Inse Andrée
A la rencontre d'Inse Andrée, étudiante de Bossey
Interview du 17 janvier 2024
1. Quelques mots d'introduction ?
Mon nom est Inse Marie. J’ai 24 ans et je suis étudiante en Théologie protestante. Je viens de l’Allemagne où habitent mon frère, mon père et ma mère qui est théologienne aussi. Ma famille est pour moi un grand cadeau.
Nous sommes originaires de l'extrême nord de l'Allemagne, où je me sens toujours chez moi. C'est pourquoi je suis une grande gourmande de thé. Le thé noir traditionnel de cette région est mon aliment le plus important et représente pour moi mon pays.
Outre la théologie et le thé, ma plus grande passion est la musique. J'aime beaucoup chanter et je le fais n’importe où et n’importe quand. C’est la raison pour laquelle j'ai rejoint la petite chorale de la paroisse (le Petit chœur de Terre Sainte) et pourquoi j’aime bien nos répétitions du mercredi soir.
2. Pourquoi être venue à Bossey ?
En 2022, l'assemblée générale du Conseil Œcuménique des Églises a eu lieu à Karlsruhe. J'y ai pris beaucoup de plaisir en aidant à l'organisation de l'événement en tant qu’hôtesse et j'ai pu voir et observer beaucoup de choses. J’avais déjà entendu parler de l’Institut œcuménique à Bossey en 2022, mais c’est à Karlsruhe que j’ai compris le lien avec le COE et que j’ai développé le désir d’y aller.
3. Un verset biblique qui compte particulièrement ?
Un passage biblique qui me parle est Matthieu 6,26 : « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni moissonnent, ils ne ramassent pas de récoltes dans des greniers, et votre Père qui est au ciel les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus que les oiseaux ? » Ce verset me rappelle que c’est Dieu qui fait tout. Même si je fais des efforts pour atteindre mes objectifs, tout est entre les mains de Dieu. Mon pain quotidien vient de lui. Me souvenir de cela me donne de l'assurance et de l'humilité dans la vie de tous les jours. Parfois, je dois peut-être prendre les choses un peu plus à la légère. De toute façon, je ne peux pas tout planifier. C'est ce que me rappelle Mt 6,26.
4. Tes impressions sur la Suisse ?
A Bossey, j'ai appris ce que c'est que de vivre à la campagne. Et je dois dire que la vie à la campagne me plaît beaucoup.
Dès le premier dimanche où je suis venue au culte, à la chapelle de Bogis-Bossey, on m'a directement intégrée dans le petit chœur de la paroisse. La musique et la communauté au sein de la paroisse ont été pour moi un highlight de mon séjour à Bossey. J'ai beaucoup appris: sur la musique religieuse en Suisse romande, sur l'Escalade de Genève et sur l'hospitalité. Nous avons beaucoup célébré, prié et chanté, et la paroisse est rapidement devenue mon chez-moi dans ce pays étranger (bien que proche). J'en suis très reconnaissante, surtout pour les amitiés que j'ai pu établir.
5. Une parole d'encouragement pour nos paroissiens ?
Je voudrais partager deux messages d’espoir :
- Premièrement, je pense que si le monde d'aujourd'hui semble particulièrement confus et effrayant, nous pouvons nous rappeler qu'il est de toute façon confus. Même dans les périodes de calme que nous pensons avoir toujours derrière nous, nous avons si peu compris. C'est pour moi une pensée pleine d'espoir, car elle nous montre à quel point Dieu nous porte. Ayons un peu confiance qu'il continue à nous porter, quand nous essayons de faire de notre mieux avec nos faibles moyens humains... Même si c'est parfois peu.
- Deuxièmement, je voudrais dire que vous avez transmis un message d'espoir pour moi et que vous êtes ce message. En Allemagne, nous sommes très préoccupés par ce qui arrive à l'Eglise. Ici, à Bossey, j'ai vu une communauté vivre et prier sans que l'abîme de l'institution, l'Eglise, soit toujours présent. Vous êtes une communauté bénie et une bénédiction, et cela me donne de l'espoir.