partagé, élément essentiel de notre cohésion sociale !


Le Jeûne fédéral ? Pas que de la tarte !

Un article publié dans le journal Riviera Chablais le 16.09.2026 par Rémy Brousoz
Lien direct sur le site de Riviera Chablais Kebdo  ou à lire ci-dessous 


 


Dieu, Jeûne fédéral et tarte aux pruneaux

Éclairages de Réformés.ch


Hormis le lundi férié et la traditionnelle tarte aux pruneaux, ça veut dire quoi ? Petit rappel d'un fête nationale aux racines chrétiennes.
Initié pour célébrer un consensus national au moment où celui-ci était encore fragile, le jeûne fédéral reste aujourd’hui encore une fête œcuménique.

Réformes.ch vous explique tout dans son dossier consacré au Jeûne fédéral.

A découvrir également en vidéo, avec la série «Plaît-il ?», deux minutes pour tout comprendre.

Retrouvez les cultes dédiés au Jeûne fédéral L'agenda des cultes et évènements

 

 

 

Pensée du jour

Il y a un moment pour tout, un temps pour chaque chose sous le ciel. (Ecclésiaste 3.1-15 "v. 1")

Lire la suite Proposé par : Pain de ce jour