Une piste à suivre pour l’été
Publié leUne piste à suivre pour l’été
Vers 1140, dans une lettre adressée à Henri Murdach – le futur troisième abbé de Wells en Angleterre – Saint Bernard a écrit «Vous trouverez dans les forêts plus que dans les livres. Les arbres et les rochers vous enseigneront les choses qu’aucun maître ne vous dira. Vous verrez par vous-même qu'on peut tirer du miel des pierres et de l'huile des rochers les plus durs. Ne savez-vous pas que la joie distille de nos montagnes, que le lait et le miel coulent de nos collines et que nos vallons regorgent de froment?».
Les vacances: entre contemplation et reconnection
Les vacances sont le moment idéal de contempler la beauté de la nature. Cette émotion provoquée par une expérience esthétique peut nous conduire dans un «sans limite» et un «infini» qui est en nous. Qu’il s’agisse de la beauté de la mer, de la voûte des étoiles un soir d’été, du sommet des montagnes ou de l’immensité d’une forêt… La nature nous inspire et nous appelle.
Les vacances offrent une occasion privilégiée de se reconnecter à la nature et d’y découvrir une forme de sagesse et de profondeur intérieure. Bernard de Clairvaux suggère que la nature peut enseigner des vérités que les livres ou les maîtres ne transmettent pas toujours. Face à la beauté du monde naturel, l’être humain est appelé à sortir de ses préoccupations quotidiennes, à s’interroger sur le sens de son existence et à accueillir une réalité qui le dépasse. La nature est alors non seulement un paysage à admirer, mais aussi une source d’inspiration, de réflexion et d’expérience spirituelle.
La bible, la nature, l'être humain et Dieu
Le prophète Esaie magnifiait le rôle de la nature: «Car vous sortirez pleins de joie, vous serez conduits dans la paix. Montagnes et collines éclateront en cris de joie devant vos pas. Tous les arbres des champs applaudiront. Où croissent les broussailles poussera le cyprès, et au lieu des orties croîtra le myrte. Ce sera un titre de gloire pour l'Eternel et ce sera un signe qui ne disparaîtra jamais.» Esaïe 55, 12 et 13. Les plantes épineuses, symboles de stérilité, de malédiction ou de désolation, sont remplacées par des arbres nobles et fertiles. L'image évoque une transformation profonde, un renouveau de la vie. la nature n'est pas seulement belle ou inspirante, elle devient le témoin de l'action de Dieu.
Les montagnes, les arbres, les fleurs et les forêts apparaissent comme des partenaires de la joie humaine et comme les signes d'une création appelée à la plénitude. La beauté du monde n'est alors pas seulement une source d'émotion esthétique; elle est aussi une promesse de renouvellement et un reflet de la gloire divine.
Phlippe Zannelli