Vos lieux de culte

Ecoutons les oiseaux

Ecoutons les oiseaux chanter ! Ecoutons la pluie tomber et le vent qui fait frémir les plantes. Ecoutons la rivière qui coule et les insectes qui bourdonnent. Oui, écoutons ce monde qui vit et qui frémit autour de nous.

Lorsque nous sommes malades, lorsque la douleur vient nous surprendre, sachons également l’écouter. Ecouter ce qui est dur, écouter ce qui nous fait mal. Mais sachons écouter aussi notre corps qui se bat, notre vie qui palpite en nous. Ecoutons les oiseaux chanter, écoutons toute cette vie qui nous entoure.

Lorsque nous avons peur, lorsque nous regardons un monde que nous voyons se détériorer, écoutons ce qui vit et ce qui se bat. Ecoutons ce monde qui jour après jour continue de vivre et de se réinventer, écoutons les oiseaux chanter.

Une rivière qui coule, même si nous avons l’impression qu’elle reste la même, l’eau qui si trouve est sans cesse renouvelée, jamais la même. Notre monde coule et s’écoule. Il est s’en cesse renouvelé, recréé. Ecoutons ces oiseaux qui se succèdent selon les heures de la journée, selon les saisons. Ecoutons ces oiseaux qui nous disent que le monde est encore plein de vie.

S’il y a un créateur, un grand architecte qui sans cesse recrée le monde, j’aime à imaginer que c’est par ce que lui, il y croit encore. Ce monde issu de sa volonté, il l’aime tellement que chaque jour il cherche à ce que la vie jaillisse, bourdonne, chante. Chaque jour il nous montre que cette vie est plus forte que la mort.

Si lui, il y croit encore, est-ce que moi, j’ai le droit de baisser les bras ? La question n’est pas tant de savoir si je crois ou non en Dieu, la question la plus importe est de savoir si je crois en ce monde, si je crois en la vie qu’il renferme. Est-ce que je crois que notre monde saura se relever de ses blessures ? Est-ce que je crois que l’humanité est capable de s’améliorer ? Est-ce que je crois que nous pourrons ensemble créer et recréer un monde qui soit beau et où il fait bon vivre ?

Alors j’écoute les oiseaux chanter, ils m’invitent à y croire !

Christophe Collaud, Pasteur EERV


Nuage…

Un petit nuage sur notre magnifique région!
Dans la Bible les nuages sont un lieu privilégié où se trouve Dieu, pour nous veiller sur nous, pour nous guider et être proche de nous...

Seigneur, tu es là, discret, tu ne t’imposes pas,
tu donnes du relief à notre vie,
si nous savons te percevoir, te recevoir.
Merci pour ta présence dans notre quotidien,
au fil de nos escapades ou de notre travail.
Tu es là, non pas pour nous surveiller, nous juger,
mais pour nous accompagner, nous soutenir, nous bénir.

Loué sois-tu !
ACR


LA BIENVEILLANCE DU BOULANGER

C’est le temps de la Saison de la Création, ce temps qui invite les chrétiens de toutes confessions et régions du monde, entre le 1er septembre et le 4 octobre, à prier, méditer et prendre soin du don de la Création.

Alors, pour cette semaine, une petite réflexion inspirée de ce formidable ouvrage qu’est l’encyclique Laudato Si’. J’avoue être intensément interpellé par ses 246 paragraphes. Si, si, parole de pasteur protestant !

C’est au paragraphe 162 : « L’homme et la femme d’aujourd’hui courent le risque permanent de devenir profondément individualistes, et beaucoup de problèmes sociaux sont liés à la vision égoïste actuelle. »

Ce constat interroge. L’égoïsme n’est-il pas un des moteurs de l’humain, au même titre que la générosité ? Notre monde n’est-il pas fondé sur lui ? Il faut se souvenir de cette phrase qu’Adam Smith a écrit au XVIIIe et qui fonde notre modèle économique : « Ce n’est pas de la bienveillance du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt de son égoïsme ».

En un mot, le boulanger vend du pain parce qu’il y trouve son intérêt personnel. A la suite de Smith, nous avons espéré qu’en laissant chacun servir ses égoïsmes, la société s’équilibrerait harmonieusement.

