Trouvez ce que vous recherchez près de chez vous :

Dans un rayon de :

Se soulager d’une épine…

À l’intérieur de l’église
médiévale de Grandson,
un des chapiteaux de la nef
symbolise les êtres souffrants.
Le tireur d’épine est l’un d’eux.
Impressionnantes sa souplesse,
son attention pour retirer
l’épine de son pied !
Se tirer l’épine du pied,
se tirer d’affaire seul :
pas toujours évident !
Conseils, soins
sont des appuis bienvenus.
Un tireur d’épine attentif.
Un lieu qui invite
à se poser, à méditer, à prier.
Pas de se contorsionner
corps, esprit,
mais se sentir allégé
par ce Père qui a permis
qu’une couronne d’épines
soit posée sur la tête de son Fils.
Toutes ces épines
qui entravent nos vies !
sjb

Les nouvelles du monde...

Les nouvelles du monde ne sont pas bonnes et affectent mon humeur et mon moral.

Une inquiétude profonde qui, pour mes proches, me fait ressembler à un cactus. Ne pas s’approcher !

Mais qu’en est-il de ma foi ? Peut-elle m’aider maintenant ? Il faudrait que je creuse encore un peu plus pour rejoindre ce qui fonde ma vie : l’amour de Dieu pour le monde et l’humanité. Alors, même si les épines restent, quelques fleurs d’espérance pourront naître.

T. B

Immensité de silence
Repos, replat à marée basse
Mouvement constant du temps qui passe

Fracas de Ton amour
Rugissement de Ta colère
Le coeur humain
Qui désespère

Soif de Ton pardon
Vague d’espérance
Ton souffle
Qui danse

Marcher dans les cailloux à Ta rencontre
Se perdre dans les méandres

S’enliser dans le sable
T’oublier, se sentir coupable

Mer infinie de douceur
Qui vient à nous
Chasse les pleurs

Nager
Dans l’océan de Ta tendresse
Immense

Amen.

SM

Sur un air de Trenet

C’est saisissant ! Sur l’affiche rouge, géante, la femme au visage dissimulé regarde les passants, masqués du cou à la racine du nez et protégés jusqu’aux sourcils du froid glacial sous leurs bonnets ou capuchons. Le tableau fait un effet bœuf ! L’affiche anti-burqa semble rire des passants congelés, se moquer de ces personnages de Giacometti aux visages cachés, qui défilent à grandes enjambées. On dirait une scène de film de Chaplin : tous ces dissimulés dessinent comme une grotesque parade militaire.
Et il y aurait de quoi s’amuser si le grotesque ne se conjuguait avec l’absurde, pour finir dans l’indécent. Alors que tant de défis requièrent désespérément notre unité et notre solidarité, nous voilà appelés à nous disputer pour de nauséabondes futilités. Bas les masques ! J’entends Trenet : « la Java du diable » vous vous rappelez ? Avec ici, pour mélodie, une fausse question sur une fausse solution pour résoudre un problème inexistant ! Des broutilles pour semer la bisbille. Le coup est bien joué. L’objectif de gagner du terrain en marquant les esprits, à tout prix, est atteint !
Je suis très interpellé et assez désespéré. Alors que les difficultés du temps rappellent les heures sombres du siècle dernier, nous sommes toujours à nous bagarrer dans le préau à l’heure de la récréation. Et j’y suis aussi ! Alors que nous avons tant besoin de nous serrer les coudes pour tenter, ensemble, d’apporter au cœur du monde un peu d’humanité.
« Que ton règne vienne… » j’insiste plus que jamais sur ce verset du Notre Père. Voulez-vous m’aider ?
Jean-Christophe Jaermann, pasteur paroisse du Balcon du Jura

Et les masques pour les chiens?

Il y a les « pour » et il y les « contre ». Les uns et les autres ont de bons arguments.
Et petit à petit, on finit par se s’identifier à un groupe. Réflexe grégaire et rassurant.
C’est nous qui avons raison. Et comme d’habitude, nous finissons par avoir raison contre les autres.
Et ceux-ci se disent la même chose…
Je suggère d’entendre à nouveau l’ancienne sagesse de l’Ecclésiaste dit aussi Qohélet :
« il y a temps pour tout, un temps pour porter le masque et un temps pour ne pas le porter… »
T.B.

Une page blanche

Voilà, c’est mon tour d’écrire un billet pour cette page. Et je sèche. Il y a mil choses dont je pourrais parler…
Je pourrais écrire sur le soleil si lumineux ce matin et le froid qui s’installe, comme il est de mise en février, et qui fait apprécier d’autant plus la douceur de nos maisons, et la chaleur des relations, fussent-elles téléphoniques ou épistolaires.
Je pourrais écrire sur les scrutins du mois prochain, sur les sujets qui fâchent et à propos desquels il faut réfléchir soigneusement, pesant l’équitable et l’économique, le respect et l’opportunisme… Sur toutes ces personnes qui s’engagent en se présentant sur les listes des Municipalités ou des Conseils, pour œuvrer au bien de tous.
Je pourrais écrire sur les déclarations d’impôt qui nous obligent à mesurer ce que nous sommes, en termes d’avoir et d’être. À réaliser ce que nous devons payer à la société et ce que la société nous offre.
Je pourrais écrire sur la vaccination en cours contre le coronavirus, sur ce vaccin dont trop de gens se méfient,

alors que le vaccin qui garantit du virus ebola depuis deux ans est composé avec la même technologie. Sur ce vaccin que l’on pourrait proposer en priorité – une fois les plus âgés, les plus exposés, et les plus fragiles vaccinés – à ceux qui travaillent dans la restauration et aux commerçants, histoire de rendre plus facile la réouverture de leurs établissements.Je pourrais… et en fait, j’écris. J’écris ainsi sur la vie qui va. Sur nos chemins de pensée et de décision de chaque jour. J’écris sur toutes ces questions, ces découvertes, ces bonheurs ou ces heurts qui font la vie, qui font que la vie est belle et importante à vivre, à chaque instant.Et qu’elle nous est donnée, comme notre capacité de réflexion, notre intelligence, notre savoir-vivre ensemble nous sont donnés, c’est ma foi, par notre Dieu. Dieu qui nous met debout et nous lance dans la vie, comme un parent laisse aller l’enfant qui se risque à marcher pour la première fois. Lequel enfant sait que le refuge des bras ouverts reste toujours disponible !
Sophie Mermod-Gilliéron, pasteur

