Dieu dans la création

Les canicules de cet été resteront dans les mémoires. Il est à craindre qu’elles ne deviennent à l’avenir la règle. L’être humain se retrouve face à ses responsabilités face à la nature. Pour le chrétien la nature est création. Se pose dès lors pour lui la question de place de Dieu dans la création.

L’Europe brûle. Les forêts s’embrasent, les rivières s’assèchent, les glaciers disparaissent, les pâturages se dessèchent et les champs craquelés évoquent d’immenses puzzles. Ce ne sont pas seulement nos paysages qui changent, mais aussi nos habitudes qui doivent évoluer, car il y a urgence.
Nous avons perdu la conscience de notre appartenance à la nature. Celle-ci est devenu objet de consommation. Elle n’est plus un sujet avec lequel nous sommes en relation, avec qui nous dialoguons et dont nous partageons la destinée. L’humain est solidaire de la terre qui le porte. Adam doit son nom à la terre (adamah en hébreu) dont il est tiré. Que faire face aux conséquences du changement climatique ? Retrouver cette solidarité avec la nature.
Les religions primitives avaient cette conscience de la communion de l’humain avec la nature. La modernité l’a oublié. La théologie chrétienne s’est toujours méfiée de tout ce qui pouvait porter atteinte à la transcendance de Dieu, en particulier l’identification de Dieu avec la nature. Mais elle a oublié que l’humain faisait partie de la création et en partageait le destin. L’humain a voulu dominer et soumettre la nature, la détourner à son profit. Il en paie aujourd’hui le prix.
Comme le dit le théologien Jürgen Moltmann : « Nous, hommes et femmes, correspondons à Dieu, non pas à travers la domination et la soumission, mais par la communauté, l’amour et la solidarité avec toutes les créatures. »

Daniel GEHRING, septembre 2026 

Pensée du jour

Alors je transformerai les peuples, je purifierai leurs lèvres : ils me prieront, moi, le Seigneur, et me rendront un culte d’un même élan. (Sophonie 3.9-20 "v. 9")

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