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Si les paroisses renoncent au contrôle des « pass-COVID » à l’entrée des églises ou des salles paroissiales, alors le nombre total de participants doit être limité à cinquante, le port du masque reste obligatoire y compris pour chanter, les distances de sécurité doivent être respectées et seuls deux tiers des places disponibles peuvent être occupées. Cette manière de procéder permet évidemment d’accepter chaque personne, qu’elle détienne ou non le certificat. Qui songerait un seul instant que ce n’est pas justement le rôle de l’Eglise d’accueillir chacune et chacun, sans discrimination ? Cependant, un tel choix peut avoir pour conséquence, par exemple, la multiplication des cultes le dimanche en certains lieux et le risque résiduel de devoir laisser des gens à la porte, à cause d’un surnombre.

Si au contraire les « pass-COVID » sont contrôlés à l’entrée de l’église ou de la salle, c’est-à-dire si l’accès est réservé aux seuls détenteurs de ce sésame, alors la limite du nombre de participants disparaît, comme la plupart des autres mesures sanitaires. Seule subsiste la désinfection des mains. L’usage du certificat sanitaire pourrait dès lors apparaître comme une bonne solution, s’il ne présentait pas l’inconvénient d’exclure des activités paroissiales celles et ceux qui ne disposent pas du fameux code QR, par choix personnel ou pour d’autres raisons moins « négociables ». Les paroisses entreraient bien malgré elles dans le schéma d’une société à deux vitesses … A partir du moment où prendra effet la fin de la gratuité des tests, certains pourraient même considérer que les activités paroissiales deviennent payantes pour celles et ceux qui ne sont ni guéris, ni vaccinés. Et que dire, devant la porte de l’église, au paroissien qui aurait oublié son certificat sanitaire chez lui ?

A noter que les séances de travail, les assemblées et les réunions des conseils sont désormais soumises aux mêmes règles et ne peuvent accueillir que 30 participants au maximum s’il est renoncé au contrôle des certificats sanitaires, avec en plus l’interdiction de toute consommation de nourriture et de boissons.

Il est à relever que, jusqu’au 13 septembre 2021, l’ensemble de la population faisait front commun contre ce virus. Les règles, qu’on les comprenne ou non, qu’on les soutienne ou non, étaient les mêmes pour tout le monde.

Avec l’introduction du certificat, des inégalités sont apparues, des tensions aussi … Dans les communautés, au sein des conseils et jusque dans le cœur des familles, le risque de clivage est réel, entre ceux qui considèrent les non-vaccinés comme des égoïstes ou des irresponsables et ceux qui ont l’impression qu’on les force à accepter un vaccin dont ils remettent en question l’innocuité ou l’efficacité à large échelle, un vaccin que même des experts considèrent comme « la moins mauvaise » des solutions.

Dans cette période où chacun peut apparaître aux yeux de son voisin comme celui qui se trompe, rappelons-nous les paroles de Jésus : « Gardez-vous de porter un jugement si vous ne voulez pas être jugés » (Luc 6 :37).

En réaction à ces nouvelles mesures, les paroisses de votre région élaborent des stratégies et prennent les mesures qu’elles estiment les plus adaptées à leur contexte local et à leurs habitudes communautaires. Leurs décisions ne sont toutefois que des principes généraux, ménageant une place pour de possibles exceptions. De plus, les conseils paroissiaux se réservent la possibilité de faire évoluer leurs pratiques, en fonction des futures décisions prises à Berne.

Certaines paroisses choisissent de contrôler désormais les certificats sanitaires. C’est la solution choisie par la paroisse de Granges et environs et celle d’Oron-Palézieux. D’autres, comme la paroisse du Jorat, choisit pour l’instant de renoncer à l’utilisation du certificat. Dans les paroisses de Pacore et de Vully-Avenches, les conseils ont opté pour un arrangement hybride : certains cultes et certaines manifestations accueilleront tout le monde sans contrôle des certificats, alors que d’autres ne seront accessibles qu’avec ce sésame.

Dans tous les cas, les paroisses elles-mêmes renseigneront volontiers toute personne intéressée via leur site internet, par affichage ou par téléphone.

C’est le cas notamment des paroisses de Moudon-Syens et de Curtilles-Lucens qui n’avaient pas encore communiqué une décision claire au moment de la rédaction de ces lignes.

Il faut compléter ce tour d’horizon des pratiques paroissiales en évoquant le problème particulier et accru posé par les cérémonies d’adieu. Lors de funérailles, la solution idéale ne peut résulter que d’une discussion au cas par cas impliquant la famille du défunt, l’entreprise de pompes funèbres et l’officiant de la cérémonie.

Le conseil régional de la Région « Broye » invite chacune et chacun à porter dans la prière les choix difficiles qui incombent aux pasteurs, aux diacres et aux membres des conseils paroissiaux. A défaut de détenir une solution unique qui résoudrait immédiatement l’ensemble de ces problèmes, que les responsables locaux de notre Eglise, inspirés par l’Esprit, sachent faire preuve de souplesse, de créativité et de bon sens.

 

 

 

Pour le Conseil régional de La Broye :

Christophe Schindelholz

Pensée du jour

Psaume 64

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