J’ai vu avec stupeur, comme vous peut-être, ces jeunes étudiants en France devant leurs lycées, manifestant contre la dégradation de leurs conditions d’apprentissage. Avec des pancartes comportant des fautes d’ortôgraf…

Les raisons de ces grèves et manifestations ? Bâtiments scolaires vétustes et mal isolés, classes surchargées, professeurs souvent absents, pas remplacés lors de démissions, mal rémunérés. Les élèves voient des « trous » réguliers dans leurs journées de cours et ne s’en réjouissent pas du tout ! Des professeurs lâchent leur métier, épuisés par des conditions de travail très pénibles.

Une éducation de qualité et quasi gratuite est un pilier des démocraties, et l’on peine déjà à faire face à la concurrence des médias privés (réseaux sociaux américains…). Le problème est sérieux, prenons-le à cœur et ne laissons pas l’enseignement dans les possibilités de coupes budgétaires !  

Un des évêques de l’Eglise ancienne (Jean Chrysostome, 4e siècle) disait que parler de l’éducation des enfants, c’est parler du gouvernement du monde. Il pestait contre la paresse des parents à mettre leurs enfants dans des groupes d’enseignement (ça coûtait quelque chose, bien sûr), pour leur apprendre la sagesse, la tempérance, la maîtrise de soi, l’art de bien parler, la philosophie, la réflexion sur le sens du monde, sur la place de Dieu dans tout ça… Ces jeunes risquaient sinon (même à l’époque !) de se faire entraîner dans une vie de recherche de plaisirs personnels, de fêtes sans fin… 

Souvenons-nous également que Jésus a pris les enfants en exemple pour les adultes, dans leurs qualités d’accueil, d’ouverture, de confiance, pour comprendre ce qu’était  son Royaume.

 

Frédéric Steinhauer

Pensée du jour

C’est pourquoi être circoncis ou ne pas l’être n’a aucune importance : ce qui importe, c’est d’être une nouvelle création. (Galates 6.10-18 "v. 15")

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