Jean-Philippe Klein
A la rencontre de Jean-Philippe Klein
Interview du 1er septembre 2026
1. Quelques mots de présentation ?
J’ai grandi à Bâle. Ma mère est bâloise, mon père était strasbourgeois. Ce n’est qu’en 2005, après avoir terminé mes études de droit que j’ai déménagé à Genève pour accomplir mon stage d’avocat et y obtenir le brevet, à fin 2007. J’ai ensuite travaillé dans une grande étude, avant de m’installer comme avocat indépendant, en 2015, toujours à Genève. Mon métier est passionnant. Mes dossiers portent sur des domaines très variés. Et il ne s’agit pas que de droit ! Chaque client a son histoire et ses attentes, chaque juge est différent, les témoins sont souvent imprévisibles… je ne m’ennuie pas. Il y a des périodes très chargées et des périodes plus creuses. L’indépendance me donne une certaine flexibilité dans l’emploi de mon temps, que je mets au profit de ma famille, de la paroisse et d’autres activités.
Je me suis marié en 2008 avec Patricia au Temple d’Aubonne. A l’époque, nous habitions à Genève. En 2010, nous avons déménagé en Terre Sainte, où nous habitons depuis lors avec nos trois enfants. Nous avons rapidement fait la connaissance du pasteur Ken McKinney, qui a baptisé notre fils, puis notre deuxième fille. Nous avons participé au premier séjour de marche avec enfants, organisé par le pasteur Marc Gallopin et son épouse Florence en Champagne, en 2018. C’est à la suite de cette expérience que j’ai souhaité rejoindre le conseil de paroisse, dont je fais partie depuis 2019.
2. Une chose que tu aimes particulièrement dans cette paroisse ?
J’aime ses paroissiens, la diversité de ses membres et leur bienveillance. J’aime cette paroisse parce qu’elle est réveillée et qu’elle veut prendre son destin en main, avec l’aide du Seigneur bien entendu, mais en y apportant sa propre contribution.
3. Tu quittes le conseil paroissial pour prendre la présidence du METS, peux-tu nous en dire plus ?
Lorsqu’Alain Guex a annoncé qu’il quittait la présidence de METS en automne l’année passée, je me suis demandé, comme tous les autres membres du comité sans doute, qui allait reprendre ce poste, essentiel pour la vie musicale en Terre Sainte. Une personne qui avait manifesté de l’intérêt dans un premier temps a dû renoncer. C’est là que je me suis dit : et si c’était moi ? J’ai toutefois rapidement réalisé que le temps que prendrait cette activité – recherche de musiciens, négociation des contrats, recherche de fonds, demandes d’offres, correspondance etc. – ne me permettrait pas de rester au conseil de paroisse. C’était l’un ou l’autre. J’en ai parlé aux autres membres du conseil de paroisse, qui m’ont encouragé à reprendre la direction de METS, ce dont je les remercie. Aujourd’hui, nous avons trouvé les formations pour les concerts de janvier 2027, les demandes de soutien financier sont envoyées, mais il reste encore la programmation et la publicité, et vers la fin de l’année, il faudra déjà penser à 2028… et nous avons d’autres projets que les concerts de janvier. Je quitte le conseil, mais pas la paroisse, pour laquelle je continue à m’investir, mais différemment.
4. Un verset / passage de la Bible qui compte particulièrement ?
J’apprécie beaucoup de textes de la Bible, mais il m’est difficile d’indiquer un passage en particulier et d’expliquer pourquoi. Mes préférences changent aussi en fonction des sujets qui m’occupent. J’ai toujours aimé l’adage « aide-toi et le Ciel t’aidera », qui nous invite à persévérer dans ce que nous entreprenons. Si nous pensons à Bartimée (Marc 10, 46-52), à celui qui va trouver un ami au milieu de la nuit pour lui demander du pain (Luc 11, 5-13), à la foi de la Cananéenne (Matthieu 15, 21-28) ou encore au juge qui se fait prier (Luc 18, 1-6), ce sont des exemples inspirants. Si nous souhaitons que Dieu nous vienne en aide, nous devons parcourir notre moitié du chemin.
5. Et quand tu as du temps libre ?
J’ai commencé à jouer du piano à 5 ans, je peux donc dire que j’ai grandi avec cet instrument. J’aime jouer seul, mais j’apprécie aussi beaucoup la musique de chambre. C’est ainsi que je continue à préparer des morceaux avec notre ancienne fille d’accueil, qui joue de la flûte traversière. Pendant mon enfance et adolescence, j’ai beaucoup peint et dessiné. J’étais et suis toujours fasciné par ce qu’on appelle « la partie invisible du visible ». Je consacre encore du temps au jardinage et à la photographie. On ne peut pas photographier l’émotion que le sujet nous inspire, mais la photographie en elle-même peut être un moyen d’expression. J’apprécie aussi les temps de lecture que me permettent les trajets en train entre mon domicile et mon bureau. Je suis d’ailleurs étonné du nombre de livres que l’on peut lire ainsi en une année (à condition de laisser le téléphone dans sa poche).