Le calcul est simple : moins de consommation = moins d’émissions de CO2 = moins de catastrophes climatiques. Cela signifie plus de justice climatique = plus de récoltes = plus de sécurité alimentaire. Si l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C d’ici 2040 peut nous paraître optimiste et contraignant, il reste néanmoins réalisable. À condition que nous fassions toutes et tous un geste.

La Campagne œcuménique d’Action de Carême, de l'EPER et d’Être Partenaires, qui se déroulera du mercredi des Cendres (14 février 2024) au dimanche de Pâques (31 mars 2024), abordera une nouvelle fois la justice climatique et clôturera ainsi un cycle de quatre ans sur cette thématique cruciale. Avec le slogan « Moins, c’est plus » enrichi de l’appel « Chaque geste compte », la campagne de cette année mettra l’accent sur l’engagement tant individuel que collectif pour faire face à l’urgence climatique.

Dans les pays du Sud, plusieurs millions de personnes vivent dans des conditions toujours plus précaires, notamment car les sécheresses persistantes détruisent les récoltes et engendrent des déplacements de population. Les répercussions dramatiques de la crise climatique telles que celles-ci sont nombreuses. La Terre ne doit en aucun cas dépasser le seuil de réchauffement de 1,5 °C, car une augmentation de 1,6 °C entraînerait déjà une élévation du niveau de la mer de 30 cm. 

Une hausse de 2 °C générerait quant à elle une diminution de trois millions de tonnes des ressources halieutiques ainsi que des pertes de récoltes pouvant aller jusqu’à 7 %. Les pays qui ont contribué le plus au réchauffement climatique doivent assumer leur responsabilité et renforcer le financement destiné aux pays les plus vulnérables pour s’adapter aux conséquences qui en découlent. 

« Moins, c’est plus » : le slogan de la Campagne œcuménique trouve un parfait écho pendant le carême, qui invite à prendre le chemin de la sobriété. Nos gestes et nos actions exercent une influence non seulement sur nous-mêmes, nos proches et notre environnement, mais aussi sur le climat et les conditions de vie au Sud.

 Chaque geste compte : se rendre au travail à vélo plutôt qu’en voiture réduit l’empreinte écologique individuelle ; lancer une initiative pour installer un parking à vélos sur le lieu de travail augmente l’« empreinte de la main » (carbon handprint en anglais) collective. Motivez vos proches en partageant vos expériences personnelles ! Chaque témoignage est un signe d’espoir pour la justice climatique et contribue à la création d’un monde plus durable et équitable. 

Vous trouverez toutes les Informations complémentaires en lien avec la Campagne œcuménique 2024 sur le site internet : www.voir-et-agir.ch

Pensée du jour

Un silence assourdissant (Genèse 19,23-29)

Lire la suite Proposé par : Pain de ce jour