Bientôt le soir demain dimanche 8 mars
Tout comme nous, le Christ lui aussi est fait de cette myriade de composés étroitement liés à l'univers et au monde. De ce fait, Il n’est pas seulement cet individu pleinement Dieu qui valorise et donne couleur d’éternité à tout humain de cette terre, sans exception aucune. Par son incarnation, Il communique cette présence divine également à tout l’univers, de bout en bout, comme par effet de capillarité. On évoquera ici l’effet papillon : ce qui se produit en cet homme de Nazareth, en ce temps-là et en ce lieu-là, impacte tout l’espace et tous les temps autour de lui.
La création toute entière est ainsi concernée par cet acte majestueux d’un jour. Rien n’est plus dès lors comme avant. On a fondamentalement changé d’ère.
Ainsi donc, toute l’immensité du monde créé, visible et invisible, est empreinte et traversée par ce souffle, cette présence. Et cela change radicalement notre regard sur le vivant. Je partage alors volontiers avec vous, ce que plusieurs éco-théologiennes disent à ce sujet - Sallie Mac Fague, notamment - lorsqu’elles envisagent le monde comme le corps de Dieu.
Le monde comme corps de Dieu. Voilà qui est nouveau : cela nourrit notre attention à l’autre, au monde, au Tout-Autre. Et de même que je ressens mon corps par l’intérieur dans ce qu’il a de merveilleux, mais aussi de fragile par moment, de même Dieu ressent le monde de cette manière … intérieurement, sans se confondre pour autant avec Lui. Je suis plus que mon corps, mais pleinement mon corps, disions-nous précédemment. Il pourrait en être tout autant pour Dieu …
Cette vision du monde comme corps de Dieu résonne avec l'Écriture et les épîtres, notamment celles aux Ephésiens et Colossiens, qui proclament que “tout a été créé par lui et pour lui”, le Christ, et que “tout a été récapitulé en lui”.
Qu’on se le dise : ce n’est pas seulement l'Église qui est concernée par cette récapitulation et qui est Corps du Christ. C’est l’univers tout entier !
Amen !
Sandro Restauri, pasteur
Colossiens 1,16 et Ephésiens 1,10