Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Nicole Verdan. Je suis fraîchement retraitée du service d’Orthopédie-Traumatologie au CHUV où j’ai pratiqué le secrétariat médical depuis 2008. Mère de deux garçons et grand-mère d’un petit-fils de 9 ans et d’une petite-fille de 18 mois, je les accueille les fins de semaine et pendant les vacances avec leurs amis qui batifolent dans le pré de ma maison de campagne au Mont-Pèlerin.

 

Comment la foi chrétienne est-elle entrée dans votre vie et quel rôle joue-t-elle aujourd’hui ?

C’est par osmose que je me suis initiée à la foi chrétienne, en allant à l’école du dimanche à Gilamont (Vevey) et en participant aux fêtes de Pâques et Noël chez mes grands-parents à Chardonne, où nous récitions les poésies apprises à l’école, chantions et jouions avec ma sœur les morceaux de piano étudiés tout exprès pour le soir de Noël. A l’adolescence, une prise de conscience plus personnelle est survenue en fréquentant une camarade de collège juive hongroise adepte de l’Eglise du Réveil, qui nous parlait des chrétiens persécutés dans les pays de l’Est et de leur foi vivante animée par le St-Esprit. Parallèlement de jeunes catholiques de l’église St-Jean à Vevey m’avaient invitée à une rencontre où ils témoignaient aussi d’un Jésus vivant capable de guérir et changer les vies. A cette époque les jeunes se regroupaient sous l’égide des « Rainbows » dans une cave sous l’église allemande, à côté de la prison de Vevey. Les chants accompagnés par d’excellents musiciens style Jango Rheinard ou klezmer contribuaient à la ferveur de ces rencontres. 

Le soir du 1er août des amis musiciens de mes fils sont venus sous mon noisetier improviser sur des mélodies balkaniques – l’un d’eux se prénommant Alban – auxquels se sont ajoutés en cours de soirée un sarde, puis un tessino-tunisien. Plus tard Marcel, un chilien amoureux d’Israël comme moi, s’est joint aux convives. 

Tard dans la soirée, Juan, gaucho argentin qui remontait de Vevey, s’est dit très déçu de n’avoir vu aucun costume folklorique, pas entendu de fanfare ni le moindre cor de alpes et surtout aucune raclette à se mettre sous la dent. Où sont les 1er août d’antan ? Pour accueillir l’autre, il faut connaître et aimer ses racines (aime toi toi-même). Raison pour laquelle je fréquente également les patoisans de Savigny-Forel. 

 

Quels engagements ou services vivez-vous actuellement au sein de votre église ? 

J’ai « mordu » au plaisir d’accompagner les chants à l’église, et suis flûtiste, accessoirement pianiste à l’OPM (Orchestre Philharmonique de Moreillon) de la paroisse de St-Saphorin. Le clavier pianistique m’a conduite tout naturellement à passer à l’ordinateur pour taper les PV en tant que secrétaire du conseil de paroisse. 

 

Y a-t-il un passage biblique, une parole ou un témoignage qui vous inspire particulièrement ? 

« Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites » : Matthieu 25 :40. De ma jeunesse passée à Vevey, j’ai pris goût à m’intéresser aux marginaux, aux artistes, de rue ou non, à ceux qui fréquentaient à l’époque le Clodo (actuellement ACT), qui recouraient parfois à des substances illicites mais aspiraient à un monde contemplatif qui échappait souvent à leurs pairs studieux et déjà sur les rails de leur réussite sociale. 

Pensée du jour

Dieu est lumière, et de ténèbres il n’y a pas de trace en lui. (1 Jean 1.5-10 "v. 5")

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