A la fin de l’été, quatre pasteur·es vont quitter leur paroisse. Au moment de s’en aller, ils nous disent où ils vont, ce qu’ils garderont de leur passage et ce qui va le plus leur manquer.

Noémie Rakotoarison, La Vallée de Joux

Après dix années passées dans la paroisse de la Vallée de Joux, la pasteure Noémie Rakotoarison se prépare à tourner une page importante de son parcours. Avec sa famille, elle va déménager dans la région de la Côte où elle travaillera dans un poste d’aumônerie d’EMS.

« La Vallée a été ma première paroisse après mon stage pastoral. J’y ai vécu ma suffragance et je suis restée ensuite. En partant, j’emporte dix ans d’expérience. J’emporte beaucoup de moments forts vécus avec les uns et les autres dans la prière, le partage et l’amitié. Je repars aussi avec ma pelle à neige, celle que ma paroisse de stage m’avait offerte en cadeau en prévision de mon arrivée à la Vallée. Et qui, effectivement, m’a passablement servi ! »

« Ce qui va le plus me manquer, c’est la communauté paroissiale avec son engagement, sa foi et son amour de l’Évangile. Mais aussi toute la communauté combière avec son esprit d’initiative et d’entraide ainsi que son souci du vivre-ensemble. Et puis la région et la proximité avec la nature vont me manquer. Avec le Risoud, les alpages, les raquettes qu’il suffisait de prendre à l’épaule depuis la cure pour partir en balade l’hiver, le lac à deux pas. »

Emmanuelle Jacquat, Chavornay et Orbe-Agiez

Après plus de huit années passées au sein de la paroisse de Chavornay, la pasteure Emmanuelle Jacquat va démarrer un nouveau chapitre. Dès septembre, elle se consacrera notamment à des activités Enfance-FamilleS, dans un pôle interparoissial pour les paroisses de La Sarraz et de Venoge.

« Je quitte la paroisse en emportant une belle croix huguenote en bois et différents livres que des paroissiens m’ont donnés, en lien avec les prédications que j’ai partagées aux 50 nuances de cultes, sans oublier des recettes de cuisine comme la tarte à la raisinée et la soupe des Grisons. J’emporte aussi toutes les rencontres que j’ai pu vivre et surtout la confiance que l’on m’a témoignée. Immatériellement, je pense bien sûr à ma victoire aux fléchettes contre des conseillers communaux et un municipal, après une séance du Conseil communal à Chavornay. Je ne sais toujours pas comment, mais j’avais gagné ! »

« Parmi les choses qui me manqueront, il y a le plafond en bois et la table de communion faite avec le baptistère au temple de Chavornay. La beauté des chapelles de l’église de Bavois, construites juste avant que la Réforme n’arrive en terre vaudoise pour affirmer qu’ici on est catholiques. Plus que cela, c’est chaque personne de la paroisse qui va me manquer. Sans oublier les belles anecdotes de Reynald Agassis, dont la maman a travaillé avec mon grand-papa aux PTT. »

Tojo Rakotoarison, Vallorbe

Après presque dix ans passés dans la région Joux-Orbe, dont sept au sein de la paroisse de Vallorbe, le pasteur Tojo Rakotoarison s’apprête à rejoindre un nouveau poste pastoral sur la région de La Côte où il va s’installer avec sa famille.

« Au moment du départ, j’emporte le souvenir de la confiance que m’a accordée la communauté au cours de ces années, le souvenir des émotions et des prières partagées dans les moments de réjouissance comme de tristesse traversée par les uns et les autres. J’emporte avec moi l’expérience des marches organisées avec la paroisse et la région, une ouverture à rencontrer chacun différemment, sur les routes. Finalement, un peu comme Jésus ? »

« La Grand-Rue de Vallorbe va me manquer ! Si on veut, on peut toujours y croiser quelqu’un avec qui échanger. C’est aussi vrai pour la rue de l’Ancienne-Poste. »

Uschi Riedel Jacot, Orbe-Agiey

Après quatorze années de bons et loyaux services dans la paroisse d’Orbe-Agiez, la pasteure Uschi Riedel Jacot quitte sa fonction pour soutenir pendant quelques mois une autre paroisse du canton avant de prendre officiellement sa retraite à la fin de l’année 2026. Une page « encore toute blanche » qu’elle se réjouit de remplir. 

« Je garderai précieusement toutes les rencontres avec des paroissiens et des habitants, les moments divers vécus dans les quatre églises de la paroisse, chacune avec son ambiance bien spécifique, la redécouverte du temple d’Orbe après sa rénovation, le slogan “convivialité & spiritualité” qui dit si bien l’identité de la paroisse, ou encore la baleine jaune dans le chœur de l’église d’Arnex. Bref, il y a trop d’images et de souvenirs précieux pour les réduire à un seul souvenir ! »

« Ce qui va me manquer, ce sont les liens d’amitié et de confiance tissés, nos organistes et leur générosité musicale, les diverses célébrations et événements