La grève de Salomon n'a servi à rien

Les démarches des assoc n’ont servi à rien
La demande du comité contre la torture n’a servi à rien
Le soutien des amis n’a servi à rien
Absurdité et désespoir
Solomon a été renvoyé de force en Ethiopie
Pays déchiré par les conflits et violences
Après des années en errance
Et d’autres à l’aide d’urgence
Retour au triste pays
Absurdité et désespoir
Sa sœur peut rester ici
Sa petite nièce l’appelle jour et nuit
Qui entend leurs pleurs et leurs cris ?
Peut-être toi Seigneur ?
Donne-nous d’y croire un peu
Et bénis mon frère Solomon, le malheureux.
C’est la plainte de mon cœur. Amen tha

Fait Divin

On dit bien : « Quand tu ne sais pas trop comment gérer tes problèmes ou tes émotions, il faut prendre de la distance. » Mais dans le feu de l’action ce n’est pas toujours facile à faire. Il faut faire une pause, s’arrêter, réfléchir, se promener peut-être.Lever les yeux, voilà une autre expression utilisée pour motiver quelqu’un de triste ou trop soucieux.« Je regarde vers les montagnes : d’où viendra mon secours ? ». Ainsi commence le psaume 121. Les montagnes, depuis toujours associées à un lieu où est Dieu. Prendre de la hauteur, élever notre âme pour notre bien, n’est-ce pas se rapprocher de Dieu, secouriste confirmé pour nous tous ?TG

Que tous soient un

Avez-vous remarqué le nombre d’Églises qu’il y a à Yverdon ? Près d’une quinzaine. Une belle richesse, pourrait-on penser. Et pourtant, souvent, ce que l’on ressent, c’est une grande division. Alors la question se pose : « Mais pourquoi ne se mettent-ils pas ensemble, plutôt que de faire chacun sa cuisine dans son coin ? » 
Seulement, beaucoup de gens vivent leur foi au moins autant sur le mode du refus que sur celui de l’adhésion. Des protestants se montrent ainsi tout feu tout flamme pour condamner le Vatican. Mais ils sont beaucoup plus modérés quand il s’agit d’étudier la Bible ou de prier. 
Dans ces conditions, comment envisager un rapprochement ? « Le plus simple, ce serait que les autres reconnaissent leurs erreurs et se rallient à nous ! » On ne verrait alors qu’une seule tête comme à l’armée : l’unité parfaite ! 
Seulement, est-ce vraiment de cela que Jésus parle lorsqu’il dit dans sa prière : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi » ? L’Église comme une grande fête de gymnastique, avec des milliers de personnes parfaitement synchronisées faisant exactement les mêmes mouvements au même moment ?

Il ne faut pas se méprendre : l’unité, ce n’est pas l’uniformité. La Bible la voit plutôt comme une interdépendance : des liens qui se multiplient et s’entremêlent. C’est la fameuse image du corps, avec des organes très différents qui collaborent étroitement sans même s’en rendre compte. Tout le contraire d’une rivalité : une complémentarité. 
Nous vivons dans un monde où la diversité est toujours plus importante. Et il n’est pas rare que cela soit une source de tensions. Parce que l’on se sent en compétition, en concurrence. 
Il serait beau que les chrétiens apportent le témoignage d’une harmonie possible, basée sur le respect mutuel. Une harmonie mettant en valeur les différences, plutôt que de chercher à les supprimer. L’unité, non pas comme un concept, mais comme une vie ensemble. Comme une écoute. Comme un échange. 
Jean-Nicolas Fell  
pasteur de l’EERV à Yverdon-les-Bains 

Percée de lumière

Je me demande si les arbres ont autant de peine à se frayer un chemin dans l’air, avec leurs branches enchevêtrées, que dans la terre avec leurs racines sinueuses… Mystère botanique.  Notre vie à l’air libre contient tout de même pas mal d’obstacles à contourner, des tempêtes à traverser. Il faut aussi avoir des racines solides et leur chemin peut être dur et sinueux. L’orientation et le but sont tout de même donnés : vers la lumière ! Seigneur, sois le compagnon de mes détours vers la lumière, et viens à mon aide dans le creusement de mes racines !  F.S.

Elans artistiques

Avec Franz Schubert, je pense que quiconque aime la musique ne peut jamais être tout à fait malheureux.
Il en est sûrement de même pour les autres arts : la peinture, la littérature, la musique, le théâtre, la danse, l’opéra, le cinéma, etc.
Rien de tel pour vibrer, pour s’exprimer, pour s’évader.
Tant d’impulsions créatrices qui me mettent en mouvement, qui me rendent vivant et me relient à Dieu.
Ô Saint-Esprit du Créateur, remplis-moi de ta clarté et viens me renouveler.
Amen / SG

Nous sommes à votre disposition pour tout soutien spirituel dans ces temps compliqués...

Pensée du jour

C’est à moi que tu parles… (Hébreux 1,1-2,4)

Lire la suite Proposé par : Pain de ce jour