*Bientôt le soir, demain Vendredi Saint*
Il n’y a pas de mot pour dire l’indicible de ce qui se vit ce jour-là - à Golgotha.
Jésus de Nazareth, l’homme parmi les humains. L’homme dans sa quintessence, parfaitement et pleinement humain. Relié à l’ensemble de l’univers, en communion avec chaque parcelle du créé.
L’homme, l’Ecce Homo de Pilate, en qui les yeux de la foi percevaient jusque là une puissance de vie à proprement divine. Oui un homme, parfaitement Dieu. Cette intime communion avec le divin était là tout au long de sa vie; et elle est là, plus forte encore, au moment de sa mort – infâme.
Car qui est-il, celui dont le corps est suspendu ainsi au bois du supplice, la croix ? sinon ce même homme pleinement relié à Dieu et au vivant, cet homme dont la lumière irradiait jusqu’au confin de l’Univers ? Et là encore et là toujours, cette Lumière - bien que plus tamisée - rejoint chaque parcelle du monde créé.
Comme par capillarité. Par effet papillon.
Et c’est alors à tout l’univers que s’adresse la nouvelle – étonnamment bonne : Oui ! nul n’est plus jamais oublié dans sa noirceur du moment présent ! Tous et toutes, qui que nous soyons, sommes reliés dans nos joies comme dans nos misères, nos morts et nos blessures. Nous sommes liés les uns aux autres, et plus encore à Celui qui traverse chacune de ces épreuves et y consent totalement.
Et cela ne concerne pas seulement chaque parcelle du monde vivant, mais aussi toute le monde minéral, visible et invisible. Chaque particule de l’Univers … tant il est vrai que nous sommes poussières d’étoile, dans les bons comme dans les mauvais jours.
La Croix nous rappelle cela désormais, jusqu’à la fin des temps !
Amen !
Sandro Restauri, pasteur