Claire-Lise Lowe

A la rencontre de Claire-Lise Lowe

Interview du 5 février 2026

1.    Quelques mots de présentation
Je suis née à Boston, la troisième d’une famille de 5 filles. J’ai grandi à New York et en Californie. Mon père était genevois et ma mère américaine. Nous parlions le français en famille et avec nos grands-parents qui avaient une maison à Versoix, où nous faisions régulièrement des séjours. 
Ma mère vient d’une grande famille. Ses ancêtres sont arrivés en Amérique au XVIIe siècle, avant la révolution d’indépendance (1775-1783). La famille continue de maintenir un lien avec la petite ville de Gardiner, dans l’état du Maine (ndlr : à qui elle a donné son nom !).
Nous sommes 23 cousins et gardons activement la propriété historique. 
Mon arrière-grand-père, RH Gardiner III, est l’un des instigateurs de la création du Conseil Œcuménique des Églises. 
Après mon mariage avec Jack, que j’ai connu à Stanford, nous sommes partis au Japon. Nos deux premiers enfants sont nés à Tokyo - une expérience !- le troisième est né à San Francisco. Plus tard nous avons vécu à Paris, au Portugal, avant d’arriver en Suisse en 1974, à Céligny, pour ne plus en repartir.

2.    Comment t’es-tu formée à la vie en église ?
C’est pendant mes années d’université que je suis devenue croyante et à 22 ans j’ai confirmé dans l’Église Épiscopale, celle de mon baptême. Arrivée en Suisse avec la famille, j’ai intégré la paroisse du village de Céligny, de l’EPG. Je suis une personne qui pense que c’est mieux de s’engager là où l’on se trouve. A Céligny, j’ai fait partie de l’équipe d’enseignement religieux des enfants et de l’organisation du Noël de tous les enfants du village, j’ai été 16 ans au Conseil de paroisse, et je continue d’organiser la sortie annuelle des aînés, comme bénévole de la paroisse. 
En dehors de la paroisse j’ai participé aux études bibliques, « Rendez-vous avec la Bible », et je me suis engagée au Cursillo, un mouvement œcuménique de renouveau dans les églises, une activité qui m’a beaucoup enrichie, m’a fait croitre dans ma personne et dans ma foi.

3. Une chose que tu aimes particulièrement dans cette paroisse ? 
Pour nous, les anciens, la transition de notre petite paroisse genevoise à une grande paroisse vaudoise de cinq villages (au moment du jumelage), n’a pas été facile. Avec le temps, je me sens bien dans ma nouvelle paroisse, avec des nouveaux amis paroissiens. Je suis reconnaissante du jumelage des deux paroisses. Cela me fait grandir et accepter les différences.

4. Un verset biblique qui compte particulièrement ?
Le verset que j’aime bien : Es 40,31 « Mais ceux qui comptent sur le Seigneur, reçoivent des forces nouvelles ; comme des aigles ils s’élancent, ils courent, mais sans se lasser, ils avancent, mais sans faiblir. » Quand je vois l’invisible, le vent, sous les ailes des milans, qui les porte, je pense au Saint Esprit, une force invisible, comme le vent, qui nous soutient, nous garde en mouvement vers l’avenir et les autres.

5. Et quand tu as du temps libre ? 
Pour mes loisirs, je suis sportive et continue de jouer au tennis (beaucoup trop), à marcher, à faire du ski, du vélo, et promener notre labrador Henna quand j’ai le temps. J’aime beaucoup lire. Et le jardin, une grande occupation qui me garde en forme et me donne du plaisir, et d’où je vois les milans noirs circuler au-dessus des champs, portés par le vent…