Bientôt le soir, demain dimanche 25 octobre
La confiance est le septième fruit de l’Esprit. La confiance, tout comme la foi d’ailleurs, s’enracine dans la conviction intime d’être porté, et de ne pas être seul sur cette terre. Elle est invitation de tous les jours à s’en remettre, que ce soit à la Vie, à l’autre, voire au tout Autre, à Dieu.
Ainsi, face aux objets qui m’entourent, la confiance va au-delà de la patience, dans l’attente du bon moment, comme nous l’évoquions précédemment. Plus que cela, la confiance permet d’envisager le manque, de façon sereine.
Oui, la confiance est dès lors un bon antidote à la peur du manque ! Peur ancestrale et quasi viscérale qui pousse l’humain à cumuler au-delà du raisonnable et à chercher dans les choses matérielles, une sécurité que seule la Vie peut donner. Nous y reviendrons en fin de parcours.
La confiance, donc, nous invite à ne pas, ou ne plus, nous offusquer lorsque les choses viennent à manquer ; à être calmes et confiants, lorsque celles-ci ne fonctionnent plus comme elles devraient.
La confiance rappelle que la vie ne se réduit pas aux choses que l’on possède. Ni même à la bonne manipulation de celles-ci. L’essentiel est ailleurs.
Somme toute, la confiance donne sa juste place aux choses, en les considérant dès lors comme des outils au service du vivant et non comme des possessions qui finissent par nous posséder, comme le dit la chanson. Si l’objet venait à manquer, serait-ce alors la fin du monde ?
La confiance consiste en cette capacité à vivre dans le dénuement, voire même à se désencombrer pour vivre plus simple et disponible. Disant cela, on entrouvre la porte à la sobriété joyeuse que l’on découvrira plus tard.
Mais dans l’immédiat, on perçoit déjà les prémisses d’une réelle révolution intérieure. Car par elle - la confiance - j’ose peu à peu croire en l’autre, croire qu’il est en capacité de venir en aide aux autres humains de la terre et à moi-même, aussi. Et je discerne derrière les traits de mon prochain ceux du Plus-que-Vivant, seul capable de transformer les cœurs et de rendre possible l’impossible.
La confiance, c’est vivre léger comme l’oiseau, parce que je sais qui le nourrit.
Amen !
Sandro Restauri, pasteur!