Un président d’un grand pays se glorifie d’avoir arrêté une petite dizaine de guerres… tout en ayant d’un autre côté allumé d’autres conflits, géo-politiques et économiques : pour quel résultat positif ? On a même vu une nuée de pasteurs prier pour lui dans son grand bureau ! Dieu est-il de cette partie-là ? Je dis non.
Voici la quasi seule prière sensée pour un dirigeant : « O Dieu, donne au roi d’être aussi juste que toi, qu’il rende justice aux malheureux du peuple… » (Cf Psaume 72, ou Ps. 101)
Le monde entier est agité, partout on se cherche - et on se trouve ! - plus d’ennemis que d’alliés. On vit dans une culture de la peur et dans une logique de l’ennemi, de la guerre et de la puissance, de la vengeance promise plus que de la paix et de la consultation à construire. Non, il faut détruire. Les marchands d’armes se frottent les mains, tandis que le climat, la biodiversité, nos réelles bases vitales….
Jésus n’a pas voulu d’un pouvoir politique, et il en a déçu bien quelques-uns, qui l’attendaient dans l’organisation d’une révolte contre l’occupant romain. Il s’est revêtu d’une royauté de cœur, de justice, même au-delà des cadres des lois, lorsqu’elles servaient les intérêts des puissants.
Il sera toujours plus difficile, c’est vrai, mais en fait beaucoup moins coûteux, de tenter de gagner la paix plutôt que la guerre. « Je vous donne ma paix, dit Jésus, mais pas comme le monde la donne ». Et si l’on était plus curieux de la chercher - et de la trouver ! -, cette paix-là ?
Chez nous, on vient d’élire nos autorités communales, bénies soient-elles ! Il y a peut-être moins d’enjeux de pouvoir qu’à l’international, plus de place pour des débats respectueux, pour des compromis possibles en vue du bien commun, tant mieux ! Alors cultivons ces belles valeurs, au moins à l’échelle locale, et que nos élus soient aussi des témoins au plus loin possible !
Frédéric Steinhauer,