Mais c’était oublier qu’inévitablement l’égoïsme se répandrait alors en chacun. Car une société emmène dans son sillage les personnes qui la composent et le système de valeur qu’elle choisit tend à les en imprégner. Ces questions alors, à méditer dans les jours qui viennent.

Comment créer, dans ce contexte, un élan vers la générosité, la bienveillance et le souci de l’autre tels que le Christ m’y appelle ? Dès lors, comment puis-je imaginer une société qui favoriserait ces valeurs plutôt que leur contraire ?

Jean-Christophe Jaermann, pasteur


Le cœur et la croix

Entre le cœur et la croix, sur l’image, il y a encore une certaine pente à grimper ! Cette Croix, rappel lointain d’un terrible instrument de torture, est le sommet de l’amour de Dieu, pour les chrétiens : quel paradoxe ! On aurait pu mettre des cœurs aux sommets des montagnes. Non, ce sont des croix…

Seigneur, par la Croix, dans la mort infâmante de Jésus, tu viens prendre avec toi nos pires misères et nos égarements. Quelle folie, mais quelle espérance ! Il n’y a pas de situation que tu ne puisses toucher par ta compassion.  
Frédéric Steinhauer


Restez calmes !

Depuis deux semaines, tout le monde court, même avec la canicule! Entre deux rendez-vous, je suis tombée sur une petite carte où il était écrit: Keep calm and carry on>, ce qui donne en français: < Restez calmes et continuez normalement un slogan créé en 1939 en Angleterre, afin de préparer la population à affronter des temps difficiles. Du coup, je me suis assise à l'ombre, et un verset biblique m'est venu à l'esprit: C'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c'est dans le calme et la confiance que sera votre force. (Esaïe 30,15) Un verset écrit en temps de guerre, 700 ans avant notre ère!  J'ai regardé autour de moi, les Alpes au loin, le lac tout près, les arbres, les fleurs qui souffrent du chaud, mais qui sont généreux en fruits, en couleurs... Moi, je suis au frais dans les vieux murs de ma maison. C'est beau, j'ai beaucoup de chance! Quel bien ça fait! Mais ce <bien> ressenti, d'où vient-il? De I'harmonie entre la force de la nature et de la permanence de ces vieilles pierres qui défient le temps. Une harmonie qui peut très bien disparaître, être enlaidie suivant ce que je construis ou démolis. Sinos paysages, comme les vieilles pierres, demandent de l'entretien, n'en va-t-il pas de même avec le calme et la confiance? Ce sont des trésors dont il faut prendre soin, au risque, suivant les concessions que je fais, de perdre la force qu'ils m'apportent. Alors, pourquoi ne pas profiter d'une belle journée de cet été finissant pour vous asseoir et contempler ce qui vous entoure, profiter d'un moment de calme, laisser monter en vous cette force... Et rendre grâceà Dieu!
Anne-Christine Rapin, pasteure, EERV

 


Traces lumineuses

Dans la nuit du 12 au 13,
installée sur ma chaise longue,
j’ai observé les étoiles filantes.
Rapides, étincelantes,
brèves, surprenantes.
Contrairement
aux traces des avions
dans le soleil couchant,
elles sont restées
dans ma mémoire et
non dans mon objectif !

Devant ce spectacle,
j’ai pensé aux personnes
lumineuses rencontrées
même brièvement,
à celles où des liens
se sont tissés.
M’est alors venu en prière
ces mots du début
de la lettre aux Philippiens,
où Paul dit entre autres :
Je remercie mon Dieu
chaque fois que je pense à vous !
Je vous porte en effet
dans mon cœur.

SJB


« L’homme propose, Dieu dispose » : vraiment ?

Voici un proverbe tiré de la Bible (Prov. 16.1) qui peut paraître fataliste, manifestant un destin implacable. Pas si sûr.

