Bientôt le soir, demain dimanche 27 septembre

   La semaine dernière, la Paix nous apprenait à ne pas faire de l'objet une pomme de discorde. Cette semaine, la Patience nous invite à apprivoiser le temps de Dieu. Un temps qui, comme chacun le sait, n’est pas toujours synchrone avec le nôtre.

   Alors oui je peux bien cesser de pester intérieurement avec mon ordinateur ou ma voiture. Je peux laisser tranquille le lave-vaisselle et la faire à la main. Je me pacifie et évite ainsi les tensions inutiles en moi et autour de moi. Mais la Patience va plus loin : elle m’invite à envisager le temps long et à me projeter dans l’avenir, bref à lâcher prise. Être patient c’est accueillir plus facilement le surgissement du possible, dans ce présent qui semblait bloqué jusque-là dans l’impossible. Cela peut prendre quelques heures, ou plusieurs jours, peu importe. Car oui, la Patience permet de laisser advenir le possible de Dieu et de la vie. Et alors si jusque-là l'embrouille me faisait grincer les dents, elle n’est plus alors qu’un souvenir du passé dont on pourra rire plus tard, autour d’une table ou au coin d’une rue.

   Mais pour en arriver à ce rire libérateur, la Patience invite d’abord à nous arrêter et à ralentir notre course folle. Elle nous invite alors à nous regarder agir, et parfois réagir comme un lion en cage. Oui, la patience nous pousse à sourire, à poser sur nous-même un regard aimant - celui de Dieu - qui sait calmer le jeu. Elle nous incite à rester dans le calme et la confiance. Et c’est alors que la Patience produit tout son effet : elle permet à la Vie et à Dieu de faire leur travail, à savoir de faire advenir le possible dans nos impossibles.
   Et rappelons le aux plus impatients parmi nous : il est des résistances que seule la Grâce sait défaire: il ne sert donc à rien de lutter contre et de se casser le nez !

   Cela ne veut pas dire, bien sûr, qu’il faille rester les bras croisés. Mais plutôt que de fermer les mains et faire le poing, on peut simplement les ouvrir en signe d’attente active. 
   Car si je suis patient, c’est que j’accepte que je ne suis pas maître de mon temps, ni des choses, ni des gens. Et que seul Dieu connaît le mystère de chacun et le moment juste. Quant à moi, il m’incombe de garder une attitude ajustée, à savoir une attitude qui allie à la fois la Paix qui enracine et la Patience qui modère mes pas.

Amen !

Sandro Restauri, pasteur

 

 

Pensée du jour

Mais quand il a plu à Dieu, qui m’a mis à part depuis le ventre de ma mère et qui m’a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils… (Galates 1.10-24 "v. 15-16")

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