Lucette Bourguignon
A la rencontre de Lucette Bourguignon, notre doyenne.
Interview du 6 mars 2025
En décembre dernier, Madame Lucette Bourguignon, doyenne de notre paroisse, nous a remis les clés de la chapelle de Bogis-Chavannes dont elle s'est occupée pendant plus de trente ans. C'est une page qui se tourne et nous lui avons demandé de se prêter à la mini-interview. Nous l'avons rencontrée chez elle à Bogis-Bossey.
1. Quelques mots de présentation ?
Je suis la fille d’un vigneron et viens de Vinzel. J’ai une sœur (qui vient de décéder à l’âge de 100 ans). Quand j’ai eu 16 ans je suis partie en Suisse allemande à Bastall (Soleure). Puis j’ai passé quelques mois en Allemagne à Münich dans une famille comme jeune fille au pair. A mon retour j’ai travaillé 5 ans à Coppet, comme baby-sitter pour le patron de la pharmacie/droguerie. C’est là que j’ai connu mon mari, qui était paysan. On s’est mariés en 1955 à Gilly et on s’est installés ici à Bogis-Bossey dans la ferme de sa famille, que je n’ai plus jamais quittée. On avait des vaches, des poules, des lapins. Nous avons travaillé à la ferme et élevé nos 3 enfants (deux filles et un fils). La ferme a depuis été remise à mon fils Philippe. Dans mon travail à la ferme j’aimais avant tout le contact. Quand mon mari est devenu syndic. c’était une période où les paysans vendaient des champs pour construire. Nous avons alors essayé d’accueillir avec simplicité les gens qui s’installaient. Souvent des jeunes couples qui travaillaient et ne connaissaient pas bien la campagne. A l’époque Bogis-Bossey était un très petit village. On a essayé d’avoir un accueil très jovial. On a tissé des liens. On a créé la brûlée de sapins et d’autres fêtes villageoises.
Je suis actuellement la doyenne du village. L’ambiance au village est très amicale. J’ai de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants.
2. Peux-tu nous parler de ton lien à la chapelle ?
J’ai aimé cette petite chapelle à mon arrivée au village. Quand la personne qui s’en occupait n’a plus pu le faire (Mme Odette Mugnier) je lui ai succédé. L’ambiance était très cordiale.
J’y ai fait l’école du dimanche (l’actuel culte de l’enfance) avec Nadine Kay et Marie-Laure Bianconcini, du temps du pasteur Heintze-Flad. On a fait des Noëls de toute beauté !
Pendant environ trente ans, j’ai été présente pour les mariages, les services funèbres et les cultes, pour tout préparer et sonner les cloches. J’ai fait le travail d’une sacristaine. J’allais les samedis voir si tout était bien ordre.
J’ai remis les clés en décembre, mais j’en garde une, celle qui me permet d’ouvrir la chapelle au monsieur qui vient une fois par an pour réviser les cloches !
3. Une chose que tu aimes particulièrement dans cette paroisse ?
Les relations avec l’Institut Œcuménique de Bossey. Quand mon mari est devenu syndic, le château était bien en bas ! Il avait un besoin urgent d’être rénové. Nous avons créé une société avec d’autres paroissiens : l’Association des Amis de Bossey dont le but était de soutenir financièrement les travaux de remise en forme du château.
C’est par les étudiants que ce château a commencé à être connu.
On accueillait les étudiants dans les familles un ou deux dimanches par mois pendant leur semestre et on faisait des études bibliques. Certains étudiants m’écrivent encore !
Je fais toujours partie des paroissiens qui reçoivent chez eux des étudiants lors du dimanche d’accueil. Je reste très attaché à cet Institut et ai eu la joie d’être honorée il y a 3 ans (en 2022) lors d’une cérémonie de clôture du semestre des étudiants, qui correspondait aussi au départ à la retraite de M. Sauca, le directeur, que j’avais connu comme étudiant quand il était jeune ! J’ai reçu une très jolie croix en cadeau que je garde précieusement.
4. Un passage de la Bible qui compte particulièrement ?
Je louerai l’Eternel de tout mon cœur, Je raconterai toutes tes merveilles (Psaume 9,2).
5. Et quand tu as du temps libre ?
J’adore mes deux chats !
Je passe du temps avec mes enfants, ma famille.
Je vais voir les fleurs et les animaux du jardin.
Et puis j’accueille beaucoup. J’aime le contact, chacun qui vient me trouver. L’amitié est toujours là. Je suis bien entourée.