Vu le projet de départ de Dieu pour la Création, vu la responsabilité qu’il en a confiée aux humains (garder et cultiver le jardin), vu le résultat qu’on observe aujourd’hui, il y a de quoi douter. Douter de Dieu ? Il faut y regarder de plus près. Dans la Bible, Dieu cherche un partenariat, un dialogue avec les humains. Le nombre de pages et de débats parfois contradictoires de ce livre en est le signe ! Dieu n’est pas un marionnettiste qui se joue un spectacle pour lui-même. Sa volonté « toute-puissante » se limite aussi volontairement à la considération, joyeuse et prometteuse, ou douloureuse, des projets humains.

Inverser le proverbe ? « Dieu propose, l’homme dispose ! ». Peut-être pas à ce point, quoique… Dieu entrevoit des chemins différents, divergents, même, quand il dit : « je mets devant toi la vie et le bonheur d’un côté, la mort et le malheur de l’autre, mais suivez plutôt le chemin que je vous trace de préférence, choisissez la vie ! Les avertissements et menaces qui accompagnent ce style de discours sont comme un épouvantail pour dire « n’allez surtout pas du côté du malheur ! ».

On doit constater que ces paroles n’ont pas toujours été suivies. De nombreux porte-parole de Dieu les ont répétées au cours du temps, souvent des voix qui crient dans le désert, ou réduits au silence par les puissants qui se prennent pour le Tout Puissant…


Libéré, remisé…

Au moment où je dois payer le robinet qu’il me faut changer au lavabo, le vendeur me tend la facture en me disant : « je vous ai fait une remise ». Je suis étonné, me demandant pourquoi j’aurais droit à une remise. Je remercie sans demander d’explications et m’empresse de payer la somme (réduite). Je sors du magasin avec une impression de légèreté. Une remise, c’est bon à prendre. Même si le mot me paraît bizarre. Une « réduction » m’aurait paru plus précis.

N’étant pas familier du domaine commercial, quand on me dit « remise », je pense d’abord à un local qui sert d’entrepôt. Quelque chose de très utile pour débarrasser mon quotidien de tas de choses dont je n’ai plus besoin et qui finissent par me peser, m’encombrer.

Cette ambigüité me fait penser au vocabulaire liturgique. Eh oui… Un thème qui m’interroge régulièrement puisque j’en fais usage ! Il y a des mots qui ont des références théologiques précises mais qui, trop usés, ne parlent plus ou alors, parlent de travers. A mon avis, l’expression « confession du péché » en fait partie. Un moment à vivre comme une libération, mais qui n’a rien d’automatique. Je fais quoi de mes erreurs ?

Suite à l’achat de ce robinet, je me demande si « remise » ne remplacerait pas avantageusement ces expressions liturgiques. Est-ce qu’on ne comprendrait pas mieux « Dieu vous fait une remise » ? D’ailleurs, c’est une traduction du « Notre Père » : « remets-nous nos dettes… » Nous savons que nous n’avons aucun droit à cette remise, qu’elle nous est faite gratuitement, en Jésus-Christ ! Nous accueillons ce pardon comme un soulagement, avec une certaine légèreté. De là à dire que nos erreurs n’existent plus…

Ces erreurs nous pèsent au fond, et elles ont peut-être laissé des traces douloureuses chez quelqu’un. Peuvent-elles être effacées ? Théoriquement, oui. Pour Dieu, sans doute, mais pour une personne offensée ? Ne serait-il pas plus parlant de dire que nos erreurs sont « remisées » quelque part, à la lumière de Dieu, nous libérant ainsi de leur poids (et de leur volume) et nous permettant de reprendre notre chemin avec plus de légèreté ? Mais sans oublier.

Thierry Baldensperger, pasteur EERV


Le sens de la vie

Quel est le chemin?

Quel est le sens de la vie?

Peut-être prendre soin de l’être.

Mon Dieu, que je puisse m’orienter intérieurement vers le Vivant de la Vie, afin que mes pensées, mes paroles, mes actions soient ajustées à ce qui fait vivre, à ce qui rend vivant.

Et si je m’éloigne du Vivant, si je suis dans l’oubli de l’Etre, j’ai confiance que tu vas me ramener doucement dans cette orientation vers la Lumière.

Pour non seulement exister, mais vivre et être porteur de Vie! Amen JM

Pensée du jour

Laisser, se laisser (Matthieu 19,27-30)

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