« Un signe d'étoile » (21.12.25 - par Noémie Heiniger)

Résumé : Le récit de Matthieu décrit le premier Noël comme un moment où nous sommes déplacés. L’ouverture des savants qui nous est donnée en exemple, nous invite à nous ouvrir nous aussi pour percevoir dans nos vies les signes qui parlent de la présence de Dieu. Pour les savants, elle a pris la forme d’une étoile, de ce qu’ils connaissaient le mieux, savaient comprendre et interpréter. Le chemin qui nous mène à découvrir la présence de Dieu dans nos vies, peut-être plus ou moins loin, mais pas hors de notre portée. Dieu ne se cache pas dans un message secret à décrypter, nous avons les connaissances intérieures pour le saisir. C’est justement cela le message de Noël : Dieu se fait tout proche, tout simple, tout petit, comme un enfant. 

Prédication à écouter ici.

 

Aujourd’hui nous fêtons Noël ici à MLK ! Mais peut-être que ce n’est pas une évidence pour vous ! Je me demande, comment vous sentez-vous par rapport à Noël ?

  • Êtes-vous de ces personnes qui adoooorent Noël, vous trépignez d’impatience déjà avant le 1er décembre, vous mettez des décorations partout, vous pensez à tout le monde pour un petit cadeau, dès que vous entendez les chants retentir dans les rues votre cœur frémis, et les odeurs n’en parlons pas ! Tellement elles vous rappellent de bons souvenirs.
  • Ou êtes-vous de ces personnes qui sont lassées de Noël ? On en parle tellement partout, rien qu’à voir les magasins fin octobre, il y a déjà tous ces articles et des tonnes de cadeaux à vendre. La fête est devenue tellement commerciale qu’on en a perdu le sens. Alors à quoi bon se réjouir de Noël ?
  • Peut-être que vous êtes de ces personnes qui évitent Noël. Les rencontres de familles, le prétexte pour avoir tous les soirs des rendez-vous entre la fête de Noël de la crèche, de l’école, du travail, du travail du ou de la conjointe, du chœur, de la cousine Y, du tonton X. Toutes ces rencontres hypocrites, s’il n’y avait pas Noël, on ne se verrait pas ! Et encore aujourd’hui à MLK. Bref n’en jetez plus, c’est bien pour faire plaisir à Benjamin que vous êtes là aujourd’hui !!! Mais Noël c’est pas votre truc !
  • 4ème option vous aimez Noël, mais uniquement pour le sens que cette fête devrait revêtir : la solidarité avec les plus vulnérables, la paix entre les nations, une espérance dans ce monde plein de noirceur.
  • Finalement 5ème option, c’est un mixte de tout ! Eh oui c’est possible !

Alors je vous propose un petit sondage en levant la main :

Qui se retrouve dans la figure numéro 1 ? Vous adoorez Noël !

2 : Vous êtes lassé-e-s ?

3 : Cela ne fait pas sens pour vous ?

4 : Il faut retenir les valeurs de la fête

5 : Joker !

Commentaire sur le résultat.

Ce que je vous propose ce matin c’est de se questionner à la lumière du texte de l’Evangile de Matthieu : comment vivre Noël cette année pour bien vivre cette fête ? Et pour partager ensemble et autour de nous son message ? Et peut-être que pour les plus sceptiques d’entre vous, un peu de sens à Noël pourra émerger ?! 

 

Cette fabuleuse histoire semble sortir d’un rêve et notre imaginaire collectif y contribue. Nous parlons habituellement de trois rois mages, Melchior-Balthasar et Gaspard. Mais sont-ils vraiment trois ? Sont-ils vraiment des mages ? Savant et astrologues probablement du moins. Ils viennent d’une autre culture que le peuple juif. 

Avez-vous remarqué que l’astre prend une moins grande place que ce que nous avons l’habitude de lui donner dans nos histoires ? Il est apparu à l’Orient mais n’a pas tout de suite guidés les mages. C’est grâce à leur savoir, leur croyance, leur sagesse et leur expérience que ces mages ont conclu qu’il était le signe de la naissance du roi des juifs. C’était une idée courante dans l’Antiquité, que l’apparition d’une nouvelle étoile signalait la naissance d’un personnage important. Assez important pour que ces savants se mettent en route pour un voyage long, difficile et même dangereux comme tout voyage à cette époque. 

A partir de leurs connaissances, ils s’en vont donc à la recherche du roi des juifs. Il paraît donc assez évident qu’ils s’en vont pour le palais de Jérusalem où ils vont être confronté à Hérode. Ce dernier est rusé et intelligent, c’est lui qui va faire le lien entre le roi et le Messie décrit par les prophètes de la Bible. Les indications d’Hérode permettent aux savants de se remettre en route. De continuer leur chemin à la recherche de ce roi. 

En repartant, le texte nous dit qu’ils revoient l’étoile et que cela les met dans une joie immense. Ces savants venus d’orient, ont accueillis une nouvelle qui les a mis en route. Ils ont repéré un signe dans le ciel, et ont cheminé dans le but de rendre hommage à un roi. Un roi d’une autre contrée, d’un autre peuple, d’une autre religion. Un roi qui n’a rien à voir avec eux. Quelle ouverture ! 

Dans le récit, l’étoile fait alors place à cet enfant, qui devient, lui-même le signe à suivre. On pourrait comparer Jésus à l’étoile, à une star ! Mais dans notre société moderne, l’image est restrictive. Jésus est plus qu’une star, un personnage célèbre. C’est Dieu qui vient nous rejoindre jusqu’au plus profond de notre humanité. Les stars, elles, brillent mais ne nous rejoignent pas. Au contraire, elles nous parlent souvent d’un but inatteignable°!

Dans nos Noëls déjà bien rôdés et bien chargés, comment se laisser déplacer pour faire de la place à la surprise de ce Dieu qui vient à nous ? 

Le récit de Matthieu décrit le premier Noël comme un moment où nous sommes déplacés. L’ouverture des savants qui nous est donnée en exemple, nous invite à nous ouvrir nous aussi pour percevoir dans nos vies les signes qui parlent de la présence de Dieu. Pour les savants, elle a pris la forme d’une étoile, de ce qu’ils connaissaient le mieux, savaient comprendre et interpréter. Le chemin qui nous mène à découvrir la présence de Dieu dans nos vies, peut-être plus ou moins loin, mais pas hors de notre portée. Dieu ne se cache pas dans un message secret à décrypter, nous avons les connaissances intérieures pour le saisir. C’est justement cela le message de Noël : Dieu se fait tout proche, tout simple, tout petit, comme un enfant. 

Alors que Noël puisse être synonyme pour vous cette année, de ce cadeau qui nous est fait chaque jour, se savoir aimé jusqu’au plus profond de notre humanité. Ouvrez-le !

Amen

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