Une exposition pour discerner l’invisible
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Du 4 au 30 juin l’exposition «Mettre en lumière l’invisible» sera installée à la cathédrale de Lausanne. Cette exposition résulte d’un partenariat avec la Fondation Surgir et présentera des portraits de «Multiplicatrices», des femmes qui proposent des ressources aux personnes migrantes victimes de violences de genre.
Le Ministère de la Cathédrale s’est allié à la fondation Surgir pour l’exposition «Mettre en lumière l’invisible», qui permettra de découvrir le programme des Multiplicatrices. Le but qui sous-tend la fondation Surgir est clair: «Agir ici et là-bas, pour combattre les violences de genre», depuis 2001. Cette fondation a été créée par une femme, qui emploie des femmes, au profit des victimes de violences de genre.
Convaincue suite à une présentation, Daisy a rejoint le programme. Elle explique que «Daisy, la Multiplicatrice, est une femme qui a elle-même vécu des violences et qui met son expérience personnelle, son parcours professionnel, son militantisme et son réseau au service des victimes». Un travail concret, de liens et de relais auprès des personnes migrantes. «Elle offre un soutien humain et moral essentiel, et permet aussi à la victime de se sentir comprise, notamment grâce à une proximité d’expérience et, souvent, à une langue commune», confie-t-elle. Sur le terrain, les réseaux de Multiplicatrices se déploient dans les cantons de Vaud et de Genève. Ces femmes ont pour but de tisser des liens de confiance, d’aider et soutenir. Des compétences qui se couplent, pour Daisy, à une charge émotionnelle forte, mais aussi la confrontation avec ses propres limites. Malgré la difficulté causée par la recherche d’équilibre entre son envie de sauver les autres et ses capacités, c’est grâce à l’engagement de femmes comme elle qu’il est possible de se rapprocher de l’objectif général du programme, à savoir «réduire les vulnérabilités des personnes migrantes […] face aux violences de genre en améliorant l’accès à l’information et aux services d’aides aux victimes».
A propos de la genèse de l’exposition, Line Dépraz, pasteure à La Cathédrale, confie que «nous avions espéré collaborer dans le cadre du 750e anniversaire de la cathédrale, mais la richesse du programme ne l’a pas permis. Le projet a donc été repris en 2026.» En parallèle à l’exposition, une série de trois cultes est organisée en juin: « [ils] déclineront les impératifs de l’accueil inconditionnel, basé sur cette invitation biblique: «Quand un émigré viendra s’installer chez toi, dans votre pays, vous ne l’exploiterez pas (…) vous le traiterez comme un indigène, comme l’un de vous; tu l’aimeras comme toi-même; car vous-mêmes avez été des émigrés dans le pays d’Égypte», détaille la pasteure. Elle explique elle-même tirer son énergie dans l’exemple de Jésus, «qui n’a jamais cessé d’aller à la rencontre des personnes vulnérables pour leur porter attention et leur témoigner l’amour et la tendresse de Dieu».
Samuel Maire
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Retrouvez l’exposition du 4 au 30 juin à la cathédrale de Lausanne.
Interviews complètes de Daisy et de Line Dépraz sur eerv.ch/lausanne